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Essais

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Le navigateur obsolète - stark virgile. Voyage de classes Nicolas Jounin. Comment l'activisme quantique p Amit Goswami Ph.D.

Amorçant la réflexion avec une question telle que «Dieu existe, alors qu’allons-nous faire de cette vérité?», Goswami en appel à un plan d’action où les principes de l’activisme quantique seraient appliqués à un ensemble d’enjeux sociaux: il plaide pour une économie spirituelle qui met l’accent sur le bien-être plutôt que sur les besoins matériels; une démocratie qui utilise le pouvoir pour servir les autres plutôt que de les exploiter; une éducation qui affranchit plutôt qu’elle n’opprime, et, pour finir, il plaide pour des pratiques de santé holistiques qui soient en mesure de rendre à l’homme, toute sa plénitude. – clr987

In girum imus nocte et consumim Guy Debord.

Le 1er janvier 1977, Guy Debord signait un contrat avec la société Simar Films pour la réalisation d'un long métrage en 35 mm, en noir et blanc, d'une durée de 90 mn. Il y était stipulé, d'entrée : «Il est entendu que l'auteur accomplira son travail en toute liberté, sans contrôle de qui que ce soit, et sans tenir compte de quelque observation que ce soit sur aucun aspect du contenu ni de la forme cinématographique qu'il lui paraîtra convenable de donner à son film.» Le titre même du film ne fut révélé qu'une fois celui-ci réalisé. C'est ainsi que procédait Guy Debord, suivant toujours «un principe naturellement peu favorable à la spéculation fiancière», et ses producteurs ne s'en plaignirent point. Les media, eux, au nom d'un public autrement malmené, regimbèrent. Ordures et décombres déballés à la sortie du film «In girum imus nocte et consumimur igni», qui paraissait en 1982, sans le moindre commentaire (et que nous reprenons en l'augmentant de deux articles), a fait état des diverses réactions, peu variées, de la presse. Face au mur d'incompréhension plus ou moins feinte et aux interprétations erronées, Guy Debord jugea utile en 1990 de publier une édition critique du texte de son film. C'est ce texte que nous donnons ici à relire. Il est suivi d'une note inédite, datée du 22 décembre 1977, qui donne à voir les images, la poésie et le sens profond qui tissent la trame d'un film dont le thème tourne autour de «la vie réelle». – clr987

Et si le temps n'existait pas Carlo Rovelli.

Dans ce court essai, Carlo Rovelli s'interroge sur la notion d'espace et de temps et discute des tentatives de réponses apportées par les théories anciennes et actuelles : relativité générale, mécanique quantique, gravité quantique, cordes et autres boucles... En livrant ses réflexions de physicien qu'il lie intimement à son parcours personnel, ses déboires et ses succès, Carlo Rovelli témoigne de ce que sont la science et la mission du chercheur. – clr987

101 Experiences de philosophie Roger Pol Droit.

Immobiliser l'éphémère, songer à tous les lieux du monde, téléphoner au hasard, regarder l'autre dormir, courir dans un cimetière, rire d'une idée sérieuse, trop manger, imaginer qu'on va mourir… De petites expériences intérieures qui déconcertent le corps comme l'esprit, provoquent le sens des mots et des conventions, secouent l'ordre du monde et dérangent celui de nos habitudes. Instants volés au cours ordinaire de la vie par une série facétieuse de protocoles de dépaysement : invention de nouveaux regards, de gestes insolites, d'idées un peu folles. Mais derrière les apparences futiles et provocatrices de ces discrets coups de folie, une expérience plus en profondeur est proposée : retrouver l'étranger dans le familier, renverser les évidences qui saturent le quotidien, et par là libérer l'étonnement qui, selon Platon et Aristote, est la source de l'interrogation philosophique.Ces cent une manières d'aller contre les inerties de la vie sont autant d'occasions de provoquer l'impulsion à questionner qui revitalise l'existence. Un manuel du savoir-vivre à contretemps de soi-même. Roger-Pol Droit, chercheur au CNRS en philosophie et chroniqueur au journal Le Monde, est l'auteur, entre autres, de La Compagnie des philosophes. --Emilio Balturi – clr987

Le dereglement du monde Amin Maalouf.

