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Photographie de guerre - enquête finale

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La mission de médiation culture confiée à Francis Brun-Buisson - Communiqués de presse. Francis Brun-Buisson, Conseiller-Maître à la Cour des Comptes a été chargé, le 21 juin 2013, par la Ministre de la Culture et de la Communication d'une mission de médiation entre les photographes, les agences de presse et les éditeurs de presse.

Cette concertation, qui doit aboutir à la signature d'un ou de plusieurs codes de bonnes pratiques en matière d'utilisation de photographies de presse, associera l'Union des Photographes Professionnels-Auteurs (UPP), l'association Photographes-Auteurs-Journalistes (PAJ) et les membres de la Fédération Française des Agences de Presse (FFAP). Dans la lettre de mission confiée à Francis Brun-Buisson, le Ministère de la Culture et de la Communication rappelle que "la photographie de presse est un élément majeur de l'information qui traverse, depuis plusieurs années, une crise dont les conséquences pèsent lourdement sur le photojournalisme". - L'encadrement de l'usage de la mention "Droits Réservés"

Offre Getty : photographes pros, restez vigilants ! Ll y a une semaine, l'Agence Getty Images a annoncé qu'elle mettait gratuitement à disposition d'utilisateurs - principalement des réseaux sociaux, des blogs et des sites d'information "pure player"- 35 millions de photographies. Dans ce communiqué, Getty précisait, par la voix de son Président Craig Peters, que l'utilisation gratuite de ces photos devait bénéficier aux photographes professionnels distribués par Getty.

Mais comment la gratuité pourrait-elle leur bénéficier alors que ces mêmes photographes vivent précisément des droits d'auteur générés par l'utilisation des images qu'ils produisent ? Plus loin, Getty précisait que sa nouvelle offre légale était soumise à la condition que l'exploitation des photos accompagne un contenu éditorial, non commercial et non publicitaire. De ce dernier aspect dépendra le comportement des photographes professionnels et notre point de vue, la vigilance demeurant le maître-mot en attendant d'en savoir plus...

« J’ai honte de cette réputation de photographe de guerre » | Vu de Visa. Autour de la table, cinq géants de la photo de guerre. John G. Morris, David Douglas Duncan, Don McCullin, Patrick Chauvel et Yuri Kozyrev se sont rencontrés, jeudi au palais des congrès de Perpignan. Une conférence organisée par Visa pour l’image et qui dresse un constat simple pour leur profession : « Rien n’a changé ». Sur le front, ils ont fait leurs preuves. Depuis soixante-dix ans, ces cinq pros du photojournalisme ont couvert les plus grands conflits mondiaux, de la Seconde Guerre mondiale à la Syrie en passant par le Vietnam. Le débat des photographes de guerre, jeudi à Perpignan (Jérémie Lorand) Réunis jeudi au palais des congrès, ils ont tenté de mettre des mots sur ce qu’ils ont photographié pendant des années. Face aux questions de Rémy Ourdan, directeur adjoint de la rédaction du Monde, l’exercice s’est plus souvent apparenté à un échange de compliments qu’à une profonde analyse de la profession.

Don McCullin espérait à ses débuts, combattre l’injustice. Pour Patrick Chauvel : Lettre d'une pigiste perdue dans l'enfer syrien - 9 août 2013. Ce texte sur son expérience syrienne a été publié le 1er juillet 2013, sur le site de la 'Columbia Journalism Review', par Francesca Borri, journaliste indépendante italienne, par ailleurs auteur d'un livre sur le Kosovo et d'un autre sur les rapports entre Israéliens et Palestiniens intitulé 'Quelqu'un avec qui parler' (Manifestolibri, 2010). Il a suscité de très nombreuses réactions, auxquelles Francesca Borri a elle-même répondu sur le site du 'Guardian'. Il nous a semblé qu'il méritait d'être traduit en français. Il m’a finalement écrit. Voilà plus d’un an que je lui envoie des articles à la pige. Le même jour, dans la soirée, j’ai retrouvé le camp rebelle où je vivais, au beau milieu de cet enfer qui s’appelle Alep, et dans la poussière et la faim et la peur, j’ai espéré trouver un ami, un mot compatissant, un geste tendre.

