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Coronavirus - « L’Après »

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Coronavirus : les images que nous retiendrons de ces 55 jours de confinement. Vaccination : histoire d'une défiance française. Selon un sondage IFOP réalisé à la fin du mois de mars 2020, 26% des Français refuseraient le vaccin contre le Covid-19 s'il existait. Cette méfiance française à l'égard de la vaccination semble découler d'un manque de confiance envers certains choix politiques et d'une méfiance envers les laboratoires pharmaceutiques, accusés de faire primer le profit économique sur la santé des populations.

Si cet argument irrigue le discours antivax actuel, il n'est pourtant pas la seule cause d'une hostilité qui semble particulièrement marquée en France. Pour l'historien Laurent-Henri Vignaud, quatre grands fils argumentaires composent, depuis la fin du XVIIIe siècle, le discours antivax : l'argument religieux, l'argument naturaliste, l'argument para-scientifique et, enfin, l'argument politique. Xavier Mauduit : Le mot de "vaccin" lui-même est plus ancien que la vaccination telle qu'on la conçoit aujourd'hui, puisqu'on l'utilise dès le XVIIIe siècle. De quoi était-il alors question ?

Ce que le confinement modifie dans nos vies

Ce que nous apprennent les crises du passé. En Italie, la mafia prépare déjà l’après-confinement. Selon les services de police transalpins, la période de crise économique qui suivra la fin de la quarantaine pourrait constituer une énorme occasion pour le crime organisé. La mafia, qui dispose d’argent liquide, deviendra une aide incontournable pour de nombreuses entreprises. Elle y travaille déjà. Après des semaines d’urgence sanitaire absolue, l’Italie semble lentement se diriger vers une amélioration de la situation. Alors que le rythme des nouvelles contaminations quotidiennes diminue, la presse transalpine commence à envisager l’après-confinement ; une phase porteuse d’espoir, mais qui soulève également des inquiétudes. Des entreprises en manque de trésorerie À en croire Il Fatto Quotidiano, le problème principal qui va se poser pour beaucoup d’entreprises lorsqu’elles pourront rouvrir sera celui du manque de trésorerie : “En temps normal déjà, beaucoup de ces commerces peuvent Beniamino Morante.

Coronavirus : quand l’illusion de notre maîtrise de la nature se dissipe. La crise que nous vivons est une crise à laquelle nous pouvions nous attendre. Nous vivons comme si nous maîtrisions tout – en particulier par les nouvelles technologies que ce billet utilisera pour sa diffusion –, et obnubilés par le court terme, autrement dit, le nez sur nos guidons tant nos vies s’accélèrent. Que le « naturel » concerne la nature que nous ne maîtrisons pas ou nos désirs qui s’imposent à nous, il revient tôt ou tard au galop – parfois avec des siècles d’incubation. Il y a des raisons fondamentales à la présupposition de maîtrise de la nature, et au court-termisme de nos attentes. Ces deux aspects de nos modes de vie sont inséparables. La nature est si incertaine et menaçante que nous avons cherché, nous humains, à la maîtriser depuis notre avènement ou depuis l’avènement de la « conscience » en nous. Irréductible incertitude Notre peur devant la nature, et notre désir de satisfaire nos attentes sont inséparables.

Paralysés par un « rien » Un savoir qui reste relatif 1. La destruction des écosystèmes par l'humain favorise l'émergence d'épidémies. Les scientifiques “chasseurs de virus” alertent depuis plus de dix ans sur l’apparition de nouvelles maladies liées à la déforestation. Paludisme, Ebola, Covid-19…. l’agression humaine aux écosystèmes finit par mettre en péril des vies humaines. L’apparition de ces étonnants agents pathogènes nouveaux, comme le coronavirus responsable du Covid-19, n’est rien d’autre que le résultat de l’anéantissement des écosystèmes, dont souffrent en particulier les zones tropicales, où ils sont détruits pour faire place à des monocultures intensives industrielles.

L’émergence de ces maladies découle aussi de la manipulation et du trafic de la faune et de la flore sylvestres, souvent menacées d’extinction. Il y a une dizaine d’années déjà que les scientifiques étudient les liens entre l’explosion des maladies virales et la déforestation. De nouveaux foyers d’épidémies L’amputation des forêts tropicales en cause Carlos Zambrana-Torrelio insiste : Tout commence par la déforestation. Des virus en évolution. Les épidémies sont inévitables, apprenons à les anticiper. Les années 1970 virent éclore le mythe d’un contrôle absolu et même d’une possible éradication des maladies infectieuses.

La médecine disposait alors d’un arsenal d’antibiotiques permettant de traiter efficacement la plupart des infections bactériennes. Les campagnes de vaccination de masse avaient démontré leur efficacité contre de nombreux fléaux majeurs, tels que la variole, quasi éradiquée à cette époque. Cette situation amena William H. Stewart, chirurgien général des États-Unis à déclarer en 1978 : « Le moment est venu de fermer le livre des maladies infectieuses et de déclarer gagnée la guerre contre les pestilences. » L’éradication des maladies infectieuses, un graal inaccessible Mais en 1981, les premiers cas de syndrome d’immunodéficience acquise (sida) dus au virus de l’immunodéficience humaine (VIH) furent documentés. Non seulement de nouveaux agents infectieux apparaissent sans cesse, mais ils évoluent. Le système économique détermine la nature des épidémies.