L'auteur avance la thèse suivante : le dérèglement du monde tient moins à la guerre des civilisations qu'à l'épuisement simultané des civilisations, l'humanité ayant atteint son seuil d'incompétence morale : l'Occident infidèle aux valeurs de démocratie et tenté de garder une supériorité militaire pour pallier les insuffisances de son économie ou de son autorité morale ; l'Orient n'ayant plus de légitimité patriotique, se retrouve condamné à une fuite en avant radicaliste. Extrait Nous sommes entrés dans le nouveau siècle sans boussole. Dès les tout premiers mois, des événements inquiétants se produisent, qui donnent à penser que le monde connaît un dérèglement majeur, et dans plusieurs domaines à la fois - dérèglement intellectuel, dérèglement financier, dérèglement climatique, dérèglement géopolitique, dérèglement éthique. Il est vrai que l'on assiste aussi, de temps à autre, à des bouleversements salutaires inespérés ; on se met alors à croire que les hommes, se voyant dans l'impasse, trouveront forcément, comme par miracle, les moyens d'en sortir. Mais bientôt surviennent d'autres turbulences, révélatrices de tout autres impulsions humaines, plus obscures, plus familières, et l'on recommence à se demander si notre espèce n'a pas atteint, en quelque sorte, son seuil d'incompétence morale, si elle va encore de l'avant, si elle ne vient pas d'entamer un mouvement de régression qui menace de remettre en cause ce que tant de générations successives s'étaient employées à bâtir. --Ce texte fait référence à l'édition Broché . Revue de presse La colère d'un honnête homme est terrible. Celle d'Amin Maalouf nous vise tous. Occidentaux ou Orientaux, marxistes ou libéraux, mystiques ou athées. En intendant consciencieux de nos misères, le fils du Cèdre remet à jour le livre de comptes de l'humanité et nous oblige à nous autoexaminer. Sans alarmisme, mais avec une douleur aiguë, Maalouf, «minoritaire d'Orient», espèce en voie d'anéantissement, dénonce l'hallucinant gaspillage de notre intelligence collective. L'intellectuel méditerranéen ne méconnaît pas le proverbe turc «Un ami sait dire des choses amères». Le captivant conteur qui nous avait entraînés dans le destin unique de Léon l'Africain signe aujourd'hui une oeuvre de réflexion empreinte de gravité. Cheminant vers la profondeur, Maalouf, chroniqueur d'un Orient si proche, déploie toute sa sensibilité dans un discours humaniste qui exhale un malaise pour exalter un espoir... Maalouf est chrétien, mais il veut défendre les musulmans; il est oriental, mais place toujours ses espoirs dans l'Europe; il est libanais, mais il pourfend le communautarisme; il est critique, mais ne cesse d'affirmer sa foi en l'homme. (Christian Makarian - L'Express du 4 mars 2009 ) Pour témoigner de son inquiétude, il a préféré délaisser un temps la fiction qui nourrit habituellement son oeuvre... Amin Maalouf n'est pas du genre à s'agiter sans fondement. Humaniste éclairé, il se penche au chevet de deux ensembles culturels qu'il chérit également, analysant d'un côté la perte des valeurs, de l'autre l'indigence morale qui frappe le monde arabe. Il n'y voit pas qu'un dérèglement, mais plusieurs, qui concernent le climat, l'économie, la culture. Et comme il revendique chez lui «un fond de responsabilité», il cherche des solutions possibles. Elles passent évidemment par la culture. (Françoise Dargent - Le Figaro du 12 mars 2008 ) Dans la continuité des Identités meurtrières (Grasset, 1998), il poursuit son examen du monde contemporain dans son style direct et personnel, en s'adressant au lecteur général plutôt qu'aux spécialistes. Les constats qu'il formule peuvent servir de base au débat actuel. Il rappelle ainsi, contre un préjugé répandu, que dans le monde musulman c'est la politique qui instrumentalise la religion. Il montre que c'est le sentiment d'humiliation qui motive la rancoeur dans la population de ces pays comme dans sa diaspora en Occident ; que celle-ci aspire avant tout à acquérir plus de reconnaissance, plus de dignité. Du côté de l'Occident, le problème vient non des valeurs proclamées, mais de ce que celles-ci sont rarement mises en oeuvre dans les relations avec les autres, lesdites valeurs apparaissant alors comme un masque pour la quête de pouvoir et de richesses. (Tzvetan Todorov - Le Monde du 20 mars 2009 ) --Ce texte fait référence à l'édition Broché . – clr987

Mansobu Fukuoka La Révolution d'Un Seul Brun de Paille (Livre libre) Le Regne de la Quantite et les Rene Guenon. Principes du Gouvernement Repre Bernard Manin.

Des démocrates athéniens à Montesquieu, d’Aristote à Rousseau, personne ne songeait à faire de l’élection l’instrument démocratique par excellence ; démocratie n’équivalait pas à gouvernement représentatif, c’est le tirage au sort qui paraissait le mieux apte à respecter l'égalité stricte des candidats. Que s’est-il passé au tournant du XVIIIe siècle, en Europe et aux États-Unis, pour que se renverse cette conception multiséculaire et pour qu’advienne l’idée qu’une démocratie est, par essence, un gouvernement représentatif ? Le changement tient-il à la réalité des choses ou au regard que nous portons sur elles ? Ce livre présente une théorie du gouvernement représentatif, en s’attachant aussi bien à la tradition européenne qu’aux débats américains. Bernard Manin montre que le système représentatif n’a pas pour seule fonction de permettre au peuple de se gouverner lui- même. Le gouvernement représentatif mêle en fait des traits démocratiques et aristocratiques. L’élu n’est jamais le double ni le porte-parole de l’électeur, mais il gouverne en anticipant le jour où le public rendra son jugement. L'auteur Bernard Manin est directeur de recherche au CNRS, membre du CREA et professeur à New York University. Il a précédemment enseigné à l’université de Chicago. Il a publié en collaboration avec Alain Bergounioux La social-Démocratie ou le compromis, Paris, PUF 1979 et Le régime social-démocrate, Paris, PUF 1989. – clr987

Contre les elections David Van Reybrouck. L'Homme neuronal, trente ans ap Michel Morange.

En 1983 paraissait L'Homme neuronal de Jean-Pierre Changeux. L'ouvrage eut un impact considérable, bien au-delà du monde scientifique. Il proposait un nouveau programme de recherche en neurobiologie, mais aussi une vision matérialiste des rapports entre le cerveau et la pensée. De ce fait, il suscita des réactions parfois violentes chez les philosophes et les psychanalystes. Plus de trente ans après, nous ouvrons de nouveau le débat entre Changeux, ses collègues scientifiques, les spécialistes des sciences humaines et les philosophes. Si l'échange a lieu dans un esprit d'écoute et dans une ambiance apaisée, cela ne signifie pas que les différences de point de vue aient disparu. Ce livre montre les progrès accomplis dans la connaissance du cerveau pendant ces dernières décennies et la manière dont le débat a évolué tout en conservant sa force et son actualité. L'ensemble constitue aussi une excellente introduction à l'oeuvre de Jean-Pierre Changeux. – clr987

L'Esprit de solitude Jacqueline Kelen.

Pour la plupart des contemporains, la solitude est ressentie de façon négative : on la confond avec l'isolement, le manque, l'abandon. Et la société veille à empêcher que l'être humain ne se retrouve seul, face à lui-même. Or la solitude choisie est loin d'être un enfermement, une pauvreté : c'est un état d'heureuse plénitude. Non seulement parce qu'elle offre la clef de la vie intérieure et créative, mais parce qu'elle est disponibilité et chemin d'apprentissage de l'amour. Il n'est pas de liberté de l'individu sans ce recueillement de la pensée, sans cet ermitage du coeur. Pourquoi tant de philosophes, d'artistes, de saints et de mystiques furent-ils de grands solitaires ? Quelle force, quelle inspiration puisèrent-ils dans une vie d'austère apparence ? Et pourquoi notre monde lutte-t-il avec tant d'ardeur contre un état propice à la connaissance de soi ? Jacqueline Kelen invite ici chacun à découvrir son immense liberté. – clr987

Une societe sans ecole Ivan Illich.

