Cette jeunesse qui veut un avenir. • Indignés ou révoltés, les jeunes descendent dans la rue. Comme en 1968 ? Pas tout à fait. Car ils sont loin de toute utopie, explique le sociologue Heinz Bude. L’auteur Heinz Bude est professeur de sociologie à l’université de Kassel. Il a cosigné en 2010 Bürgerlichkeit ohne Bürgertum (Les attributs de la bourgeoisie sans la bourgeoisie, non traduit en français). Tous à Bruxelles Lancées à l’initiative du mouvement des “indignés” espagnols, des “marches citoyennes” parties de Madrid, Barcelone, Toulouse, Amsterdam et Aix-la-Chapelle convergeront à Bruxelles le 8 octobre. Ce qui se passe ces temps-ci sur la place Tahrir du Caire, dans le quartier de Tottenham à Londres, sur le boulevard Rothschild à Tel-Aviv, à Madrid, en Tunisie ou au Chili, fait penser au mouvement contestataire de 1968.
A leurs yeux, c’est cette idée simple qui fait renaître l’espoir. Une vie qui ait du sens On chercherait en vain un concept de société qui fasse polémique. Jeunes instruits et interconnectés. Pourquoi les pauvres sont-ils si patients? - Arrestation d’une manifestante ayant participé à l’occupation de la Bank of America à Los Angeles, le 6 octobre 2011. L. NICHOLSON / REUTERS - On supporte mieux d’être bloqué dans les bouchons lorsque les véhicules qui circulent dans les voies d’à côté avancent. Car voir les autres bouger donne l’espoir que, tôt ou tard, ce sera notre tour. C’est le professeur Albert Hirschman qui a proposé cette métaphore en 1973 pour illustrer les conséquences politiques de la mobilité sociale et expliquer l’étrange tolérance qui régnait dans les pays pauvres vis-à-vis des inégalités. publicité Cette idée est aussi simple qu’intéressante: quand la population d’un pays pauvre entrevoit la moindre possibilité d’ascension économique pour autrui, elle apporte un large soutien au pouvoir en place.
«Bientôt, ce sera mon tour.» Et c’est cette expectative qui alimente la patience politique que l'on peut observer dans bien des régions du monde. Les Américains en colère Mais cette époque est révolue. Moisés Naím. Changer de banque, oui, mais pour laquelle? "Toutes les banques ne se valent pas". Voilà le mot d'ordre du collectif "Sauvons les riches", qui a lancé une campagne pour encourager les Français à transférer leur argent "des banques les plus nuisibles vers celles les plus recommandables". Une variante de l'idée d'Eric Cantona, qui avait appelé les Français, finalement sans grand succès, à vider leur compte bancaire pour détruire le système.
Habillés en bagnards avec un costume rayé jaune et noir pour symboliser les Dalton, quatre membres du collectif ont ainsi vidé mardi leurs comptes dans une agence Société Générale à Paris avant de déposer les espèces retirées au Crédit Coopératif. Avec la Banque Postale et la NEF (Nouvelle économie fraternelle), le Crédit coopératif fait en effet partie des trois établissements recommandés sur le site internet "je change de banque" ouvert à l'occasion. Un sacré coup de pub. Les pistes sont brouillées Quel critère privilégier pour choisir une banque responsable alors? Nouvelle conscience pour un monde en crise. L’Américain, pour qui on est entré dans la « civilisation de l’empathie », donne une leçon de modernité à Sarkozy, chantre du nucléaire. « Une nouvelle conscience pour un monde en crise », sous-titre : « La Civilisation de l’empathie », qui vient de paraître en français (Les Liens qui Libèrent, 29 euros) fera-t-il date ?
Si l’on en croit le devenir des précédents essais du président de la Fondation pour les tendances économiques, c’est probable. Depuis les années 70, celui qui fait profession de conseiller des grands de ce monde assène quelques vérités, qui lui valent d’être critiqué. Ainsi : en 1977 dans « Who should play God ? Venu à Paris pour parler de l’émergence d’une nouvelle civilisation, Jeremy Rifkin, conseiller de la gauche américaine et européenne, a cet art d’annoncer les catastrophes à coup de données précises et de sourires malicieux.