A vrai dire, j’aurais dû comprendre ça la fois où mon rédacteur en chef m’a demandé un article sur Gaza, parce que Gaza, comme d’habitude, était bombardé. A Visa pour l’image : « Je ne veux pas que des mômes prennent des risques pour la gloire » | Vu de Visa. Jean-François Leroy à Perpignan (Alexandra Avakian) Neuf journalistes tués en Syrie.

Cette année, la croisade de Jean-François Leroy, directeur de Visa pour l’Image, le festival du photojournalisme de Perpignan, c’est la violence faite aux journalistes, les jeunes photo reporters en particulier. Il se sent une part de responsabilité, dit-il. Paradoxalement, cette 24ème édition ne propose qu’une exposition sur le conflit syrien et présente davantage de sujets magazine. Un choix qu’il assume, guidé en priorité par le regard et le talent du photographe. Interview. Après toutes ces années, comment évitez-vous de tomber dans la routine quand vous choisissez les photos ? Jean-François Leroy : Je reçois plus de 4 000 propositions par an. On ne peut pas tous les ans avoir une exposition sur les SDF.

Cette année, j’ai reçu 257 sujets sur les Roms. Si je me mets à avoir des cases, ça va être vite rempli. Selon vous, le regard du photographe a-t-il évolué depuis 20 ans ? Non. Oui. Wilfrid Estève: "Je suis pigiste par choix" En moyenne, Wilfrid Estève fait tous les six mois des reportages pour des hebdomadaires. C'est progressivement qu'il s'est fait connaître dans l'univers du photojournalisme, convaincu que "lorsque l'on est indépendant, on est obligé de vendre". Invité par l'École de journalisme de Sciences Po à donner une master class , il livre ses conseils sur comment vendre une pige en photojournalisme. Il est important de rédiger un synopsis détaillé à propos des reportages que l'on souhaite mener avant de les présenter à des rédactions. Après avoir creusé et enquêté pour l'établir, il faut dégager des angles et donner les couleurs des histoires.

Pour Wilfrid Estève, la conception d'un synopsis est primordiale. Pour cela, un pigiste doit connaître l'ensemble des publications auxquelles il souhaite s'adresser. D'autre part, il ne faut pas se cantonner à la France. " . . . , c'est-à-dire s'occuper des légendes des photos par exemple. . . . Ces photographes de guerre qui risquent leur vie pour moins qu’un Smic.

Cette photographe de 26 ans, tuée alors qu’elle effectuait un reportage en République centrafricaine, est emblématique d’une génération de reporters qui partent couvrir des conflits seuls, sans contrat et sont, de fait, plus exposés. «Détérioration mais aussi parfois précarisation réelle, notamment pour les reporters de guerre photographes» : l’enquête de la Société civile des auteurs multimédia (Scam) dénonçait en novembre 2013 leurs conditions sociales, précisant que 50% d’entre eux ne sont pas assurés et partent avec «leurs propres moyens, sans contrat de travail».

Patrick Roche, président de l’Union des photographes professionnels (UPP), confirme cette tendance : «les journalistes de façon générale, les photographes en particulier, partent dans des conditions de plus en plus difficiles, sans véritable commande». «Les freelance, pour économiser sur les reportages, sacrifient les déplacements avec des chauffeurs. Patrick Chauvel, tout feu tout flamme. Acteur majeur de la réussite des agences françaises, il est aujourd’hui réalisateur et romancier. « Sky », son dernier roman, est un succès de librairie.

C’est un séducteur : bagout, talent pour l’anecdote et l’autodérision. C’est un sens aigu de la confraternité : fidélité en amitié comme à l’héritage de son père, le grand reporter Jean-François Chauvel et de son oncle, Pierre Schoendoerffer. C’est une totale inaptitude aux contingences matérielles du quotidien. Patrick Chauvel a un cœur « gros comme ça », comme les éclats d’obus qui l’ont épinglé au Cambodge ou à Panama et qu’il fait parfois cliqueter telles des médailles. Vos débuts en agence ? Après France Soir en 1970 et Pierre Lazareff comme premier patron, c’est Göksin Sipahioglu qui m’embauche à Sipa Presse ; puis je rejoins l’agence Sygma pour laquelle je couvre la majeure partie des conflits, du Viêtnam à Israël et la Palestine. Qu’est-ce qui vous a fait quitter Sipa ? Haïti, 1991. Patrick Chauvel / Sygma / Corbis.