Dominique Méda : "Il faut revoir l'échelle de la reconnaissance sociale et de la rémunération des métiers" Rester chez soi ou assurer la continuité de l'activité économique ? L'épidémie de coronavirus et le confinement ont mis en lumière les inégalités dans le monde du travail. Pour la sociologue et philosophe Dominique Méda, qui dirige l’Institut de recherche interdisciplinaire en sciences sociales (Irisso) à l’Université Paris-Dauphine, la crise invite à repenser la reconnaissance et l'utilité des métiers. Les travailleurs sont très inégalement exposés au Covid-19, qu’est-ce que cela reflète de la structuration du marché du travail ?

Il y a évidemment une immense différence entre ceux qui peuvent télétravailler, et sont donc protégés des contacts potentiellement à risques, et ceux qui sont au front. C’est-à-dire les soignants, évidemment, mais aussi les caissières, les livreurs, et, d'une manière générale, tous ceux qui continuent à travailler en côtoyant les autres. Il est important de souligner qu'il y a énormément de femmes en première ligne, sur le front. Après la crise du Covid-19 : quels gagnants et quels perdants ?

À quoi le monde d’après le Covid-19 ressemblera-t-il ? Quels seront les rapports de force internationaux après la crise sanitaire, commerciale, économique et politique qui frappe la plupart des pays ? Quelles nations, quelles économies, quelles régions sortiront durablement affaiblies de ce moment ? Quelles alliances et quels États pourraient, au contraire, tirer parti de cette épreuve pour acquérir de nouvelles positions de force ? Face à l’ampleur mondiale des défis médicaux, technologiques et économiques, certains souhaitent et promeuvent un sursaut de coopération et même un élan de solidarité dans les relations internationales.

La plupart des grandes crises mondiales bouleversent les rapports de force économiques, politiques et stratégiques. Qu’on ne s’y trompe pas : si certains conflits sont ralentis par le virus, les rapports de force, eux continuent à évoluer, parfois d’une façon très rapide. La Chine, de bouc émissaire à médecin du monde L’énigme américaine : 1917 ou 1929 ? Après le choc : relocalisations dans l’industrie, délocalisations dans les services. Assistera-t-on à une « démondialisation complète » sur des bases nationales, comme on l’entend parfois depuis l’avènement du Covid-19 ? Aucune certitude. Si les relocalisations sont amenées à s’accélérer dans l’industrie, un boom des délocalisations pourrait bien advenir dans les activités de services qui concentrent pourtant la plus grande majorité des emplois. Au sens strict, la relocalisation, phénomène qui n’est pas nouveau, est le retour dans le pays d’origine d’unités de production, d’assemblage, ou de montage, antérieurement délocalisées dans les pays à faibles coûts salariaux.

La production dans les pays d’origine se substitue aussi à l’approvisionnement à l’étranger en composants intermédiaires ou pièces détachées (outsourcing). En réalité, l’hypermondialisation de la fragmentation des chaînes de valeur mondiales s’essoufflait déjà dès la fin des années 2000 en raison du retournement des mêmes facteurs qui l’avaient stimulée dans les années 1990-2000. Face au Covid-19, l’intervention de l’État est plus que nécessaire. Les mesures de confinement mises en place à travers le monde fragilisent les structures économiques.

Pour lutter contre cette crise, Emmanuel Saez et Gabriel Zucman préconisent une intervention publique de grande ampleur. L’État doit jouer le rôle de “payeur en dernier ressort”, assurent ces deux économistes français. Le coronavirus menace l’économie mondiale, mais les solutions que proposent actuellement les gouvernements ne sont pas à la hauteur de cette crise. Le 17 mars, le ministre des Finances britannique, Rishi Sunak, a annoncé que l’État allait garantir 330 milliards de livres sterling [362 milliards d’euros] de prêts aux entreprises et que certaines ne seraient pas soumises à l’impôt pour les douze mois à venir. Si ces prêts représentent une aide réelle à court terme, ils ne compenseront toutefois pas les pertes des entreprises et permettront seulement d’étaler les coûts sur une plus longue période. Chômage et faillites inévitables Contrecarrer la récession. Dominique Bourg : "Nous aurions tout intérêt à voir dans ce qui arrive un ultime avertissement de la nature"

Il y a tous ceux qui ont tiré la sonnette d’alarme depuis des années. Leur discours : nos sociétés sont condamnées à court terme, la planète est épuisée, le système économique à genoux bercée par l’illusion "d’une croissance infinie dans un monde fini". Pourtant, les alertes scientifiques, notamment sur la crise climatique en cours, n’ont pas rencontré d’écho auprès des décideurs.