L'école obligatoire, la scolarité prolongée, la course aux diplômes, autant de faux progrès qui consistent à produire des élèves dociles, prêts à consommer des programmes tout à fait préparés par les « autorités » et à obéir aux institutions. A cela il faut substituer des échanges entre « égaux » et une véritable éducation qui prépare à la vie dans la vie, qui donne le goût d'inventer et d'expérimenter. L'auteur de Libérer l'avenir poursuit ici sa recherche, pour les nations riches ou pauvres, d'un autre mode de vie : or l'école doit pouvoir devenir le principal lieu d'une rupture avec le conformisme. – clr987

Energie et equite Ivan Illich.

"Essai de critique politique de la société de consommation par Ivan Illich (1926-2002) analysant le rapport de l'équité et de la consommation énergétique. Originellement parue dans le journal "Le Monde", cette étude fut ensuite publiée sous la forme d'un livre. A nouveau développée et complétée, la trame donna naissance à une version anglaise et une nouvelle version allemande. C'est la version définitive en allemand qui sert de support à la présente traduction." (source Amazon) "Trés bonne porte d'entrée du travail et de la pensée d'Ivan Illich et de ses compères. Energie et équité, petit essai d'une quarantaine de page vaut par l'actualité de ses propos. Un peu comme le bon vin, il se bonifie en prenant de l'âge. Ecrit en 1975, il décrit et argumente les choix énergétiques tout en prenant une position radicale sur l'impasse de nos sociétés vis à vis de celles-ci au XX siècle. Sans nul doute, c'est un livre parfumé à l'herbe verte et à la sueur ou la poésie se conjugue métaboliquement. Bref, un livre trés énergétique d'où est absente toute complaisance... à lire en vélo" (source Amazon) – clr987

La convivialite Ivan Illich.

Ivan Illich continue ici sa critique de la société industrielle. En même temps il l’amplifie et la radicalise. Il ne vise plus une institution particulière (l’école, la santé, les transports), mais l’organisation globale. Il dénonce la servitude née du mode industriel de production, le gigantisme des outils, le culte de la croissance indéfinie. Il s’agit de savoir si l’homme des pays riches (image d’un bonheur fictif sur lequel s’aligne l’espérance des pays pauvres) entend accepter sans murmure l’existence confortable, contrôlée, artificielle, sans responsabilité et sans surprise que lui offre l’institution. Ou bien, va-t-il sortir de son sommeil, réclamer son droit, reprendre la parole et en même temps le pouvoir de décider. Imposer des limites à cette glu de produits et de biens qui le submerge, rouvrir un espace social de rencontres et d’échanges, se souvenir qu’il a un passé, des voisins, des égaux. Car la convivialité ne se sépare pas de l’équité. Ivan Illich considère ce livre comme un document de travail, un outil avec lequel poursuivre l’analyse, affiner la réflexion. Il veut qu’on tienne ce texte pour inachevé, modifiable par l’expérience à venir. Car la prise de conscience sociale, le réveil politique, l’inversion des institutions ne seront pas l’oeuvre d’un homme seul, ni d’une poignée d’agitateurs. Il faut des hommes lucides qui en prennent le risque, il faut des dormeurs qui s’éveillent et qui parlent. – clr987

Influence & manipulation Robert Cialdini.

Pourquoi et comment sommes-nous amenés à faire des choses contre notre gré? Robert Cialdini, docteur en psychologie sociale, livre le résultat de plus de quinze ans de recherches sur les mécanismes et les techniques de persuasion. Dans ce livre, il explique pourquoi certaines personnes sont douées d'un remarquable don pour la persuasion et comment il est possible de les battre sur leur propre terrain. Ce document nous dévoile les six secrets psychologiques qui se cachent derrière notre dangereuse tendance à nous laisser influencer, ainsi que les moyens employés par les spécialistes de la persuasion pour les exploiter à notre insu. Il nous apprend à nous en défendre – en tournant ces secrets à notre avantage. Grâce à ce livre indispensable, vous ne direz plus jamais « Oui » alors que vous pensez « Non ». – clr987

Le mystere des nombres Marcus Du Sautoy.

Nul ne peut plus ignorer combien les mathématiques sont fondamentales et omniprésentes dans notre quotidien. Mais mesure-t-on réellement à quel point ? Sait-on par exemple que Wayne Rooney, l’attaquant de Manchester United, résout une équation quadratique chaque fois qu’il récupère un centre pour marquer un but ? Que nous utilisons les nombres premiers lorsque nous passons une commande sur Internet ? Ou encore que l’on peut gagner un million de dollars rien qu’en résolvant une énigme du Mystère des nombres ? Marcus du Sautoy est footballeur, musicien amateur, vulgarisateur de génie et professeur de mathématiques à l'université d’Oxford. Il révèle la beauté qui se cache derrière les mathématiques, ce langage qui nous permet de déchiffrer l’univers et de développer les technologies actuelles. Le profane ne sera pas le dernier à succomber à cette science rendue lumineuse. – clr987

L'homme nu. La dictature invisi Marc Dugain.