Tout à fait. 71 journalistes ont été tués en 2013. 71 journalistes ont été tués en 2013 2013 en chiffres :Journalistes tués : 71 (-20%) Journalistes interpellés/arrêtés : 826 (-6%)Journalistes agressés ou menacés : 2160 (+9%)Journalistes enlevés : 87 (+129%)Journalistes qui ont fui leur pays : 77 (+5%) Collaborateurs des médias tués : 6 Net-citoyens et citoyens-journalistes tués : 39 (-17%) Blogueurs et net-citoyens arrêtés : 127 (-12%) Journalistes tués : 39 % en zone de conflit 8% de freelance 4% de femmes journalistes Types de médias : Presse écrite : 37% Radio : 30% TV : 30% Web (portail d’information en ligne) : 3% 178 journalistes emprisonnés (au 15 décembre 2013) Le bilan annuel des violations de la liberté de l’information, établi chaque année par Reporters sans frontières, témoigne en 2013 d’un niveau élevé de journalistes tués dans l’exercice de leurs fonctions (71) malgré une légère baisse (-20%) et d’une augmentation importante des enlèvements (+ 129%).

Au moins 178 journalistes sont emprisonnés à ce jour. Reporters de guerre et ONG : coopération à risques ? Les organisations non gouvernementales façonnent-elles la vision des conflits proposée par les médias ? C'est le sujet de notre émission de cette semaine.Souvent indispensables pour accéder à certaines zones de guerre, les ONG humanitaires sont des alliées privilégiées des reporters.

Mais cette coopération pose plusieurs questions : dans quelles circonstances faut-il accepter d'être "embedded" avec les humanitaires ? Face aux caméras, sauveteurs et victimes ne sont-ils pas tentés de mettre en scène leur dévouement, ou leur souffrance ? Imaginez-vous un instant reporter pour un grand média français. World press photo 2013, ou la souffrance assombrie désaturée.

Le choc des photos de guerre, par Michel Guerrin. Oublier Photoshop? Le World Press Photo fait avancer le débat. Photo Paul Hansen: version publiée sur le site du WPP (en haut); version publiée par le Dagens Nyheter du 21/11/2012 (en bas). Dans la vie de tous les jours, notre rapport le plus courant à l’image d’information est celui de la transparence. Dans la presse, à la télévision, l’image est utilisée pour véhiculer des contenus qui nous importent plus que les conditions de sa réalisation, supposées relever de la simple médiation technique.

Alors que l’appréciation individuelle de l’œuvre cinématographique forme un accompagnement naturel de cet art, au point d’influer sur sa réception par le biais du bouche à oreille, l’occasion n’est pas fréquemment donnée de discuter d’une photographie. Lorsqu’un débat émerge, il est souvent accaparé par des experts, seuls à maîtriser les données techniques qui permettent une lecture élaborée. Il faut des conditions d’appropriabilité particulières pour permettre une conversation plus large (comme celle qui accueille la publication du portrait présidentiel). TÜRKİYE'DE ZAMAN. -You have been in Turkey a number of different times. How many times is it now, with this visit? What topics have you worked on in Turkey? -I came to Turkey for the first time in 1981. Since then I have actually had many opportunities to visit.

Up until 1993, I always came to work on shorter stories, but when I visited in 1993, I stayed for 6 months and toured around the country. That particular job of mine was published in the May 1994 edition of the National Geographic magazine. -How do you chose your topics? -I have been working in this region now for 30 years. -What sort of preparations do you do before you start working on a project?