La couverture de « Une nouvelle conscience pour un monde en crise » de Jeremy Rifkin. Pour faire simple, sa thèse est la suivante : La première Constitution participative. Après le krach financier de 2008 et la chute du gouvernement sous la pression populaire, les Islandais continuent leur révolution citoyenne. Aujourd'hui, tous les internautes sont invités à rédiger la nouvelle Constitution du pays. La défiance des Islandais à l’égard du monde politique a explosé pendant la crise financière. Et aujourd'hui, les citoyens se méfient tout autant du pouvoir politique que des banques. L’année dernière, seuls 10,5% des Islandais, un pourcentage historiquement bas, déclaraient avoir "une grande confiance" dans l’Althing, le Parlement islandais.
Nombreux sont ceux qui ont le sentiment d’avoir été trahis. C’est pourquoi la transparence doit être à la base de la nouvelle constitution à laquelle travaille actuellement le pays. Chaque semaine depuis avril dernier, l’Assemblée constituante de l’Althing publie les grandes lignes du projet sur son site Internet. Un nouveau projet pour un nouveau pays Cette fois, les changements seront plus profonds. L'appel d'anciens résistants aux jeunes générations. Appel des Résistants aux jeunes générations du 8 mars 2004 : texte complet et notice réactualisée des signataires - lucky - Blog LeMonde.fr.
Appel des Résistants aux jeunes générations du 8 mars 2004 : texte complet et notice réactualisée des signataires(Appel à la commémoration du 60e anniversaire du programme du C.N.R. de 1944) Cet important texte « testamentaire », passage de témoin d’une génération aux suivantes, a été proclamé à Paris, maison de l’Amérique latine, le 8 mars 2004, à l’initiative du mouvement ATTAC sur une idée de l’association « Nantes Est Une Fête », sous le titre originel de : « Appel à la commémoration du 60de anniversaire du programme du CNR » et fut suivi d’un colloque à Nanterre la semaine suivante en présence de nombreux vétérans de la Résistance, historiens et responsables associatifs ou syndicaux.
Photo souvenir de la proclamation de l’Appel des Résistants aux jeunes générations, à Paris le 8 mars 2004 (de gauche à droite : Jean-Pierre Vernant, un journaliste de France Inter, Raymond Aubrac, Stéphane Hessel Maurice Kriegel-Valrimont, Lise London). » Créer, c’est résister. Liens utiles : Espagne : la contestation prend de l'ampleur malgré l'interdiction de manifester. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Elodie Cuzin Les mouvements de protestation qui ont fait irruption en Espagne dimanche 15 mai ont pris une nouvelle ampleur à trois jours des élections municipales et régionales du 22 mai. Le ministre de l'intérieur, Alfredo Pérez Rubalcaba, a interrompu vendredi matin ses actes de campagne pour suivre depuis la capitale le déroulement des rassemblements, qui ont été déclarés contraires à la loi par la commission électorale.
Il refuse pour l'instant de préciser si la police recevra l'ordre de déloger les milliers de participants attendus vendredi soir sur la place madrilène de la Puerta del Sol. Un véritable village autogéré est apparu en moins de cinq jours au cœur de Madrid. La place historique de la Puerta del Sol compte maintenant sur ses propres cantines gratuites, son stand d'information juridique, son infirmerie… Et même depuis peu sur une garderie où l'on réclame des dons de jouets.
En Espagne, la « génération perdue » se révolte contre les politiques et les banquiers - Mouvement social. Sur La Puerta del Sol, célèbre place de Madrid, il plane comme un parfum de révolution de jasmin. Les premiers manifestants sont arrivés dimanche 15 mai, alors que le mouvement gagnait une trentaine d’autres villes espagnoles. Lundi, à l’aube, la police a démantelé le camp. Mais le lendemain les manifestants sont revenus plus nombreux. A Madrid, mais aussi à Barcelone, Bilbao, Córdoba, Valence, Séville, Saragosse ou Grenade, des centaines de milliers de jeunes, chômeurs, migrants, retraités, travailleurs précaires sont descendus dans la rue pour réclamer une Democracia Real Ya, « une vraie démocratie, maintenant ».
Un chômage à 21% L’impression d’être une génération sacrifiée, condamnée à la précarité perpétuelle, a poussé nombre de jeunes à occuper les rues. Les slogans montrent une certaine défiance envers le gouvernement. Un mouvement structuré par les réseaux sociaux A la Une des journaux espagnols, le mouvement du 15 mai – surnommé « el movimiento 15-M » – a surpris. Sophie Chapelle. « Le printemps est là » : nos riverains témoignent d'Espagne. De Madrid ou Barcelone, Zoé, Mahé, Isabelle et Julie racontent la « Spanish revolution », rêvant d’un printemps européen. Nous avons écrit à nos riverains pour leur demander de nous raconter la « Spanish revolution ». Depuis plusieurs jours maintenant, le mouvement des « indignés » fédère dans toutes les grandes villes d’Espagne une foule hétéroclite qui aspire à une nouvelle société.
