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Vers l'homme parfait ?

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À la recherche du sportif parfait. Transhumains, tracas d’espèce. La disparition de l’humanité ?

Transhumains, tracas d’espèce

Marc Roux ne peut s’y résoudre. «Dans 800 millions d’années, notre système solaire sera fichu. Il faudra s’adapter ou aller voir ailleurs, quitte à modifier notre biologie pour résister au voyage intersidéral.» Le salut ne viendra pas de notre lente évolution darwinienne, s’inquiète-t-il. Alors ce père de famille, président de l’Association française transhumaniste (AFT), prépare le terrain. Voilà maintenant cinq ans que l’association tente de mobiliser sur la question du transhumanisme. En France, les types de son espèce ne courent pas encore les rues. L’époque est particulièrement propice à ce genre de coup de pouce évolutif. «Proximité de pensée» Nous ne sommes pas loin du stade où nous pourrons sciemment orienter notre évolution, soutiennent les transhumanistes. Et si, au fond, nous étions tous transhumanistes sans le savoir ?

«Augmenter ses capacités» Ces opinions diffèrent d’un groupe social à l’autre. «Liquider l’espèce humaine» (2) Ed. Gabriel Siméon. Transhumanisme : l’Homme du futur sera-t-il amélioré ? L'Homme modifié deviendra-t-il la règle dans le futur ?

Transhumanisme : l’Homme du futur sera-t-il amélioré ?

Neil Harbisson, que l'on voit sur l'image, est le premier cyborg de l'histoire, du moins le premier à être reconnu par un gouvernement grâce à son implant oculaire. Le transhumanisme pourrait se banaliser dans les décennies à venir. © Carlos Ramirex, Wikipédia, DP Transhumanisme : l’Homme du futur sera-t-il amélioré ? - 2 Photos À lire, notre dossier complet sur les nanotechnologies Quasi-immortalité, avenir de cyborg : l'Homme est-il condamné à intégrer des nanopuces dans son cerveau pour ne pas devenir obsolète ? Issu d'une frange de la cyberculture californienne, ce mouvement mise sur une évolution rapide des progrès de l'informatique, des bio et nanotechnologies et de la connaissance du cerveau. L’intelligence artificielle en complément Le scientifique américain Ray Kurzweil, apôtre du transhumanisme, prédit que dès 2029 l'intelligence artificielle égalera celle de l'espèce humaine.

Le transhumanisme : paradis ou enfer ? Vers l'homme parfait : Il nous faut des garde-fous. Si des limites éthiques ne sont pas posées, nous risquons d’engendrer des surhommes, s’inquiète un expert britannique.

Vers l'homme parfait : Il nous faut des garde-fous

Les ingénieurs sont formés à chercher comment accomplir des choses que les êtres humains ne peuvent pas faire. Le défi est le même en nanoscience et dans les nanotechnologies. Nombre des avancées les plus excitantes en la matière visent à réduire les handicaps humains dans des domaines comme la mémoire, l’audition, l’énergie ou l’intellect. En nanomédecine, mon champ d’activité, l’amélioration humaine, est souvent un moyen de traiter la maladie. Transhumanisme: un corps pièces et main d'oeuvre. «Quand on me demande mon âge, j’ai envie de répondre : mon bras gauche a 10 ans, mon sein droit a 2 ans, mes dents 5 ans…» Cette bonne blague, lancée par la bien nommée Natasha Vita-More («vivre plus») lors du colloque Transvision sur «les implications sociétales du transhumanisme» (1), en dit long sur le projet de ce courant de pensée en pleine ascension qui prône «l’augmentation» du genre humain par la technologie… Silhouette avantageusement moulée dans sa robe de créateur, l’artiste, auteure et culturiste ne fait pas ses 64 ans.

Transhumanisme: un corps pièces et main d'oeuvre

Loin s’en faut. Mais de plus près, on voit en effet que toutes les pièces ne sont pas d’origine… La notion de corps alternatif, c’est justement le business de cette Californienne, à l’origine d’un prototype de corps post-humain, bardé de techno-produits. Egérie de l’organisation internationale Humanity+, qui compterait quelque 6 000 membres, elle défend une «utilisation éthique» des technologies émergentes pour renforcer les capacités humaines. «Tuer la mort» Homme réparé ou augmenté, les défis de la médecine de demain. Courir un 400 mètres en 46'54'', soit trois secondes de plus que le médaillé d'or des Jeux olympiques de Londres, le tout avec des lames en carbone en guise de jambes.

Homme réparé ou augmenté, les défis de la médecine de demain

C'est la prouesse qu'a accomplie Oscar Pistorius l'année dernière, devenant ainsi le premier handicapé à affronter des valides dans l'histoire de l'athlétisme. Véritable icône de l'homme réparé, le coureur sud-africain bénéficie des avancées scientifiques en matière de reconstruction du corps humain.

De la guérison des maladies génétiques au traitement des signes du vieillissement, la science semble en effet en passe d'ouvrir la voie à une ère où le handicap et la maladie, innés comme acquis, ne seraient plus des fatalités. À l'image d'Oscar Pistorius, certains tétraplégiques retrouvent ainsi l'usage de leurs membres grâce à des électrodes implantées directement dans la moelle osseuse sectionnée ou à des exosquelettes particulièrement maniables. Mais les progrès de la science ne s'arrêtent pas là.