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Précarité

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Les esclaves des temps modernes. Vivre sans argent, l'incroyable pari d'Heidemarie Schwermer. Heidemarie Schwermer, 69 ans, a tout de l’archétype de la grand-mère allemande. A un détail près. Il y a quinze ans, en mai 1996, elle a fait le choix de vivre sans argent. Impossible voire impensable, direz-vous ! Et pourtant, cette expérience, qui ne devait au départ durer qu’un an, s’est prolongée. A tel point que son initiatrice n’envisage plus de vivre autrement. Les prémisses de cette idée un peu folle remontent aux années 1990. Alors que d’aucuns se seraient contentés d’un apitoiement de circonstances, cette femme énergique refuse de se résigner à cette situation de fait, persuadée que les petits gestes de chacun comptent. Arrive le joli mois de mai 1996, sa décision est prise.

D’abord tenaillée par l’angoisse du réfrigérateur désespérément vide, elle finit par apprécier de ne pas savoir de quoi demain sera fait. L'immobilier entrave la mobilité professionnelle. Une étude du Crédoc révèle que 70% des Français refuseraient une opportunité professionnelle si elle les obligeait à augmenter leur dépense de logement.

L'immobilier entrave la mobilité professionnelle

Le coût du logement est un critère déterminant pour les Français au moment d'accepter un emploi. Une étude du Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Crédoc) révèle que l'immobilier pèse si lourd dans le budget des ménage que «70% des actifs déclarent qu'ils refuseraient un emploi meilleur que celui qu'ils occupent actuellement si cela devait occasionner un déménagement conduisant à une hausse de leurs dépenses de logement (frais d'agence et de mutation, nouveau logement trop cher, etc.)». Plus de la moitié (56%) des 2006 personnes interrogées à la demande du Medef -qui compte dans ses rangs des entreprises peinant à recruter - déclarent ainsi que ne pas être obligées de déménager est un critère «très important» dans le choix d'un nouvel emploi.

A l'origine de ce choix: deux réalités, intimement liées. Se loger à Paris, chronique banale d'une quête impossible. Un étudiant sur trois n'a pas assez d'argent pour se soigner - France - Toute l'actualité en France. Home_theme © © France Info - Radio France C'est le premier constat que dresse la mutuelle étudiante LMDE (ex-MNEF), dans sa troisième enquête nationale sur la santé des étudiants : les études ne sont plus cette “meilleure période de la vie ” suspendue dans l'insouciance, entre les angoisses de l'adolescence et les rigueurs de la vie professionnelle.

Un étudiant sur trois n'a pas assez d'argent pour se soigner - France - Toute l'actualité en France

Les chiffres le montrent de façon implacable : les conditions de vie des étudiants en France se dégradent. Et leur attitude par rapport à la santé agit comme un révélateur. A ce moment de la vie où elle n'est pas, dans la plupart des cas, au rang des priorités, elle se retrouve de plus en sacrifiée. Lettre ouverte d'une crevure néolibérale aux jeunes chômeurs. Cruella, personnage des « 101 Dalmatiens » de Disney.

Lettre ouverte d'une crevure néolibérale aux jeunes chômeurs

Depuis le temps que je traîne sur la Rue, que je lis parfois pour me cultiver, parfois pour me faire du mal, ça me démangeait de poster un article (ou en tout cas d’essayer). Le téléphone a sonné, et je me suis décidée. Une précaire prétentieuse répond à la "crevure néolibérale" Au boulot depuis deux mois, ma vie sociale ne se réveille pas. « La solitude au travail vaut celle au chômage. » Réponse d'un riverain, qui a retrouvé du travail, à une autre sans emploi. Chère Novalie, tu as écrit » Chômeuse depuis six mois, ma vie sociale s'éteint ». Comme toi, j'ai vécu six mois au chômage . Je me suis senti seul et désespéré, honteux de confondre les lundis avec les dimanches, gêné de dépenser mon allocation de retour à l'emploi en Mojitos en début de mois et en bière en fin de mois, pour oublier les longues journées passées à envoyer des CV comme un naufragé balance des bouteilles à la mer. A quand les tarifs sociaux pour l'Internet haut débit ?

Les conditions de mise en place des tarifs sociaux pour l'accès à Internet restent obscures pour les associations de consommateurs et les fournisseurs d'accès à Internet. Exigées par le Premier ministre il y a un an et demi, programmées pour septembre 2010 , les offres sociales « triple play » promises n'ont toujours pas vu le jour. Le débat a été relancé grâce à la députée UMP Muriel Marland-Militello . Le 23 mars, elle a posé la question fatidique à Eric Besson : « [J'aimerais] savoir ce que le gouvernement compte faire pour instaurer au plus vite un tarif social de l'Internet et ainsi agir contre la fracture sociale numérique. » En réponse, le nouveau « Monsieur Numérique » du gouvernement a repris le dossier en main. Des offres sociales inadaptées Aujourd'hui quasi-inexistantes, les offres sociales triple play sont pourtant largement désirées.

A l'heure du triple play, incluant téléphonie illimitée, Internet et télé, la RST fait pâle figure. Un flou juridique handicapant Leur crainte ?