On les appelle les Big Datas. Google, Apple, Facebook ou Amazon, ces géants du numérique, qui aspirent à travers Internet, smartphones et objets connectés, des milliards de données sur nos vies. Derrière cet espionnage, dont on mesure chaque jour l'ampleur, on découvre qu'il existe un pacte secret scellé par les Big Datas avec l'appareil de renseignement le plus puissant de la planète. Cet accouplement entre les agences américaines et les conglomérats du numérique, est en train d'enfanter une entité d'un genre nouveau. Une puissance mutante, ensemencée par la mondialisation, qui ambitionne ni plus ni moins de reformater l'Humanité. La prise de contrôle de nos existences s'opère au profit d'une nouvelle oligarchie mondiale. Pour les Big data, la démocratie est obsolète, tout comme ses valeurs universelles. C'est une nouvelle dictature qui nous menace. Une Big Mother bien plus terrifiante encore que Big Brother. Si nous laissons faire nous serons demain des " hommes nus ", sans mémoire, programmés, sous surveillance. Il est temps d'agir. – clr987

Les signaux d'apaisement, les b Turid Rugaas. La Deconnomie Jacques Genereux.

Le nouveau management n'est pas seulement inefficace, il tue des gens. La théorie économique dominante n'est pas simplement discutable, elle est absurde. Et les politiques économiques ne sont pas juste impuissantes à nous sortir des crises... elles nous y enfoncent ! Tout cela est à proprement parler " déconnant ", c'est-à-dire à la fois insensé, imbécile, catastrophique et incroyable. Toutes ces folies sont clairement associées à l'extension du pouvoir de l'argent dans le capitalisme financiarisé. Mais le pouvoir des riches n'explique pas tout. Car les journalistes, experts, universitaires et élus qui soutiennent cette déconnomie ne sont pas tous " au service du capital ". Dès lors, rien n'est plus troublant que l'aisance avec laquelle une large fraction de nos " élites " adhère aveuglément au même fatras d'âneries économiques, et s'enferme dans le déni du désastre engendré par sa propre ignorance. Diagnostiquer cet effondrement massif de l'entendement pour lui trouver quelque antidote : tel est le but essentiel de ce livre. Un manuel d'éducation citoyenne, lisible par tous, à la fois plein d'humour et de gravité. Jacques Généreux est professeur à Sciences Po, où il enseigne l'économie depuis trente-cinq ans. Auteur de manuels best-sellers et de nombreux essais, il est membre de l'Association française d'économie politique et des Économistes atterrés. – clr987

Vies perdues La modernite et se Zygmunt Bauman.

"Le rebut est le secret sombre et honteux de toute production" (Zygmunt Bauman) Toute forme de société implique des rebuts. Notre planète est pleine et déborde de déchets ; mais aujourd'hui, ce terme désigne aussi ce que l'auteur appelle des "déchets humains", une population en surnombre d'êtres qui sont rejetés, exclus, qui ne peuvent rien faire de leur existence. "Pour l'acuité de son regard critique sur le monde moderne, Zygmunt Bauman est devenu une star incontestée de la pensée contemporaine." (Alexandra Laignel-Lavastine, Le Monde) – clr987

Le cout humain de la mondialisa Zygmunt Bauman.

L'auteur montre que la mondialisation conduit à l'édification d'une élite minoritaire dans un monde où le marché prend le pas sur le politique, affaiblissant l'Etat-nation et faisant subir à une grande partie de la population l'exclusion, la violence et le repli sur soi. L'ensemble dénonce une profonde crise des valeurs humanistes, résultat de la tension entre loi globale et ordres locaux. – clr987

L'age des low tech (2014) Philippe Bihouix.

Face aux signaux alarmants de la crise globale – croissance en berne, tensions sur l’énergie et les matières premières, effondrement de la biodiversité, dégradation et destruction des sols, changement climatique et pollution généralisée – on cherche à nous rassurer. Les technologies « vertes » seraient sur le point de sauver la planète et la croissance grâce à une quatrième révolution industrielle, celle des énergies renouvelables, des réseaux intelligents, de l’économie circulaire, des nano-bio-technologies et des imprimantes 3D. Plus consommatrices de ressources rares, plus difficiles à recycler, trop complexes, ces nouvelles technologies tant vantées nous conduisent pourtant dans l’impasse. Ce livre démonte un à un les mirages des innovations high tech, et propose de prendre le contre-pied de la course en avant technologique en se tournant vers les low tech, les « basses technologies ». Il ne s’agit pas de revenir à la bougie, mais de conserver un niveau de confort et de civilisation agréables tout en évitant les chocs des pénuries à venir. S’il met à bas nos dernières illusions, c’est pour mieux explorer les voies possibles vers un système économique et industriel soutenable dans une planète finie. Philippe Bihouix est ingénieur. Spécialiste de la finitude des ressources minières et de son étroite interaction avec la question énergétique, il est coauteur de l’ouvrage Quel futur pour les métaux ?, 2010. – clr987

L'immateriel (2003) Andre Gorz. L'anarchie Elisee Reclus.

Qu'est-ce que l'anarchie ? Encore de nos jours, le mot « anarchie » signifierait les pires chaos, désordres et turpitudes de la collectivité humaine. Les tenants de l'ordre en place l'utilisent à la manière d'un épouvantail. Mais qui se souvient que les premiers anarchistes, comme Elisée Reclus ou Pierre Kropotkine, étaient des hommes d'une grande rigueur morale et pleins d'optimisme ? Elisée Reclus prononce en 1894 cette conférence sur l'anarchie devant les francs-maçons de Bruxelles. Un texte bref et intense, troublant d'actualité, préfacé par Hélène Sarrazin. Dans une postface créative et visionnaire intitulée « Et maintenant ? », Isabelle Pivert retrace les contributions de l'anarchisme tout au long du XXe siècle avant de mettre en évidence les régressions actuelles en matière de liberté, d'égalité et d'entraide. Elle trace pour aujourd'hui des pistes de résistance pratiques à la portée de tout un chacun. --Ce texte fait référence à lédition Poche . Présentation de l'éditeur L'anarchisme, une chimère ? En 1894, Paris vient de connaître une vague d'attentats, la répression est forte. Élisée Reclus est invité à faire une conférence devant une loge maçonnique de Bruxelles. Le géographe épris de paysages et de liberté, le communard qui fut banni dix années, calme les esprits échauffés en inscrivant l'anarchisme dans une tradition de contestation aussi longue que l'histoire des pouvoirs. Les temps changent : " si Dieu s'évanouit ", les hiérarchies tombent, et la liberté de penser fait de tous les hommes " des anarchistes sans le savoir ". Biographie de l'auteur Elisée Reclus (1830-1905) est un des plus grands géographes français. Auteur d'une Géographie universelle en dix-neuf tomes, il passe sa vie en exil après une condamnation pour sa participation à la Commune de Paris. --Ce texte fait référence à lédition Poche . – clr987

Homo comicus ou l'integrisme Francois L'Yvonnet. Bonjour Paresse Corinne Maier.

