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Ethique. Comment Nike a été forcé de changer ses pratiques. Rédigé par Annabelle, le 11 Jan 2013, à 15 h 50 min Cette information dont le Guardian(1) anglais s’est fait écho l’année dernière devrait convaincre même les plus sceptiques : oui, le travail et l’activisme des associations peut donner des résultats concrets ! Cela se produit même lorsqu’on s’attaque à des “Goliath” : Nike, qu’on ne présente pas, a plié sous la pression des activistes qui l’exhortent depuis des années à employer des méthodes plus éthiques. Le géant américain n’a eu d’autre choix que de changer sa politique et ses pratiques. Un travail de longue haleine pour la défense des droits Cela fait 20 ans que Nike est régulièrement attaqué pour des pratiques plus que douteuses dans le meilleur des cas, inadmissibles voire inhumaines dans d’autres. Le spécialiste américain des vêtements, accessoires et matériel de sport s’est fait épinglé plus d’une fois sur le terrain des conditions de travail déplorables pour les ouvriers des usines sous-traitantes.

Rédigé par Annabelle. Sweatshops : comment Nike s'est refait une virginité. Le géant de la basket a longtemps été le symbole des mauvaises conditions de travail. Il n'y a pas si longtemps, Nike était encore dénoncée publiquement pour ses pratiques de travail, à tel point que l'image de la société et les ventes en avaient grandement souffert. L'effondrement d'une usine au Bangladesh en avril dernier a servi de rappel : si Nike a réussi à redorer son blason, ses techniques de production n'ont pas vraiment évolué. Nike a été l'une des premières entreprises contestées pour la simple raison qu'elle était la plus florissante. Son modèle commercial consistait à sous-traiter la fabrication de ses produits et dédier l'argent économisé à des campagnes de marketing agressif. La marque a restauré son image. Certes, elle n'a pas totalement réussi à rendre ses usines parfaites mais on ne peut nier que l'entreprise a accompli l'un des revirements les plus impressionnants de ces dernières années. 1992 : Ballinger publie un dossier contre Nike.

Article de Max Nisen. Mars 2015 – tpenike. Nike, au travers de ses sous-traitants, ses circuits de distribution, de marketing et de recherche à travers le monde peut prendre des décisions à l’échelle globale : – elle pourra choisir d’investir dans le marketing dans tel ou tel pays – selon les derniers résultats, choisir de renouveler un contrat chez un sous-traitant de tel pays ou dans un autre plus intéressant – ajuster ses tarifs, et sponsoriser des équipes de sport – lancer de nouveaux modèles, des campagnes de marketing localisées – etc … Aujourd’hui, l’entreprise s’est libérée d’un maximum de contraintes pour pouvoir agir le plus largement possible, et être une entreprise dynamique et puissante. En séparant judicieusement son activité dans le monde, telles que la recherche, la production, la diffusion, et en choisissant d’employer des sous-traitants, elle se libère d’un maximum de contraintes tout en privilégiant les solutions les plus intéressantes économiquement :

Nike encore critiquée pour ses conditions de travail à l'étranger | Fabrication. Des dizaines de travailleurs interrogés par l'Associated Press (AP) et un document publié par Nike laissent croire que le géant des espadrilles et des vêtements de sport a encore un long chemin à parcourir avant de respecter les normes qu'il a lui-même établis il y a une décennie afin de faire cesser sa dépendance à la main-d'oeuvre de misère. Cela ne semble pas avoir empêché les agressions supposément subies par des travailleurs de l'usine du Pou Chen Group à Sukabumi, à plus de 100 kilomètres de Jakarta. L'entreprise n'a pas commencé à fabriquer des produits Converse avant que quatre ans ne se soient écoulés depuis l'achat de Converse par Nike. Une employée a soutenu avoir reçu un coup de pied d'un superviseur l'an dernier, après avoir fait une erreur en coupant du caoutchouc pour les semelles.

«Nous sommes impuissants», a déclaré la femme. Les 10 000 travailleurs de l'usine, pour la plupart des femmes, gagnent environ 50 cents US de l'heure. Malgré les drames et scandales, l'industrie a la mémoire courte. FOCUS - L'effondrement meurtrier du Rana Plaza au Bangladesh a contraint les géants de la mode à s'engager à améliorer la sécurité des usines du pays. Sur fond de course à la productivité, le risque d'accidents persiste malgré les promesses des industriels.

«Sur le front des conditions humaines du travail, on refait toujours les mêmes erreurs», juge Michel Llory*, ingénieur spécialiste de la sécurité et de la prévention des accidents. Derrière chaque catastrophe industrielle ou drame de la sous-traitance, selon lui , «le même scénario se répète: l'industrie s'excuse et puis oublie.» Un constat sévère qui jette un froid suite à la signature par 31 géants du textile d'un accord visant à améliorer la sécurité des usines au Bangladesh. Ces dernières années, de nombreux géants de l'industrie ont été mis à l'index pour leur recours à une sous-traitance à bas coût, au mépris souvent des règles élémentaires de sécurité ou des conditions de travail de la main d'oeuvre locale.