Merci à tous ceux qui nous ont envoyé des photos et des textes. N’hésitez pas, vous aussi, à nous écrire. ► Zoé, étudiante à Madrid : « J’ai eu tort d’être pessimiste » Depuis le résultat des élections régionales et municipales de dimanche, qui ont vu la droite écraser les socialistes, je pensais que tout ce qui s’était installé à Puerta del Sol allait s’effacer petit à petit.
Un silence impressionnant est respecté par les centaines de personnes présentes sur la place tous les soirs à minuit, symbolisant leur désaccord – mais surtout leur pacifisme je pense. Plein écran ▣ On parle de « dépasser » Mai 68. Une assemblée populaire est organisée par les "indignés" espagnols. Le mouvement espagnol des "indignés" s'apprête à organiser, mercredi 29 et jeudi 30 juin, une assemblée populaire sur la Puerta del Sol, à Madrid, portant sur l'état de la nation et visant à créer un espace de réflexion sur les questions de citoyenneté, rapporte El Pais. Les manifestants qui occupaient depuis la mi-mai la Puerta del Sol, avaient décidé, le 12 juin, de lever leur campement, devenu le symbole de ce mouvement de contestation alternatif inédit en Espagne. Il avait fallu des jours de débats et d'assemblées ajournées pour que les jeunes "indignés" décident finalement de démonter les tentes, au risque de laisser pourrir un mouvement pourtant largement soutenu par l'opinion publique.
Une fois décidé le démantèlement de ce symbole, le mouvement, vecteur de l'angoisse de millions d'Espagnols face au chômage (21,29 % des actifs) et la précarité sociale, né spontanément le 15 mai et relayé par les réseaux sociaux, devait se chercher un second souffle. Les indignés Espagnols inaugurent leurs "maisons du peuple" Les indignés entre réforme et révolution. Où partent les indignés espagnols cet été? Fatigués de camper sur le bitume, certains vont substituer le slogan «Toma la plaza» par «Toma la playa». Nouvelle campagne aux accents écolos, les cibles de cette indignation estivale sont des symboles de l’urbanisation du littoral comme le Palmar de Cadiz (un complexe touristique à 500m de la mer) ou l’hôtel Algarrobico à Almeria (un hôtel de 22 étages situé dans un parc naturel). publicité D’autres préfèrent s’adonner à la randonnée pédestre.
Depuis le 26 juillet, un groupe d’indignés a quitté Madrid pour Bruxelles. Et après? «Les indignés inaugurent un nouveau cycle politique tant pour la société que pour les structures représentatives, dans le sillage des nouveaux mouvements globaux», annonce Angel Calle Collado dans une tribune publiée sur le quotidien espagnol Público. A circonstances inédites, nouveaux critères d’analyse Le mouvement des indignés a trois têtes et d’autres pourraient pousser. Combien de temps peut-on concilier les deux? De Madrid à Tel Aviv, de Zurich à Wall Street, tour du monde des Indignés - Mobilisations.
Photo : © Julien Lagarde . Barcelone, mai 2011 Le mouvement « Occupy Wall Street » donne le ton. Depuis le 17 septembre, des centaines de personnes occupent Zuccoti Park, rebaptisé « Freedom Plaza » – – à New York. Entre les bannières et les sacs de couchage, beaucoup sont endettés ou sans emploi, dans un pays où le taux de chômage réel atteint les 16,5 %. Sur cette toute petite place, à mi-chemin entre le Capitole et la Maison-Blanche, la police est partout. Les Indignés américains s’inspirent du mouvement « 15-M », lancé en mai dernier en Espagne. Lors de ces occupations, d’autres pratiques démocratiques ont été expérimentées, comme les assemblées générales quotidiennes, les décisions par consensus, par opposition au vote majoritaire, et le « droit à la parole » de chaque manifestant.