Essai bonnet de nuit ou manuel de management ? Non. Bonjour paresse est là pour dire enfin la vérité. Et la voici : la grande entreprise, personne n'y croit plus. La foi nous a quittés, nous autres naguère chevaliers combattants de l'Ordre de la Firme. A présent les cadres moyens, petits boulons dans une machine jargonnant un sabir grotesque, n'attendent qu'une chose : la solde à la fin du mois. Mais alors, que faire ? Rien surtout ! affirme ce livre. Soyons individualistes et inefficaces en attendant que ça s'effondre et qu'une nouvelle société advienne où chacun cultivera son jardin tout en conservant un à-côté accessoire dans une grande structure, en vue d'obtenir une petite feuille de paie indispensable à la survie. – clr987

La recette du bonheur Jean Michel Riou.

Il était une fois le Roi Gros le Premier. Dans son royaume tout le monde était gros. La vie s’écoulait sans heurt au rythme des repas copieux aux mets nombreux. Gros le Premier et ses sujets vivaient en parfaite harmonie, le bonheur était le lot de tous. Un jour, le Maire du Palais rapporte au Roi qu’il existe dans son fief un individu qui ne souhaite pas vivre pour manger et refuse d’être gros. De mémoire de roi, on n’avait jamais connu ça ! Décidé à lui faire entendre raison, le monarque se rend chez le frondeur qui, intraitable, provoque le Roi dans une joute. Le vainqueur régnera sur le royaume. La recette du bonheur est une ode à la tolérance, un plaidoyer espiègle et bienveillant dans lequel Jean-Michel Riou nous rappelle les fondamentaux de l’humanité. – clr987

La civilisation du spectacle Mario Vargas Llosa.

La culture contemporaine a connu une métamorphose et plus rien, semble-t-il, ne résiste à cette dénaturation, voire à cet effacement de sa valeur. La banalisation des arts et des lettres, le triomphe de la presse people et la frivolité des politiques sont, pour Mario Vargas Llosa, les symptômes d’un mal supérieur : la sacralisation du divertissement comme but ultime de l’existence dans nos sociétés. Alors que, naguère, la culture était un outil de formation et portait une exigence de lucidité, aujourd’hui la primauté du spectacle est devenue la règle qui conduit à la distraction, au sens propre, de toute conscience morale, intellectuelle et politique. Nous vivons l’époque des fausses icônes, des denrées périssables de l’esprit, de la forfaiture morale, en un mot, de l’aveuglement. Mario Vargas Llosa, nobélisé pour avoir proposé une « cartographie des structures du pouvoir », tire la sonnette d’alarme et fait ici le procès de notre époque – futile, volage, suicidaire. Il revendique, une fois de plus, le droit à une culture autre qui, plutôt que de nous imposer de nouvelles servitudes, nous rende plus libres. Mario Vargas Llosa, né au Pérou en 1936, est l’auteur de Conversation à La Catedral (1973, nouvelle traduction en 2015), La fête au Bouc (2002), Le Paradis – un peu plus loin (2003) et Tours et détours de la vilaine fille (2006), parmi la vingtaine d’ouvrages qui ont fait sa réputation internationale. Il est aussi l’essayiste lucide et polémique de L’utopie archaïque (1999) et du Langage de la passion (2005). Son œuvre a été couronnée par de nombreux prix littéraires, dont le plus prestigieux, le prix Nobel de littérature, en 2010. – clr987

Le dernier qui s'en va eteint l Paul Jorion.

Le genre humain se découvre, à sa très grande surprise, au bord de l'extinction. A cette menace, il ne réagit que mollement, en tentant de manière dérisoire de dégager un bénéfice commercial de toute tentative de réponse. Sommes-nous outillés pour empêcher notre propre extinction ? Notre constitution psychique et notre histoire jusqu'ici suggèrent malheureusement que notre espèce n'est pas à la hauteur de la tâche : la découverte que chacun d'entre nous est mortel l'a plongée dans une stupeur profonde dont plusieurs milliers d'années de rumination ne sont pas parvenues à la faire émerger. Le dernier qui s'en va éteint la lumière propose une description réaliste et véridique de notre espèce, de ses grandes forces et de ses immenses faiblesses. Nous comprendre nous-mêmes est la condition pour renverser la tendance qui nous conduit, si nous ne réagissons pas immédiatement avec la plus extrême vigueur, droit vers l'extinction. – clr987

Regarde les lumieres mon amour Annie Ernaux.

Pour Annie Ernaux, l’hypermarché est un grand rendez-vous humain, un véritable spectacle. Sa fréquentation est très loin de se résumer à la seule corvée des courses. Dans le journal de ses visites au magasin Auchan des Trois-Fontaines, la romancière livre les sentiments mêlés, attirance mais aussi interrogations, que suscite en elle ce haut lieu de l’abondance. Grâce à ce relevé libre de ses sensations et de ses observations, l’hypermarché, espace familier où tout le monde ou presque se côtoie, arrive enfin à la dignité de sujet littéraire. – clr987

Le Dico des dictionnaires Jean Pruvost.