La crise sanitaire du coronavirus sera-t-elle l’occasion de rebattre les cartes ? Les prises de parole en ce sens se multiplient. Professeur émérite à l’institut de Géographie et de Durabilité à l’Université de Lausanne, ancien président du conseil scientifique de la Fondation Nicolas Hulot tête de liste "Urgence écologie" aux élections européennes de 2019, Dominique Bourg évoque à son tour "le jour d’après".

Sans trop d’illusion. Tout d’abord, êtes-vous surpris par l’ampleur de ce choc sanitaire lié au coronavirus qui se transforme en crise mondiale ? C’est ce que l’on dit depuis trente ans. Absolument. "Contagions" - Paolo Giordano, éditions du Seuil. Paolo Giordano : « Je ne veux pas passer à côté de ce que l’épidémie nous dévoile de nous-mêmes » « Contagions », l’essai prémonitoire Né à Turin en 1982, docteur en physique théorique et romancier, Paolo Giordano a gagné une réputation mondiale dès son premier livre, La Solitude des nombres premiers (2008), vendu à plus de 3 millions d’exemplaires dans le monde. On lui doit ensuite Le Corps humain (2013), Les Humeurs insolubles (2015) et Dévorer le ciel (2019), tous publiés au Seuil.

Entre le 29 février et le 6 mars, juste avant que l’Italie n’entre en confinement total, Paolo Giordano a écrit Contagions. Cet essai est le prolongement d’un article qu’il a publié le 25 février dans le quotidien milanais Corriere della Sera, dans lequel il expliquait, à partir de statistiques, pourquoi les gens devaient rester isolés.

En Italie, Contagions sortira le 26 mars chez Einaudi en e-book, en collaboration avec le Corriere della Sera – l’auteur reversera une partie de ses droits d’auteur pour la gestion de l’urgence sanitaire et la recherche scientifique. Rester à terre Des après-midi de nerd. Contre les pandémies, l’écologie, par Sonia Shah (Le Monde diplomatique, mars 2020) Serait-ce un pangolin ? Une chauve-souris ? Ou même un serpent, comme on a pu l’entendre un temps avant que cela ne soit démenti ? C’est à qui sera le premier à incriminer l’animal sauvage à l’origine de ce coronavirus, officiellement appelé SRAS-CoV-2 (1), dont le piège s’est refermé sur plusieurs centaines de millions de personnes, placées en quarantaine ou retranchées derrière des cordons sanitaires en Chine et dans d’autres pays.

S’il est primordial d’élucider ce mystère, de telles spéculations nous empêchent de voir que notre vulnérabilité croissante face aux pandémies a une cause plus profonde : la destruction accélérée des habitats. Depuis 1940, des centaines de microbes pathogènes sont apparus ou réapparus dans des régions où, parfois, ils n’avaient jamais été observés auparavant.

Or ces derniers n’y sont pour rien. Ebola l’illustre bien. Dangers de l’élevage industriel Même phénomène s’agissant des maladies véhiculées par les tiques. Bill Gates. 1) It is reminding us that we are all equal, regardless of our culture, religion, occupation, financial situation or how famous we are. This disease treats us all equally, perhaps we should to. If you don’t believe me,just ask Tom Hanks. 1) 它提醒我们,无论我们的文化、宗教、职业、经济状况或我们有多出名,我们都是平等的。 这种病对我们大家一视同仁,也许我们都应该如此。 如果你不相信我,问问汤姆·汉克斯。 2) It is reminding us that we are all connected and something that affects one person has an effect on another. 2) 它提醒我们,我们都是彼此相连的,影响一个人的事情会对另一个人产生影响。 3) It is reminding us of how precious our health is and how we have moved to neglect it through eating nutrient poor manufactured food and drinking water that is contaminated with chemicals upon chemicals. 3) 它提醒我们,我们的健康是多么宝贵,我们是如何通过食用营养不良的人造食品和饮用水而忽视它的,这些食品和饮用水都被化学物质污染。

4) It is reminding us of the shortness of life and of what is most important for us to do, which is to help each other, especially those who are old or sick. 4) 它提醒我们生命的短暂,提醒我们最重要的是要互相帮助,特别是那些年老或生病的人。 5) 它提醒我们,我们的社会已经变得多么物质化。 8) 它提醒我们要控制好自我。 自己。 12) 它提醒我们地球生病了。 Moustapha Dahleb réagit à sa manière au Coronavirus. L’écrivain tchadien, Moustapha Dahleb, la plus belle plume tchadienne, a réagi, à sa manière, à la crise de la nouvelle pandémie qui fouette à coups durs le monde.

Dans un texte alléchant, il a laissé la littérature exprimer le mal ressenti par l’humanité. Un texte qui révèle, également, une lueur d’espoir. Voici le texte : L'HUMANITÉ ÉBRANLÉE ET LA SOCIÉTÉ EFFONDRÉE PAR UN PETIT MACHIN. Un petit machin microscopique appelé coronavirus bouleverse la planète. Quelque chose d'invisible est venue pour faire sa loi.