La guerre contre le partage doit cesser

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J’ai fait un cauchemar horrible cette nuit. J’ai rêvé que non content de rallonger ad nauseam la durée du copyright « ils » osaient s’en prendre au sanctuaire du domaine public… Le titre de ce billet ne fait pas dans la demi-mesure. C’est pourtant un évènement grave et révélateur de notre trouble époque qui a eu lieu récemment aux USA (et passé relativement inaperçu en France). « Au fil des ans, la durée de protection par le droit d’auteur n’a cessé d’augmenter. Ils ont violé le domaine public ! Ils ont violé le domaine public !
ACTA

Photos du mur
STOP ACTA - ALERTE CITOYENNE - NON à ACTA - STOP au KRAKEN
Numerama le révélait ce midi. Kader Arif, le rapporteur de l'ACTA au Parlement Européen, a décidé de démissionner par surprise de sa mission cruciale pour la ratification de l'accord anti-contrefaçon. C'est bien la signature de l'accord par l'Union Européenne à Tokyo ce jeudi qui a motivé sa décision. "Je tiens à dénoncer de la manière la plus vive l'ensemble du processus qui a conduit à la signature de cet accord : non association de la société civile, manque de transparence depuis le début des négociations, reports successifs de la signature du texte sans qu'aucune explication ne soit donnée, mise à l'écart des revendications du Parlement Européen pourtant exprimées dans plusieurs résolutions de notre assemblée", dénonce-t-il. ACTA : démissionnaire, Kader Arif dénonce "une mascarade"

ACTA : démissionnaire, Kader Arif dénonce "une mascarade"

Say no to ACTA
Cinglante et prémonitoire citation de David Bowie sur l'avenir de l'industrie musicale Nous sommes en 2002 et le New York Times consacre un long sujet sur David Bowie. On l’invite tout à coup à s’exprimer sur l’industrie musicale… Dix ans plus tard, le copyright n’a pas disparu, loin de là, mais il est à juste titre attaqué de tout part. Quant à l’industrie musicale, elle ne se porte guère mieux si ce n’est pire. « La musique elle-même est en passe de devenir comme l’eau courante ou l’électricité » et, ne vous en déplaise, « c’est absolument passionnant » ! Cinglante et prémonitoire citation de David Bowie sur l'avenir de l'industrie musicale
Richard Stallman et Co

Les dangers du livre électronique, par Richard Stallman

Le jour viendra où lire tranquillement un livre dans un parc deviendra un acte de résistance. Nous ne sommes plus très loin en effet de Fahrenheit 451 et surtout de la nouvelle Le droit de lire, rédigée par Richard Stallman en… 1997, et malheureusement plus proche aujourd’hui de la triste réalité que de la fiction délirante[1] Le même Richard Stallman se livre ci-dessous à une comparaison édifiante entre un livre papier et un livre électronique (ou e-book). Je me retourne et suis alors bien content de trouver encore de vrais livres dans ma bibliothèque… Les dangers du livre électronique, par Richard Stallman
Outre la réaction immédiate de Nicolas Sarkozy, plusieurs candidats déclarés à l'élection présidentielle ont réagi à la fermeture des sites de la « galaxie Mega ». Eva Joly, Corinne Lepage, Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan mais également le Parti socialiste souhaitent revoir en profondeur le système français de lutte contre la violation du droit d'auteur. Peu de temps après l'annonce de la fermeture du site MegaUpload, le chef de l'Etat a salué l'opération menée conjointement par le département américain de la justice et le FBI. MegaUpload : les candidats à la présidentielle critiquent l'appel au renforcement de l'Hadopi MegaUpload : les candidats à la présidentielle critiquent l'appel au renforcement de l'Hadopi
L’hindouisme serait-elle la plus libre des religions au sens du… logiciel libre ? Telle est l’hypothèse originale de Josh Schrei qui y voit des caractéristiques d’ouverture et un processus de développement que ne posséderaient pas les religions monothéistes[1] Remarque : Cette traduction a été proposée sur Twitter/Identica et gentiment relayée par certains grands comptes a été bouclée collectivement dans la joie et la bonne humeur. L'hindouisme : la plus libre des religions ? L'hindouisme : la plus libre des religions ?
Ressources libres/Copyleft

