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Nouveau coup de greffe. Et de trois.

Nouveau coup de greffe

En toute discrétion, il y a près de deux semaines, un troisième patient a reçu le cœur artificiel dit Carmat. L’opération s’est déroulée à l’hôpital européen Georges-Pompidou à Paris, autour du professeur Christian Latrémouille. Et comme toujours depuis le début de cette grande aventure médicale et chirurgicale, c’est un black-out total et une opacité complète qui prévalent. Rien ne filtre. Une main bionique aussi forte qu'une main greffée. La revue médicale The Lancet met en avant mercredi les cas de trois hommes autrichiens ayant bénéficié avec succès, entre avril 2011 et mai 2014, de la technique développée par le professeur Oskar Aszmann, de l'université de Vienne.

Une main bionique aussi forte qu'une main greffée

Le premier exemple connu était un Lituanien de 21 ans né avec une malformation congénitale, et dont le professeur Aszmann a remplacé fin 2014 le bras inerte par une prothèse robotisée. Les trois patients cités par la revue britannique ont eux été victimes d'accidents graves qui ont endommagé leur plexus brachial, un réseau de nerfs situé au niveau du cou et qui commande le mouvement des membres supérieurs. Les blessures du plexus brachial représentent une sorte d'amputation interne, coupant le lien de façon irréversible entre le réseau nerveux et le membre.

La procédure de reconstruction bionique implique donc que le patient accepte préalablement une amputation de la main. Pas d'effets secondaires. Royaume-Uni : un cœur ayant cessé de battre a été transplanté avec succès. Un demi-siècle de greffe rénale. Sciences - Santé Avant, au tout début de la grande aventure de la greffe rénale, il y a tout juste 50 ans, on n’acceptait pas - comme candidats à la transplantation - les patients de plus de 50 ans.

Un demi-siècle de greffe rénale

Il a fallu attendre les années 80-90 pour que cela change. "Donner/Recevoir" : le don d'organes en questions. Remplacer les pièces manquantes du corps. > Laurent Lantieri sera au Forum «Le corps, quel engin !»

Remplacer les pièces manquantes du corps

Organisé par Libération à Montpellier les 8 et 9 novembre. Plus d’informations ici. Jusqu’au Moyen Age, la chirurgie n’est pas considérée comme de la médecine. Les barbiers chirurgiens ne sont bons qu’à se retrouver sur les champs de bataille pour amputer les blessés. Les choses changent à la Renaissance. Les Britanniques découvrent même à la fin du XIXe siècle une technique indienne ancestrale consistant à prélever un lambeau de peau du front pour reconstruire un nez amputé, mutilation courante infligée par de cruels maharajas. Mais c’est surtout la chirurgie vasculaire qui permettra, grâce aux travaux d’Alexis Carrel au début du XXe siècle, de faire avancer la chirurgie vers une nouvelle ère : celle de la transplantation.

Cœur artificiel, succès médical et médiatique. « Une » du Parisien, interview sur RTL, ouverture du journal télévisé de TF1… Le 19 janvier, le professeur Alain Carpentier s’est à nouveau offert un grand show pour commenter l’implantation réussie de « son » cœur artificiel chez un second patient.

Cœur artificiel, succès médical et médiatique

Opéré en grand secret à Nantes cet été, cet homme de 68 ans est rentré chez lui début janvier et mène, selon le chirurgien cardiaque, une vie normale. Il serait ainsi allé déjeuner « sans aucune assistance technique » chez son fils, à 70 km de chez lui. Lire aussi : Le deuxième patient doté d’un cœur artificiel mènerait une « vie normale » Un robot greffe un rein par le vagin : la « première mondiale » du CHU de Toulouse. C’est une première mondiale, selon le centre hospitalier universitaire (CHU) de Toulouse : une transplantation de rein entre une donneuse vivante et une receveuse a été réalisée le 9 juillet par voie vaginale et exclusivement par robot chirurgical.

Un robot greffe un rein par le vagin : la « première mondiale » du CHU de Toulouse

Béatrice Perez, 43 ans, a reçu une greffe du rein de sa sœur Valérie, quinze ans après avoir subi une transplantation émanant d’un donneur décédé. « C’est le jour et la nuit », indique-t-elle, ravie d’avoir participé à cette « formidable aventure ». L’opération a été réalisée par le Dr Frederico Sallusto, 49 ans, chirurgien urologue responsable de la transplantation au CHU Rangueil de Toulouse et par l’expert en chirurgie urologique assistée par robot, le Dr Nicolas Doumerc, 39 ans.

Pas de cicatrices et moins de douleurs Les deux chirurgiens ont effectué cinq petites incisions intérieures de 8 mm sur chacune des patientes, sans laisser aucune cicatrice apparente. Deux techniques innovantes combinées. Des mini-organes cultivés in vitro. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Benjamin Prud'homme (généticien, Institut de biologie du développement de Marseille-Luminy CNRS) et Nicolas Gompel (généticien, LMU de Munich) Remplacer un organe défaillant par un autre est devenu un acte chirurgical courant, mais qui est limité par les dons d’organes.

Des mini-organes cultivés in vitro

Les progrès spectaculaires de la biologie des cellules-souches, ces cellules indifférenciées à l’origine des différents types cellulaires (neurones, muscle, épiderme, etc.) ont nourri l’idée qu’on pourrait un jour produire des organes in vitro, comme on fait pousser une plante à partir d’une graine. Science-fiction ? Plus tout à fait. Les biologistes sont désormais capables d’obtenir en culture toutes sortes d’organoïdes humains, versions miniatures de nos organes. La façon la plus simple de faire pousser un organe in vitro serait de reproduire en culture son développement embryonnaire normal. Possibilités inédites.