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Agri/rural

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Village – Le magazine fait par des journalistes ruraux, qui deniche des initiatives innovantes à la campagne. L'écovillage bâti à l’envers qui veut remettre le monde à l’endroit. Au Hameau des Buis, au cœur de l’Ardèche, se joue depuis dix ans une aventure humaine peu ordinaire.

Autour d’une école à la pédagogie innovante s’est construit un écovillage, rassemblant ceux qui veulent vivre différemment, en conjuguant acquis de la modernité et sobriété écologique. Sur ce lieu, des maisons bioclimatiques, bâties avec des matériaux écologiques et locaux, ont vu le jour. Et des liens intergénérationnels, basés sur l’écoute et la solidarité, se tissent. Petite visite de ce projet expérimental, où les habitants apprennent à vivre ensemble, autrement. C’est un village qui s’est construit à l’envers. L’école bien avant les premières maisons. Malgré le relatif succès de l’école qui attire une douzaine d’enfants des environs, les financements manquent.

Trois fois moins énergivore Une fois installés, les habitants paient un loyer – 500 € pour une maison de trois pièces – qui sert à financer les infrastructures collectives, dont l’école. En 2007, la première famille emménage. Irène et Fabrice, autonomes dans un havre de permaculture. Quand on arrive à la ferme de Sourrou, à la sortie de la commune de Bourrou en Dordogne, on découvre un lieu hors-du-commun, à l’image de ceux qui l’habitent et l’ont construit eux-mêmes. Irène et Fabrice y vivent depuis presque quinze ans ; la construction de leur maison – qu’ils ont bâtie eux-mêmes - a commencé en 1997 et s’est achevée en 1999, en tout cas en ce qui concerne les parties principales ; Irène et Fabrice ne comptent effectivement pas s’arrêter en si bon chemin et continuent à l’agrandir au fur et à mesure, et ce toujours en totale autonomie.

De plus cette maison est bioclimatique, un terme technique qui signifie qu’elle a été conçue pour tirer profit au maximum du climat et de l’environnement qui l’entoure, comme, par exemple, de l’ensoleillement et de l’inclinaison des rayons du soleil. Voici une photo explicative tirée du flickr d’Irène (qui est active sur internet !) : On peut y voir leur maison et les rayons du soleil en fonction des saisons. C’est un trou perdu en Bretagne et vous allez avoir envie d’y vivre. A Trémargat (Côtes-d’Armor), 24 février 2014 - Clément Guillou/Rue89 (De Trémargat, Côtes-d’Armor) A Trémargat, on dit qu’on est « ravitaillés par les corbeaux » et que lorsqu’ils survolent le bourg, c’est sur le dos pour ne pas voir la misère. Le centre Bretagne – le « Kreiz Breizh » – est le pays le plus pauvre de la péninsule. Il a échappé aux remembrements et conservé ses fossés, ses landes, ses bois.

Une zone rurale au possible, où la terre n’est pas bonne à cultiver. Dans ce beau pays de cailloux, il y a 50 ans, on conseillait aux enfants de ne pas rater le train de l’exode rural. En 1966, le journaliste et indépendantiste breton Jean Bothorel avait pris Trémargat en exemple de ces « communes marginales » vouées à disparaître. Une seule liste aux municipales Depuis que la liste des « néo-ruraux » a battu celle de la dynastie locale en 1995, il n'y a plus de liste concurrente aux municipales. Il avait raison, jusqu’à un certain point : 269 habitants en 1962, 199 en 75, 152 en 90. Retour à la terre en Île-de-France.

Une étude d’Emmanuel Bailly (voir l’ouvrage Terre d’avenir, co-écrit avec Philippe Desbrosses) montre que la France est presque autonome à l’échelle nationale (à 93%) mais que la disparité au sein du territoire est phénoménale. L’Ile-de-France, premier bassin de population (12 millions d’habitants) est autonome à moins de 5% pour la viande, 5% pour les fruits, et 10% pour les légumes. Pourtant quelques irréductibles franciliens ouvrent la voie pour acquérir davantage d’indépendance. Une traite d’union à Sarcelles Un îlot de campagne au coeur de la cité, comme un acte de résistance. L’humus de Paris intra-muros C’est cette proximité avec la nature que Jean-Jacques Fasquel a réintroduite dans une résidence de 540 logements en plein cœur de Paris. Ils sèment en Essonne Plus au sud, en Essonne, Jérôme et Laurent sont restés les pieds sur terre… enfin pas tout-à-fait.

Texte et photos : Pascal Greboval Pour aller plus loin : Vous souhaitez créer un jardin partagé à Paris ? Tél. : 01 53 46 19 19. Marinaleda, village libéré. La maison autonome, ou comment vivre d’énergies renouvelables, d’amour et d’eau fraîche - Sobriété heureuse. Chercheurs en économie alternative, c’est ainsi que se définissent Patrick et Brigitte Baronnet. Installés en Loire-Atlantique, depuis plus de 30 ans, ce couple et leurs quatre enfants expérimentent un mode de vie autonome et solidaire. Dans lequel les consommations d’énergie sont divisées par quatre. Et les besoins en argent aussi. Rencontre avec des adeptes de la sobriété heureuse. Patrick et Brigitte ont fêté leur « débranchement EDF ». C’était il y a 20 ans. On parlait alors à peine de transition énergétique, encore moins d’arrêter la moindre sacrosainte centrale nucléaire.