Le XXIe siècle sera libre ou ne sera pas La courte traduction ci-dessous se résume en une idée simple (simpliste ?) : le XXe siècle était industriel et fermé, le XXIe siècle sera informationnel et ouvert en suivant « The Open Way ». Et effectivement le « open » surgit de partout aujourd’hui, le Framablog n’est pas le dernier à en témoigner[1] Sauf si ceux du passé, visiblement dépassés, nous enferment dans un monde orwellien. Le XXIe siècle sera libre ou ne sera pas
Raleigh, Montréal... quelle sera la première ville Open Source du monde ? Raleigh, Montréal... quelle sera la première ville Open Source du monde ? Deux traductions pour s’interroger ensemble sur le concept de « ville Open Source ». Il s’agit de voir ici la ville comme une plateforme, une plaque tournante, un incubateur, bref un lieu privilégié où peuvent s’épanouir les entreprises et start-up qui placent l’open source au cœur de leur stratégie et de leur développement. Les villes de Raleigh (USA) et Montréal (Canada) souhaitent apparemment poser candidature et ont, semble-t-il, de bons arguments.
La montée de la consommation collaborative

La montée de la consommation collaborative

“La consommation collaborative correspond au fait de prêter, louer, donner, échanger des objets via les technologies et les communautés de pairs”, explique le site éponyme lancé par Rachel Botsman et Roo Rogers, les auteurs de What’s mine is yours, the rise of collaborative consumption (Ce qui est à moi est à toi, la montée de la consommation collaborative). Ceux-ci affirment d’ailleurs que cette pratique est en passe de devenir un “mouvement”. Un mouvement qui va des places de marchés mondiales comme eBay ou Craiglist à des secteurs de niches comme le prêt entre particuliers (Zopa) ou les plates-formes de partage de voitures (Zipcar).
L’industrie du Copyright - Un siècle de mensonge Depuis plus d’un siècle les chiens du copyright aboient, la caravane qui transporte la création passe… Piano mécanique, gramophone, radio, film parlant, télévision, photocopieuse, cassette audio, mp3, internet… à chaque fois qu’est apparu une nouvelle technologie, elle a drainé inévitablement avec elle sa cohorte de réactionnaires hostiles[1] C’est alors toujours la même rengaine : on brandit la menace de la mort du message alors qu’il ne s’agit que de la mort des messagers qui profitaient du système précédent et qu’il y aura toujours des auteurs de messages. Une nouvelle traduction de notre ami Rick Falkvinge qui rend optimiste quant à l’issue du combat actuel.

L’industrie du Copyright - Un siècle de mensonge

Pas de musique classique libre ? Louons les services d'un orchestre symphonique ! Alors même que la plupart des compositeurs sont depuis longtemps dans le domaine public, il est extrêmement rare, voire impossible, de pouvoir écouter et partager librement de la musique classique de qualité, à fortiori lorsque le répertoire exige plus de quatre-vingts musiciens. Parce que l’interprétation elle est soumise au classique et restrictif droit d’auteur. Idem pour l’enregistrement qui entre dans le cadre des droits voisins.
En février dernier nous mettions en ligne un extrait du film Patent Absurdity où Richard Stallman prenait appui sur la musique pour illustrer les dangers d’une dérive des brevets. Au départ, il s’agissait de protéger et développer l’innovation, mais aujourd’hui, à force d’avoir laissé breveter un peu tout et n’importe quoi, on ne peut que constater la stricte inversion des rôles. Et ceci est particulièrement vrai dans le domaine des brevets logiciels[1] Il va falloir continuer à faire pression sur le politique pour qu’il cesse de démissionner face à l’économique, sinon c’est bien un monde bloqué et sous contrôle que l’avenir nous réserve… Les start-ups dans le labyrinthe des brevets Peut-on encore sortir du labyrinthe des brevets ?
L'ordinateur personnel est mort pour laisser place à des prisons dorées ? Qu’est-ce que Framasoft, si ce n’est au départ avant tout un vaste service se proposant de mettre en relation les développeurs et les utilisateurs (que l’on souhaite toujours plus nombreux) de logiciels libres. Un service d’autant plus pertinent que l’on peut facilement installer et tester les logiciels et que les développeurs (dont on n’entrave ni la création ni l’innovation) se trouvent disséminés un peu partout sur le Web. Le problème c’est qu’aujourd’hui tout ce processus est remis en cause par le développement conjoint du cloud et des appareils mobiles (smartphones, tablettes…) à qui l’on demande de ne venir s’abreuver qu’à une seule source dûment contrôlée : la boutique d’applications, ou apps, Apple ou Google.
Il n’y a aucune justification à la guerre actuelle menée contre le partage en général et celui de la musique en particulier, nous dit ici Richard Stallman, non sans proposer au passage quelques pistes pour sortir de cette inacceptable situation. On remarquera que cet article ne figure ni sur le site de GNU ni sur celui de la FSF mais sur son site personnel[1] En finir avec la guerre au partage Ending the War on Sharing Richard Stallman - Septembre 2009 - Site personnel(Traduction Framalang : Claude et Goofy) Quand les maisons de disques font toute une histoire autour du danger du « piratage », elles ne parlent pas d’attaques violentes de navires. La guerre contre le partage doit cesser, nous dit Richard Stallman