C’est en dirigeant un laboratoire du CNRS consacré aux mots et aux dictionnaires que Jean Pruvost a contracté une dicopathie incurable. Chaque foyer possède au moins un exemplaire de ce condensé d’érudition, inlassablement mis à jour par l’usage et codifié par l’Académie. Ivre des mots, ce dicolâtre vit, lui, entouré de 10 000 dictionnaires.Créateur d’une Journée annuelle des dictionnaires qui réunit depuis vingt ans des linguistes du monde entier, il se livre à un passionnant effeuillage de l’objet de toutes ses convoitises dont il goûte jusqu’à l’odeur... On découvre l’histoire passionnante de ce best-seller méconnu et mille anecdotes. Comment, au XIXe siècle, la « fesse » a-t-elle été jugée si indigne qu’elle a disparu de certaines éditions ? Pourquoi trouvait-on la définition d’« un » automobile ou d’« une » cyclone avant que Littré ne change d’avis pour ce dernier mot ? Le « sexe féminin », « sexe imbécile » selon Furetière, n’y était guère mieux traité que l’« étudiante », cette « jeune fille de condition modeste et de mœurs légères ». Et que dire de ce collégien qui a rageusement biffé la mention des 30 000 mots annoncée sur la page de garde de son dictionnaire pour les remplacer par 28 943, selon son décompte ?De Furetière et Vaugelas au Robert en passant par le Littré, la saga des Larousse ou le Dictionnaire de l’Académie, Jean Pruvost nous fait partager son addiction pour les mots de la langue française, leur histoire et leurs secrets. – clr987

Pour en finir avec Dieu Richard Dawkins. Le monde jusqu'a hier Jared Diamond. L'Etabli Robert Linhart.

L’Établi, ce titre désigne d’abord les quelques centaines de militants intellectuels qui, à partir de 1967, s’embauchaient, « s’établissaient » dans les usines ou les docks. Celui qui parle ici a passé une année, comme O. S. 2, dans l’usine Citroën de la porte de Choisy. Il raconte la chaîne, les méthodes de surveillance et de répression, il raconte aussi la résistance et la grève. Il raconte ce que c’est, pour un Français ou un immigré, d’être ouvrier dans une grande entreprise parisienne. Mais L’Établi, c’est aussi la table de travail bricolée où un vieil ouvrier retouche les portières irrégulières ou bosselées avant qu’elles passent au montage. Ce double sens reflète le thème du livre, le rapport que les hommes entretiennent entre eux par l’intermédiaire des objets : ce que Marx appelait les rapports de production. – clr987

Le jour ou mon pere s'est tu Virginie Linhart.

Je suis la fille de Robert Linhart, fondateur du mouvement maoïste en France. Mon père est une figure marquante des années 1968. Mais depuis 1981, après une tentative de suicide, il a choisi de se taire définitivement. Pour comprendre ce qu'il avait vécu, j'ai interrogé les enfants de ses anciens compagnons et, à travers leurs souvenirs, c'est ma propre enfance qui a resurgi. L'auteur Virginie Linhart, née en 1966, est réalisatrice de documentaires. Elle a publié Volontaires pour l'usine. Vies d'établis 1967-1977 (Seuil, 1994). – clr987

La Fabrique du Cretin Jean Paul Brighelli.

Nos enfants ne savent plus lire, ni compter, ni penser. Le constat est terrible, et ses causes moins obscures qu'on ne veut bien le dire. Un enchaînement de bonnes intentions mal maîtrisées et de calculs intéressés a délité en une trentaine d'années ce qui fut l'un des meilleurs systèmes éducatifs au monde. Faut-il incriminer les politiques, les profs, les parents, les syndicats, les programmes ? En tout cas, la Nouvelle Pédagogie a fait ses " preuves " l'école a cessé d'être le moteur d'un ascenseur social défaillant. Ceux qui sont nés dans la rue, désormais, y restent. Dès lors, que faire ? Biographie de l'auteur Jean-Paul Brighelli analyse avec une lucidité féroce, sans nostalgie exagérée, cette école de la réussite devenue si souvent école de l'échec programmé et donne des solutions pour une école de demain. Normalien, agrégé de lettres, il a, du collège à l'université, parcouru l'essentiel du paysage éducatif. Longtemps impliqué dans l'édition scolaire et parascolaire, il en démonte au passage les mécanismes et les intérêts convergents. – clr987

Petit Traite Sur L'Immensite Du Sylvain Tesson.

Sylvain Tesson parcourt le monde. Dans les steppes d'Asie centrale, au Tibet, dans les forêts françaises ou à Paris, il marche, chevauche, escalade, bivouaque dans un arbre ou sous un pont, construit des cabanes. Cet amoureux des reliefs poursuit le merveilleux et l'enchantement. Dans nos sociétés de communication, il en appelle à un nouveau nomadisme, à un vagabondage joyeux. Ce Petit traité sur l'immensité du monde est un précis de désobéissance naturaliste, une philosophie de poche buissonnière, un récit romantique contre l'ordre établi. – clr987

Manifeste de l'Anarchie Anselme Bellegarrigue.

