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Travail et sécurité

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La revue mensuelle Travail & Sécurité est éditée par l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS). Elle aborde les aspects pratiques, techniques et réglementaires de la prévention des risques professionnels.



Travail & Sécurité est une revue mensuelle éditée par l’Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS). Cette revue est née de la volonté de l’INRS de sensibiliser les salariés et les dirigeants d’entreprises aux questions de prévention au sein de leurs établissements. Avec de nombreux retours d’expériences et des reportages réalisés en entreprise, elle traite des aspects pratiques, techniques et réglementaires de la prévention des risques professionnels.

LES FLUIDES DE COUPE. Les fluides de coupe sont largement utilisés pour l’usinage des métaux.

LES FLUIDES DE COUPE

Mais ils peuvent exposer les salariés à des risques chimique et biologique. La prévention de ces risques passe principalement par des mesures de substitution des produits les plus dangereux et la mise en place de protections collectives. LES FLUIDES DE COUPE sont des produits indissociables des opérations d’usinage des métaux. Hormis pour le travail du laiton et de la fonte, ces liquides sont utilisés pour lubrifier et refroidir à la fois l'outil des machines d’usinage et la pièce de métal travaillée. Leur rôle : limiter l’usure de l’outil, protéger les pièces métalliques de l’oxydation et faciliter l’évacuation des matériaux enlevés. La mise en œuvre de ces agents d’usinage expose les salariés à des risques chimiques, principalement. « Des substances dangereuses peuvent être présentes dans la formulation d'origine », explique Bruno Courtois, expert assistance-conseil à l’INRS.

Bien choisir son produit Katia Delaval. LE RISQUE ROUTIER AU TRAVAIL. Nombreux sont les professionnels qui sont amenés à conduire dans le cadre de leurs missions.

LE RISQUE ROUTIER AU TRAVAIL

Pourtant, la conduite n’est pas perçue, et à tort, comme un acte de travail par certaines entreprises qui omettent les risques routiers lors de leur évaluation des risques professionnels. Quel itinéraire emprunter pour accéder à une démarche de prévention efficace ? CONDUIRE POUR le travail est le lot de beaucoup de salariés évoluant dans tous les secteurs d’activité. Pour certains, comme les chauffeurs routiers ou les livreurs, il s’agit là de la substantifique moelle de leur métier. D’autres prennent le volant plus sporadiquement, à l’occasion de réunions à l’extérieur, par exemple. Ces différences entraînent des perceptions très variables des risques routiers. La route est pourtant la première cause de décès au travail avec environ 17 % des accidents mortels.

Se déplacer ou ne pas se déplacer, là est la question Montée en compétence. LES MÉTIERS DE LA PROPRETÉ. Établir une culture prévention dans les entreprises : c'est l’ambition affichée de la branche propreté, déjà investie depuis dix ans, en lien avec l’Assurance maladie-risques professionnels, sur la prévention des troubles musculosquelettiques (TMS).

LES MÉTIERS DE LA PROPRETÉ

Formations-action, améliorations techniques, démarches concertées avec le client… des actions sont menées sur tous les fronts. PLUS DE 12 000 entreprises, dont 80 % ont moins de 10 salariés. 15 milliards d’euros de chiffre d’affaires, 520 000 salariés, 12 000 créations d’emploi par an en France… Les chiffres donnent le vertige. « La propreté est un secteur qui recrute. Nous avons 6 000 jeunes en formation initiale dont près de la moitié dans nos propres CFA », indique Philippe Jouanny, président de la Fédération des entreprises de propreté (Fep).

LES MÉTIERS AU CONTACT DES ANIMAUX VIVANTS. Le plus souvent pratiquées par des passionnés, les professions qui s'exercent au contact des animaux vivants exposent à des risques professionnels divers, parmi lesquels les troubles musculosquelettiques, les risques biologiques, les risques physiques, le risque routier ou encore les risques psychosociaux.

LES MÉTIERS AU CONTACT DES ANIMAUX VIVANTS

Des mesures de prévention au plus près des besoins sont déclinées. Qu’ils soient domestiques, d’élevage ou sauvages en captivité, tous les animaux qui vivent auprès d’humains ont besoin d’une prise en charge, de soins et d’un suivi quotidien. Les professions qui s’exercent au contact d’animaux vivants sont multiples, tout autant que les contextes dans lesquels l’activité est réalisée. L'INDUSTRIE DU VERRE. Il est parfois tellement transparent qu’on ne le voit plus.