Autonomie énergétique Cette autonomie n’est possible que parce qu’ils consomment 10 fois moins d’électricité que la moyenne des Français ! Libérés de toutes créances « Nous sommes pourvoyeurs de nos besoins, répond Patrick. Seule contrainte : disposer de temps. « Soit on emprunte beaucoup d’argent et on travaille pour rembourser. Autonomie en eau « Nous n’avons jamais payé l’eau, ajoute Patrick. Nolwenn Weiler. Monter un habitat groupé. Spéculation foncière, paupérisation urbaine, crise des liens sociaux, pollution, sont autant de raisons qui ont amené des femmes et des hommes à monter un habitat groupé. Le principe ? Se mettre à plusieurs pour concevoir et financer son logement en y intégrant des valeurs telles que la solidarité, le respect de l'environnement, le partage ou encore la mixité sociale. Qu'est-ce que l'habitat groupé ?

L'habitat est aujourd'hui un enjeu de taille : il est responsable de près de 40% des émissions à effet de serre, il ne permet pas une mixité sociale, le cloisonnement entre des zones d'habitations et des zones d'activités nous empêche d'avoir une vie de quartier et entraîne l'inflation des transports (nous parcourons en moyenne 38 km quotidiennement). Enfin, construit en béton de Marseille à Lille, l'habitat devrait pourtant valoriser les matériaux locaux tels que le bois, la pierre ou la terre crue. Quel impact sur le territoire ? En créant un habitat partagé vous : Habitat Groupé Oîkos Parasol. Se fournir en bio locale.

Le rapport annuel de l’Agence BIO montre qu’en 2011, 57% des restaurants collectifs disent introduire des produits biologiques plus ou moins régulièrement dont 8 établissements sur 10 déclarent acheter des produits bio d’origine française. Parmi ces derniers, la part des produits régionaux progresse et devient majoritaire début 2012. Un approvisionnement bio local a en effet de nombreux intérêts : promouvoir localement des pratiques agricoles qui préservent l’eau, la biodiversité, la fertilité des sols et donner à consommer des produits exempts d’OGM, de pesticides et d’additifs chimiques ;redonner sens à la saisonnalité des produits et limiter les pollutions liées aux transports des marchandises ;dynamiser le tissu rural ;répondre à l’attente des consommateurs qui sont 91 % à souhaiter des produits français lorsqu’ils achètent bio.

Téléchargez l'annuaire des fournisseurs bio de la restauration collective en Rhône-Alpes > le calendrier de saisonnalité. Guide "Favoriser une restauration collective de proximité et de qualité" Le préfet de région Jacques Gérault, préfet du Rhône, en collaboration avec le préfet de l’Ain, Régis Guyot, a présenté le guide « favoriser une restauration collective de proximité et de qualité ». Cette présentation s’est déroulée le mercredi 6 octobre 2010, au Lycée agricole des Sardières à Bourg en Bresse (01) qui a contribué à la réalisation du guide. Pour tous les acteurs de la restauration collective Ce guide s’adresse aux acteurs de la restauration collective. Il intéressera aussi toutes les entreprises souhaitant diversifier leurs marchés vers la restauration hors foyer, en les éclairant sur les contraintes spécifiques de ce secteur d’activité.

Ce guide présente ainsi : Le guide apporte des réponses aux nombreuses questions des gérants de la restauration collective face aux blocages du code des marchés publics en terme d’approvisionnement local. Les entretiens réalisés pour les besoins de ce travail ont ainsi mis en évidence des difficultés autres que juridiques. Objectifs : FICHE_REDIGER_UN_MARCHE_PUBLIC_2012.pdf. Des cantines scolaires avec des repas 100% bio et locaux, c'est possible ? Une ville ouvrière révolutionne la restauration scolaire. Saint-Etienne, 170 000 habitants, est en passe d’assurer une alimentation 100 % issue de l’agriculture biologique pour les cantines des écoles maternelles et primaires.

Soit près de 3 000 repas servis quotidiennement. « Un objectif valable à compter du 1er janvier 2014 », souligne Fabrice Poinas, chef de service de la restauration scolaire de la ville. Avec une petite nuance : ces « 100 %» s’appliquent si les produits sont disponibles sur le marché. Difficile en effet de trouver du poisson d’élevage ou des galettes des Rois labellisés Agriculture biologique. L’ambition pour Saint-Étienne est double puisqu’il s’agit de menus bio... et locaux ! « En 2013, 80 % de nos repas étaient bio et composés à 41 % de produits locaux », se réjouit Fabrice Poinas. La progression à l’échelle nationale demeure néanmoins très lente. Des plateformes collectives pour répondre à la demande des collectivités Innover pour ne pas augmenter le budget. 131108_Annuaire OEPB RHD - annuaire_plateformesbio_nov2013.pdf.