"Vous avez cru jusqu’à ce jour qu’il y avait des tyrans ? Eh bien ! vous vous êtes trompés, il n’y a que des esclaves : LÀ OÙ NUL N’OBÉIT, PERSONNE NE COMMANDE. Qui dit gouvernement, dit négation du peuple ; Qui dit négation du peuple, dit affirmation de l'autorité politique ; Qui dit affirmation de l'autorité politique, dit dépendance individuelle ; Oui dit dépendance individuelle, dit suprématie de caste ; Qui dit suprématie de caste, dit inégalité ; Qui dit inégalité, dit antagonisme ; Qui dit antagonisme, dit guerre civile ; Donc qui dit gouvernement, dit guerre civile. […] Oui, l'anarchie c'est l'ordre ; car, le gouvernement c'est la guerre civile. […] vous demandez la liberté au gouvernement, la niaiserie de votre demande lui apprend aussitôt que vous n'avez aucune notion de votre droit ; votre pétition est le fait d'un subalterne, vous avouez votre infériorité ; vous constatez sa suprématie et LE GOUVERNEMENT PROFITE DE VOTRE IGNORANCE ET IL SE CONDUIT À VOTRE ÉGARD COMME ON DOIT SE CONDUIRE À L'ÉGARD DES AVEUGLES, CAR VOUS ÊTES DES AVEUGLES. […] […]LES PARTIS SONT LA VERMINE DES NATIONS, et il importe de ne pas oublier que c'est aux prétentions diverses de ces religionnaires politiques que nous devons de marcher par saccades de révolutions en insurrections, et d'insurrections en état de siège, pour aboutir périodiquement à l'inhumation des morts, et au paiement des factures révolutionnaires qui sont les primes accordées par l'imbécillité de tous à l'audace de quelques-uns. […] […] comme nous le sommes et comme l’expérience et la succession des temps nous ont forcé de l’être, que la politique, théologie nouvelle, est une basse intrigue, un art de roués, une stratégie de caverne, une école de vol et d’assassinat ; persuadé que TOUT HOMME QUI FAIT MÉTIER DE POLITIQUE, à titre offensif ou défensif, c’est-à-dire comme gouvernant ou opposant, en qualité de directeur ou de critique, N’A POUR OBJET QUE DE S’EMPARER DU BIEN D’AUTRUI PAR L’IMPÔT OU LA CONFISCATION ET SE TROUVE PRÊT À DESCENDRE DANS LA RUE, D’UNE PART AVEC SES SOLDATS, DE L’AUTRE AVEC SES FANATIQUES, POUR ASSASSINER QUICONQUE VOUDRA LUI DISPUTER LE BUTIN ; parvenu à savoir, par conséquent, que tout homme politique est, à son insu, sans doute, mais effectivement, un voleur et un assassin ; sûr comme du jour qui nous éclaire que toute question politique est une question abstraite, tout aussi insoluble et, partant, non moins oiseuse et non moins stupide qu’une question de théologie, nous nous séparons de la politique avec le même empressement que nous mettrions à nous affranchir de la solidarité d’un méfait. […] – clr987

L'homme eternel G. K. Chesterton. La Violence De L'Humanisme Patrice Rouget. Bon pour la casse ! Les deraiso Serge Latouche.

L obsolescence programmée, c est un processus stupéfiant qui, pour développer notre addiction à la consommation et donc nous rendre captif du système économique, fut conçu puis mis en application au milieu du xixe siècle aux États-Unis. Des trois formes d obsolescence programmée, le recours aux techniques pour rendre un produit suranné, à la publicité pour nous convaincre d acquérir de nouveaux biens dont nous n avons nul besoin, le plus symptomatique et le plus pervers est le fait d introduire dans les produits une pièce défectueuse pour en limiter la durée de vie. Ampoules (pourtant conçues par un ingénieur au xixe siècle pour avoir une vie illimitée) automobiles, appareils ménagers, ordinateurs... la plupart des biens que nous consommons sont sciemment affectés d une durée limitée afin que nous soyons contraints de les renouveler ! C est ce processus infernal que raconte Serge Latouche dans une société aujourd hui en pleine "crise de croissance" et de gaspillage, dépassée par les déchets et les dégâts environnementaux qu elle engendre. Serge Latouche est professeur émérite d économie. Biographie de l'auteur Serge Latouche est Professeur émérite d'économie. Considéré comme le théoricien de la décroissance, il est l'auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels : La mégamachine ; Le pari de la décroissance ; Petit traité de la décroissance sereine... – clr987

Sommes nous trop betes po Frans De waal.

Somme nous trop bêtes pour comprendre l'intelligence des animaux ? est un livre qui surprend. Frans de Waal, psychologue et primatologue mondialement reconnu, nous amène à réexaminer tout ce que nous croyions savoir sur l'intelligence animale - et humaine. Fascinant ! – clr987

La Citadelle interieure Pierre Hadot. Ecriture. Memoires d'un metier Stephen King.

Quand Stephen King se décide à écrire sur son métier et sur sa vie, un brutal accident de la route met en péril l'un et l'autre. Durant sa convalescence, le romancier découvre les liens toujours plus forts entre l'écriture et la vie. Résultat : ce livre hors norme et génial, tout à la fois essai sur la création littéraire et récit autobiographique. Mais plus encore révélation de cette alchimie qu'est l'inspiration. Une fois encore Stephen King montre qu'il est bien plus qu'un maître du thriller : un immense écrivain. – clr987

Le miroir aux alouettes Michel Onfray.

Ceci est, d'une certaine manière, une autobiographie politique dans laquelle il est question d'athéisme social et de refus des mythes proposés par ceux qui nous gouvernent ; de ce qui nourrit le Front national et du rôle de la gauche libérale dans la formation de ce chiffon rouge ; du besoin des Le Pen qui structure la gauche gouvernementale et de sa prétendue lutte contre eux ; de la fabrication du consentement par les médias et du journalisme comme propagande de ces mythologies ; du souverainisme devenu un gros mot et, conséquemment, de la servitude transformée en vertu ; de la religion libérale qui triomphe depuis 1983 et génère la misère, donc le populisme ; des guerres faites aux côtés des Bush depuis 1991 et qui contribuent au terrorisme dans le pays ; de la haine de ceux qui, comme moi, restent fidèles à la gauche sociale et pacifiste ; du mépris dans lequel est tenu l'athée que je suis et des insultes qui accueillent quiconque pense l'islam en voltairien ; de la nécessité d'en finir avec les imposteurs qui se disent de gauche, mais qui ne mènent pas une vie de gauche ; enfin, de la gauche libertaire qui est la mienne et de la possibilité ici et maintenant d'une anarchie positive. – clr987

Six jours de bonheur le long du Etienne Maradene.