- I read for months. -What have been your longest-lasting projects? -Projects I have done concerning war and peace. -You worked for many years for many important publications, such as National Geographic, Life, andTime magazines. -Well, there can be no question that those names do open doors. -You formed an agency called “Webistan.” La dégringolade du scoop au buzz. Si je suis un homme en colère, je n’en suis pas moins un homme profondément outré. Je ne vais pas revenir sur cette phrase ni m’en excuser, car si l’emploi de mots grossiers permet à Visa pour l’image de porter plus loin le cri qu’il pousse depuis vingt-trois ans, je suis désolé que l’on m’en fasse reproche.

En revanche, je peux profiter de la chance qui m’est donnée pour étayer, préciser et affiner ce propos - et ainsi répondre à la demande justifiée de Bernard Revel. Car il a raison : défendre la profession que j’espère représenter en dénonçant le traitement désastreux et parfois même tout à fait ridicule de l’information, c’est mon travail et mon rôle. De la même manière que Greenpeace milite pour l’environnement.

De surcroît, il faut rappeler le contexte de cette phrase - «presse de merde» - car il a son importance. Ironiquement, par ce revirement médiatique, Saïf al-Islam illustre parfaitement ce que Visa dénonce. Alors oui, on vend. Photojournaliste, le « fucking job » de William Dupuy. Cet article fait partie du dossier de la semaine du 07.04.14 : Paroles de photojournalistes William Dupuy est un photographe qui collabore régulièrement avec des titres français et étrangers (VSD, Libération, L’Equipe Mag, Télérama, Yards Magazine…), tout en réalisant des sujets proches du documentaire.

Au moment des événements en Ukraine puis en Crimée, un échange sur Facebook sur la situation des photojournalistes freelance nous avait interpellés. Nous en avons fait notre point de départ pour lui poser des questions sur son métier. La tribune des révoltés, reportage sur les Ultras Ahlawy réalisé en février 2012 en Egypte (VSD). « Notre métier est immortel, il y aura toujours une histoire à raconter en bas de chez toi ou à l’autre bout du monde. » William Dupuy : Alors avant de dire ce que je pense de la situation des photojournalistes freelance, je vais respirer un grand coup et chercher la zénitude au fond de moi… J’ai vite tendance à devenir virulent lorsque je parle de mon métier.

Au-delà des clichés rwandais. LE MONDE CULTURE ET IDEES | • Mis à jour le | Par Claire Guillot Les photographes et les journaux ont-ils failli à leur tâche lors du génocide rwandais, qui a vu 800 000 Tutsi assassinés d’avril à juillet 1994 ? L'événement a été parfois qualifié de « génocide sans images », tant les médias ont été jugés incapables, à l'époque, de donner à voir cette tuerie programmée. Nathan Réra, historien de l'art, a consacré un livre passionnant à la représentation visuelle de l'événement, Rwanda, entre crise morale et malaise esthétique.

Il précise : « Il faut savoir ce qu'on entend par “génocide sans images”. Le moment où la machette tombe sur la tête de la victime, effectivement, n’a quasiment pas été enregistré, parce que les génocidaires empêchaient quiconque d’approcher. » Une seule exception : un film du journaliste britannique Nick Hughes, tourné de loin, au téléobjectif. L'image n'a pas été publiée en France à l'époque. No 27  mai 2011 Images de guerre, photographies mises en page.

André Gunthert. Paysages du désastre, territoires de la mémoire. Photographie : Don McCullin, hanté par les images. Le Clin de l'œil | Carnet de recherche visuel, par Audrey Leblanc. La photographie de guerre (II) La solitude du photographe. L'entretien. Prix Bayeux - James Nachtwey débarque en Normandie - Paris Match. Le Blog du Prix Bayeux 2013 » Bayeux 2013 : montrer les guerres que l’on ne peut plus voir.

"La fille de la photo" sort du cliché. Visa pour l'image : les papis de la photo de guerre font de la résistance. Les photographes de guerre dépriment aussi. Hommage à Larry Burrows, photographe de guerre et homme de paix (1926-1971). - Photo reflex numérique, tests appareil photo et conseils d’expert photographe. Pourquoi les photos de la guerre en Syrie n'en ont pas changé le cours.