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Bernard Barresi

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La maison maudite du bandit Barresi. Dure est la vie des Grands Bandits.

La maison maudite du bandit Barresi

Seize ans après sa condamnation à Colmar pour le braquage d’un fourgon, et une cavale de 18 années, Bernard Barresi peut enfin goûter au repos, à la fraîche, à la prison des Baumettes de Marseille. Un calme bien loin des balades en yachts, du farniente en Corse et de la gestion des nombreuses affaires clandestines (bar, machines à sous, boîte de nuit sociétés immobilières) que lui prêtent policiers et rumeur populaire marseillaise depuis le milieu des années 90. Sans compter les travaux à mener à la maison, et les impromptus. Au hasard des descentes de flics bien décidés à l’arrêter. Un fatras d’activités éreintantes qu’a interrompu le juge Philippe Dorcet et une armada de policiers parisiens, venus en juin dernier tremper leurs hameçon à Juan-les-Pins. Les frères Campanella, Michel et Gérald (alors également en cavale) sont ciblés pour "à peu près tout le code pénal", sourit un avocat marseillais.

L’escouade, pour une fois, n’a pas vu venir le coup. La baraka de Bernard Barresi, le rentier du banditisme. « Je trouve inacceptable qu’on me traite comme un moins que rien », a-t-il déclaré, hier, après que la présidente de la Cour d’assises de Colmar ait ajourné son procès.

La baraka de Bernard Barresi, le rentier du banditisme

Et, bien qu’il soit tenu de repasser par la case prison, il doit se dire que sa baraka ne l’a pas complètement abandonné. Ça fait plus de vingt ans que ça dure... Le 1er mars 1990, sur une bretelle d’accès à l’autoroute, près de Mulhouse, des véhicules bloquent un fourgon de transport de fonds, des hommes cagoulés en jaillissent et, sous la menace de leurs armes, ils font main basse sur 300 kg de billets de banque. Un butin estimé à plus de cinq millions d’euros. Pas un coup de feu. Mais, à défaut de la moindre piste, la PJ de Marseille subodore que les truands ne sont pas forcément originaires de l’est de la France.

On pourrait penser qu’il s’est réfugié dans un pays paradisiaque avec sa part du gâteau, mais il n’en est rien. Après Bernard Barresi, la justice libère Gérald Campanella. Publié par la Provence le vendredi 13 avril 2012 à 10H05 Après les jurés de Colmar, la Cour de cassation déclare une peine prescrite Les trois principaux suspects du coup de filet réalisé à Golfe Juan, Bernard Barresi (sous la veste), Michel et Gérald Campanella.

Après Bernard Barresi, la justice libère Gérald Campanella

Photo Guillaume Ruoppolo Ces temps-ci, la justice fait de singuliers clins d'oeil aux "parrains" présumés de Marseille. Elle rappelle juste à ceux qui l'auraient oublié que le droit est le droit et qu'on peut difficilement s'affranchir de certaines règles. Barresi: fin de cavale pour le caïd varois. Bernard Barresi dans les filets de la police. Ça s’appelle un "coup de filet", et il a ramené de gros poissons.

Bernard Barresi dans les filets de la police

Vingt et une personnes ont été interpellées au cours du week-end à Marseille et dans sa région, dans le cadre d’une enquête en cours depuis deux ans visant le grand banditisme et des affaires de blanchiment présumé. Toutes étaient en garde à vue lundi, selon des sources policières. Les enquêteurs s’intéressaient à un groupe corso-marseillais ayant investi notamment dans le milieu des jeux. A sa tête figurent Michel et Gérald Campanella, deux frères quadragénaires fichés au grand banditisme. Les policiers ont aussi interpellé Bernard Barresi, recherché depuis sa condamnation par contumace en novembre 1994 à 20 ans de réclusion criminelle par les assises du Haut-Rhin pour vol à main armée et association de malfaiteurs après l’attaque d’un fourgon blindé en mars 1990 à Mulhouse.

Les trois frères. Bernard Barresi : le parrain "présumé" de la Côte. Carte de visite : "présumé" parrain.

Bernard Barresi : le parrain "présumé" de la Côte

Acquitté en première instance, Bernard Barresi, a été condamné mercredi à 10 ans de prison pour l'attaque d'un fourgon blindé en 1990 par la cour d'appel de Nancy. L'homme a un pedigree. Présumé. Il est une des dernières légendes du milieu. L'héritier d'une dynastie corso-marseillaise qui compterait dans son arbre généalogique Carbone et Spirito, les truands des années 1930 qui ont inspiré Delon et Belmondo dans Borsalino, Mémé Guérini ou Tany Zampa… Les voyous d'avant la génération kalachnikov et règlements de comptes à scooter.

Grimé, cheveux teints, lentilles de couleur noire Le "braquage du siècle" est resté dans les mémoires. Finalement arrêté en 2010, après dix-huit ans de cavale, il a d'abord été acquitté en 2012. "On n'avait rien à voir avec les perdreaux d'aujourd'hui" Bernard Barresi. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Bernard Barresi

Parcours[modifier | modifier le code] Bernard Barresi, qui n'était connu jusque là que pour une simple amende suite à une rixe, aurait participé le 1er mars 1990 à Mulhouse au braquage d'un fourgon blindé de l'agence alsacienne de la Banque de France. L'équipe de braqueurs s'empare ce jour-là de 33,7 millions de francs. Alors que deux de ses complices sont interpellés, Bernard Barresi aurait réussi à prendre la fuite avant que la police ne l'arrête. Le jour du verdict, qui a lieu le 28 novembre 1994 devant la cour d'assises de Colmar, Barresi est condamné par contumace à 20 ans de réclusion criminelle pour "vol à main armée et association de malfaiteurs". Durant ses années de cavale, Barresi est soupçonné d'avoir recyclé l'argent du braquage dans des affaires légales, et d'avoir pris du poids au sein du milieu marseillais des machines à sous[1].

Notes et références[modifier | modifier le code] Articles connexes[modifier | modifier le code]