Mai 2008, temps pluvieux en ce début du mois de mai. Mais j’ai fermement dans l’idée de « faire » le Canal du Midi à vélo. Au fil des ans j’ai lu quelques livres sur cet ouvrage magnifique, exploit technique à son époque, 1666, 14 ans de construction, l’intelligence, la foi, l’opiniâtreté de Pierre Paul Riquet pour réaliser ce que les Romains envisageaient déjà ! Un énorme raccourci ! Plus besoin d’aller tourner au loin autour de l’Espagne, de payer à Gibraltar et de risquer sa vie aux mains de pirates à l’affût. Je voulais voir de près ce morceau d’histoire. Un "non-sportif" de cinquante-sept ans, amoureux du Canal du Midi, décide de le longer à vélo et à son rythme en six jours. Pédalage, humour et péripétie sont au rendez-vous ! Au travers de ce gentil récit, venez découvrir ce bel ouvrage qu'est le Canal du Midi. – clr987

Historiquement incorrect Jean Sevillia. Dieu n'est pas grand Christopher Hitchens. Anthologie des expressions popu Claude Duneton.

L’auteur étudie et explique les origines d’environ 500 expressions du langage courant. L’ouvrage, complété sous sa forme actuelle en 1985, a été réédité en 2001. – clr987

L'Homme a la decouverte de son Carl Gustav Jung. Sapiens Une breve histoire de Yuval Noah Harari.

L y a 100 000 ans, la Terre était habitée par au moins six espèces différentes d'hominidés. Une seule a survécu. Nous, les Homo Sapiens. Comment notre espèce a-t-elle réussi à dominer la planète? Pourquoi nos ancêtres ont-ils uni leurs forces pour créer villes et royaumes? Comment en sommes-nous arrivés à créer les concepts de religion, de nation, de droits de l'homme? À dépendre de l'argent, des livres et des lois? À devenir esclaves de la bureaucratie, des horaires, de la consommation de masse? Et à quoi ressemblera notre monde dans le millénaire à venir? Véritable phénomène d'édition, traduit dans une trentaine de langues, Sapiens est un livre audacieux, érudit et provocateur. Professeur d'Histoire à l'Université hébraïque de Jérusalem, Yuval Noah Harari mêle l'Histoire à la Science pour remettre en cause tout ce que nous pensions savoir sur l'humanité : nos pensées, nos actes, notre héritage... et notre futur. – clr987

Eloge du genie createur de la s Pierre Rabhi.

Dans ce petit opuscule, Pierre Rabhi expose les motivations profondes qui les ont poussés, lui et ses proches collaborateurs, à lancer une campagne parallèle lors de l'échéance électorale française de 2012. Toutefois, cette décision ne répond pas à un acte de politique politicienne ; bien au contraire, elle doit permettre à tous ceux qui œuvrent concrètement pour un changement bénéfique de la société d'être enfin entendus. Face aux événements planétaires générateurs de détresse et de violence, Pierre Rabhi affirme que le temps des consciences éclairées, déterminées, agissantes et tranquilles est venu. Hors de tout précepte ou dogme, et s'appuyant sur sa propre expérience de vie, il soutient qu'en dépit des apparences nous pouvons faire advenir le monde auquel nous aspirons si nous le voulons de tout notre être. Tous, chaque jour, dans chacun de nos choix les plus quotidiens, nous sommes les meilleurs candidats à la construction d'une société respectueuse des êtres humains et de la nature. – clr987

La convergence des consciences Pierre Rabhi.

Au fil des mots de sa vie, Pierre Rabhi nous éclaire sur les racines de son insurrection pour la construction d'une société écologique et humaine et sur sa conviction profonde que nous pouvons changer le monde. Un document exceptionnel. Figure du sage appelant à l' " insurrection des consciences " et au refus de toute aliénation consumériste, Pierre Rabhi est aujourd'hui le chantre de la sobriété librement consentie. Servis par un indéniable sens de la formule, ses appels à la modération et au respect de la terre emportent une adhésion considérable. Devenu un porte-parole de l'agroécologie pensée comme une éthique de vie mais aussi un philosophe du changement de paradigme, il ne s'était cependant jusqu'alors jamais exprimé sur nombre de sujets touchant autant à sa biographie, à son expérience qu'à son regard sur le monde et l'histoire. Nostalgie, peur et amour, violence, hospitalité et migration, libéralisme, démocratie et politique, Sahara, Europe et Israël, Krishnamurti, Albert Einstein et René Dumont, Shoah, guerre de 1914 et " Marseillaise ", OGM et privatisation du vivant figurent parmi les thèmes abordés " en toute liberté ". Cet abécédaire intime vient à point pour éclairer les racines de l'" insurrection " de Pierre Rabhi et de son intime conviction : en nous changeant nous-mêmes, nous pouvons changer le monde. Pierre Rabhi, agriculteur, est un essayiste, romancier et poète français, fondateur du mouvement Colibris. Il est l'auteur de plusieurs livres parmi lesquels Manifeste pour la Terre et l'Humanisme (Actes Sud, 2008), Vers la sobriété heureuse (Actes Sud, 2010), Eloge du génie créateur de la société civile (Actes Sud, 2011), La Puissance de la modération (Hozhoni, 2015). – clr987

La sante de l'Etat, c'est la gu Randolph Bourne.

En 1918, au cours de la dernière année de la Grande Guerre – qui est aussi la dernière année de sa courte vie –, l'essayiste américain Randolph Bourne [1886-1918] rédige ce premier chapitre d'un ouvrage inachevé consacré à l’État. Pour Bourne, l’État se justifie pleinement dans la guerre ; elle est sa vocation. Par le jeu de la diplomatie secrète, il la prépare en dehors de toute consultation populaire et la justifie après coup en s’appuyant sur des arguments moraux. Surtout, il l’invoque pour anéantir toute contestation à l’intérieur et rétablir une discipline sociale reposant au besoin sur des lois d’exception. Jean Bricmont est physicien et professeur à l’université catholique de Louvain. Il milite en faveur d’une politique de non ingérence et a notamment publié Impérialisme . Droits de l’homme, droit d’ingérence, droit du plus fort ? (Aden, 2005) et, avec Noam Chomsky, Raison contre pouvoir (L’Herne, 2010). Cet essai est suivi d’un appel du Front syndical de classe intitulé, « À l’international aussi, les "chiens de garde" sont à l’oeuvre » et paru sur le site frontsyndical-classe.org, le 12 février 2012. – clr987

La Subversion Du Christianisme Jacques Ellul.