La Table de Peutinger. La Table de Peutinger est un document qui a des points communs avec la Tapisserie de Bayeux quant à son format puisqu’il s’agit d’un parchemin qui fait presque sept mètres de long pour 33 cm de hauteur. C’est une copie d’un document plus ancien qui a été faite vers 1200 (donc postérieurement à la Tapisserie de Bayeux). Elle doit son nom à l’humaniste qui en fut le propriétaire, Conrad Peutinger (1465-1547).
Le livre récent de Richard Talbert [] va nous permettre de comprendre ce qu’est cet objet, ce qu’on y trouve et quel pouvait être le rôle de l’original. Pour en avoir une première vision, une visite à un site où on peut la voir s’impose, par exemple celui (tout en latin) de la Bibliotheca Augustana d’où est tirée la partie occidentale de la vue générale : Talbert dans son titre parle de Carte à la place du nom traditionnel de Table. Pour mieux comprendre la Table, examinons-en la partie centrale, (Pars VI sur le site) centrée sur Rome : Cliquer sur l’image pour l’agrandir. L’utilisation de la religion dans la légitimation du pouvoir : quelques pistes de recherche pour les années 44-42 av. J.-C.
Texte intégral 1La mort de César crée un vide politique qui entraîne l’intensification des luttes pour le pouvoir. Les années 44-42 sont particulièrement confuses : les Césariens s’opposent aux Républicains, mais se déchirent aussi entre eux. Les principaux acteurs de ces conflits, Marc Antoine, Octavien, Lépide, Brutus, Cassius et Sextus Pompée, ne se contentent cependant pas de la force armée pour accéder au pouvoir. Tous cherchent également la reconnaissance de leurs concitoyens et élaborent dans ce but différents discours et actes de légitimation par lesquels ils s’attachent à justifier la place qu’ils revendiquent dans l’État. 2Parmi ces pratiques de légitimation politique, on trouve l’utilisation de références religieuses. 3Dans le cadre de cette journée consacrée aux religions grecque et romaine, il a semblé intéressant d’essayer de mesurer précisément l’importance des revendications de type religieux dans la politique romaine de la fin de la République.
Yves Modéran. Les premières cités et la naissance de l’écriture. Qu’y a-t-il de commun entre la Mésopotamie, l’Égypte, l’Indus à la fin au IVe millénaire av J.C, la Chine au XIIIe s av J.C, l’Amérique centrale au IVe s av J.C ? Réponse : la naissance de l’écriture ! Tel est l’objet de cet agréable ouvrage, actes d’un colloque tenu à Nice en 2009. Contrairement à ce que l’on enseigne souvent, l’écriture n’est pas issue d’un seul foyer qui se trouverait au Proche Orient. Elle apparait, à des époques et dans des lieux différents avec des formes, des structures et des répertoires variés, dans, plus souvent, le cadre de systèmes mixtes combinant à la fois des mots entiers et des syllabes.
De fait, écrire ne consiste pas seulement à noter des mots mais requiert un niveau d’analyse de la langue utilisée. A quoi sert l’écriture ? Si certaines écritures disparaissent (le cunéiforme par exemple), l’idée même d’écrire perdure. Les emprunts se font-ils à l’identique ? Certaines écritures restent encore à déchiffrer. . © Clionautes. Site officiel de l'UMR Orient & Méditerranée (Paris) Actualités de l’équipe Mondes sémitiques Présentation de l’équipe "Mondes sémitiques" Direction : Françoise BRIQUEL-CHATONNET Les recherches de l’équipe Mondes sémitiques (ex-LÉSA - Laboratoire des études sémitiques anciennes) portent historiquement sur le monde sémitique occidental ancien.
Le terme de “monde”, volontairement souple, souligne que le champ d’études se focalise sur les peuples de l’Antiquité qui utilisaient des langues appartenant au groupe sémitique occidental et les écrivaient dans une écriture alphabétique, mais qu’il comprend aussi les zones d’expansion de ces cultures sémitiques hors du Proche-Orient (Afrique du Nord pour la culture phénicienne, Éthiopie et Érythrée pour les Sabéens, bassin méditerranéen pour la culture juive, Mésopotamie, plateau iranien et Asie en général pour la culture araméenne et plus tard syriaque). Elles se sont élargies également à la culture akkadienne et mésopotamienne elle-même. Mondes pharaoniques - Site officiel de la composante de l'UMR 8167 CNRS. Depuis le 1er janvier 2014, la composante Mondes pharaoniques de l’UMR 8167 Orient et Méditerranée CNRS est dirigée par Pierre Tallet.
Le 1er janvier 2010, l’UMR 8152 "État, religion et société dans l’Égypte ancienne et en Nubie" avait rejoint l’UMR 8167 "Orient et Méditerranée", créant la composante "Mondes pharaoniques", dirigée par Dominique Valbelle. En savoir plus...