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Que du bonheur. Daimler dans la nuit (Sauter les descriptions, 29) Le mardi, il déjeuna (brandade de haddock, harengs grillés sauce moutarde et une bouteille d'Insolite, le saumur de Thierry Germain) avec Denis Grozdanovich, qui était en résidence à la Villa Yourcenar et qui avait envie de prendre l'air en ville. Le soir, il alla à une conférence de Badiou sur l'hypothèse communiste. Qu'il s'agît de Denis Grozdanovich ou d'Alain Badiou, cela lui remonta plutôt le moral. On avait beau dire, parler littérature avec un écrivain qui aimait ça( ce n'est pas si fréquent les écrivains qui aiment la littérature, en fait) et écouter un philosophe qui vous explique que le communisme, si on excepte le saumur de Thierry Germain, c'est ce que l'humanité a produit de plus aimable, ça permettait d'oublier novembre, la pluie, la procrastination, la bile noire, la fatigue d'être soi.

Mais le lendemain, justement, tout ça revint. La journée se passa sans qu'il eût envie de lire, d'écrire, de regarder un film, ni même de boire.