Après avoir manifesté en masse en mai et juin, les ont organisé une marche de Madrid à Bruxelles. . © Martius . Finalement, leur message ne sera pas diffusé à l’antenne. . © Kelly Davis , octobre 2011. Journée planétaire des « indignés » : les images de Paris. Indignés de tous pays, (ré)unissez-vous ! Voilà l’appel qui était lancé samedi par le mouvement du 15 octobre. La journée mondiale des « Indignés » a rassemblé des dizaines de milliers de personnes dans quelque 951 villes et à travers plus de 80 pays. Du côté de Paris, le rendez-vous était donné à 17 heures sur le parvis de l’hôtel de ville. Après avoir convergé de différents quartiers de la ville, près de 2 000 personnes se sont assises pour assister à l’assemblée populaire.
Ça parle italien, allemand ou espagnol dans l’assemblée. De Sydney à Madrid en passant par Rome et Tokyo, le rendez-vous planétaire des « indignés » a été un succès, malgré des accrochages à Rome et à New York. 15 oct.: Manifestations - journée mondiale des indignés le 15 Octobre 2011 / Paris 4e. Journée mondiale - mobilisation des indignés à Paris le 15 Octobre 2011 Les rendez-vous à Paris du 15 octobre: 14h : Rassemblements et assemblées populaires locales (départ en direction de l'Hôtel de Ville à 15h) gare de Lyon Châtelet (Fontaine des Innocents, à coté des Halles) - Assemblée concert gare d'Austerlitz gare du Nord gare Saint-Lazare (côté cour de Rome) - puis prises de parole devant l'agence Moody's toute proche et cortège vers La Bourse puis l'Hôtel de ville. 14h : Rassemblement, fanfare à Belleville [plus de détails ici] Départ en cortège vers 15h direction d'Hotel de Ville. 17h : Convergence devant l'Hôtel de Ville pour une AG connectée aux AG de Barcelone, New York, Madrid, Bruxelles etc. 20h : Concerts devant l'Hôtel de Ville Les rassemblements décentralisés ont pour objectif de diffuser le plus largement possible notre message et la façon dont nous fonctionnons (assemblée populaire), notamment aux noeuds de communication (gare).
En Israel, le mouvement pour plus d'égalité sociale prend de l'ampleur. ROYAUME-UNI • Occupy London se lance dans la banque. #OccupyWallStreet/ Occupy Wall Street. Aux Etats Unis, le mouvement des "indignés" prend de l'ampleur. ÉTATS-UNIS • Les médias ne comprennent rien à "Occupons Wall Street" Les journalistes portent un regard rempli de mépris sur les "indignés" américains qui manifestent à New York. Preuve qu'ils ne comprennent rien à l'époque, estime un théoricien des médias.
Depuis le début [le 17 septembre] du mouvement anticapitaliste d'occupation de Liberty Plaza, à proximité de Wall Street, les journalistes de télévision semblent déterminés à présenter la réalité comme le fait d'une génération de "cinglés paresseux et incapables de tenir un discours cohérent". Le porte-parole d'un dictateur arabe interrogé sur une nouvelle vague de protestation ne dirait pas autre chose. Les reporters américains se trompent sur toute la ligne. Pensez par exemple à la présentatrice de CNN, Erin Burnett, qui a diffusé un reportage sur les militants installés dans Zuccotti Park, à Manhattan, dans une rubrique intitulée Seriously ? ["Sérieusement ? "]. Sont-ils en mesure aujourd'hui de définir avec précision la nature de ce problème et les moyens de le résoudre ?
ÉTATS-UNIS • L'indignation conquiert l'Ouest. ÉTATS-UNIS • Occupons Wall Street pendant des années s'il le faut. Naomi Klein : « Le mouvement Occupons Wall Street est actuellement la chose la plus importante au monde » - Mobilisations. We Are the 99 Percent.
#Frenchrevolution, c'est à côté de chez vous. FrenchRevolution : « Nous sommes entrés dans une phase d'indignation » "Paris debout, soulève-toi !" : Les "Indignés" battent le pavé et maintiennent la pression. #Frenchrevolution : sur la vague de la révolution espagnole. #FrenchRevolution | « Si vous ne nous laissez pas rêver, nous ne vous laisserons pas dormir. » Les indignés des services publics lancent un appel à la désobéissance - Résistance.
"Les indignés pourraient jouer un rôle durant les élections de 2012" - ANALYSE. INDIGNÉS • Le printemps russe. RUSSIE • Place aux nouveaux citoyens ! Le Parlement européen demande de nouvelles élections. Source_de_revolte.