L'INDUSTRIE DU VERRE

Pourtant, le verre est un matériau présent partout dans la vie de tous les jours et dans de nombreux secteurs industriels. Que ce soit lors de sa fabrication à chaud, de sa transformation à froid pour certains usages ou tout simplement de sa mise en œuvre, les salariés qui participent à ces opérations sont exposés à des risques professionnels spécifiques. FENÊTRES, PARE-BRISE, embal­lages alimentaires, flacons de par­fum, pavés… le verre est omniprésent dans notre quotidien. En 2017, en France, le secteur ver­rier comptait près de 800 établis­sements, de la TPE au grand groupe, et employait près de 35 000 salariés. LES LOMBALGIES. Les lombalgies touchent une forte proportion de salariés de tous les secteurs d’activité.

LES LOMBALGIES

Comment le travail nous casse-t-il le dos ? De quelle manière prévenir l’apparition de ces douleurs ? Plutôt qu’un tour de reins, faisons celui de la question. « J’en ai plein le dos de ce boulot ! » Cette expression, souvent utilisée pour signifier un ras-le-bol professionnel, prend un sens douloureusement concret et pertinent lorsqu’elle sort de la bouche d’une personne souffrant de lombalgie. LES EXOSQUELETTES. Les exosquelettes suscitent nombre d’espoirs en termes d'amélioration des conditions de travail, notamment de réduction des troubles musculosquelettiques (TMS).

LES EXOSQUELETTES

Toutefois, ils ne peuvent être considérés comme la solution miracle. Leur usage soulève des questions de santé et de sécurité. De la définition du besoin d’assistance physique à l’intégration en situation réelle, une démarche structurée et collective est indispensable. « On assiste à un renouveau de la demande de technologies d’assistance physique dans l’industrie », constate Nathanaël Jarrassé, chargé de recherches au CNRS à l'Institut des systèmes intelligents et de robotique.

LE GRAND PARIS EXPRESS. Prévu pour durer une dizaine d'années, le projet du Grand Paris Express mobilise d'ores et déjà plus de 2 000 entreprises et plusieurs milliers de salariés pour le doublement du réseau de transports en commun franciliens.

LE GRAND PARIS EXPRESS

La nature des travaux, leur environnement, le gigantisme du projet et les délais parfois réduits, imposent une maîtrise stricte des risques professionnels dès la conception puis tout au long des travaux. C’est le chantier du siècle. Un projet titanesque qui va mobiliser les acteurs du BTP pour les dix années à venir – au moins. PRÉVENTION ET PERFORMANCE. La prise en compte de la santé des salariés ne doit pas être considérée comme une « charge » affectant la performance d’une entreprise.

PRÉVENTION ET PERFORMANCE

La démarche et les pratiques de prévention des risques professionnels, dès lors qu’elles impliquent l’ensemble des salariés et des services de l’entreprise, peuvent être un moteur de performance globale. « La performance d’une entreprise dépend de ses salariés. » Cette affirmation de Pierre Canetto, chargé de projets à l’INRS, pourrait passer pour une lapalissade. Pourtant, il suffit de regarder ce qui se cache derrière cette évidence pour se rendre compte que le sujet est beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît. « La motivation des salariés, leur implication et leur bien-être constituent un important levier de compétitivité », poursuit Pierre Canetto. LE CAPTAGE DES POUSSIÈRES. Dans de nombreux secteurs, l’activité professionnelle est source d’expositions à des poussières dont les effets sur la santé peuvent être variés selon le type de poussières et d'exposition : irritation respiratoire, allergie, fibrose pulmonaire, cancer… La ventilation et l’aspiration à la source sont les piliers d’une prévention efficace.

LE CAPTAGE DES POUSSIÈRES

Pour la plupart d’entre nous, le mot « poussière » évoque des souvenirs de jeux dans le grenier, fait craindre une série d’éternuements compulsifs ou rappelle le ménage de printemps trop longtemps repoussé. Ce terme renferme pourtant une réalité un peu plus complexe. L’INDUSTRIE DU FUTUR. Les perspectives offertes par l’industrie du futur en termes de montée en gamme et en compétences suscitent de nombreuses interrogations. Travaillera-t-on véritablement mieux demain ? S’il faut se garder de porter un regard manichéen sur les évolutions technologiques, la transition ne sera réussie que si elle est préparée. L’usine du futur est à nos portes.

La transition de l’industrie française vers le modèle de l’usine connectée, dans le sillage du projet « Industrie 4.0 », dont l’Allemagne a donné le coup d’envoi dès 2011, est désormais une réalité. Et pour être porteuse d’espoirs, elle n’en suscite pas moins nombre d’interrogations. En 2015, la création de l’Alliance industrie du futur ( a marqué le lancement par le gouvernement d’une opération visant à accompagner les entreprises vers une industrie « connectée, optimisée et créative ».

NUISANCES SONORES. Trop souvent, le bruit reste le parent pauvre de la prévention. Soit il est ignoré, soit il ne fait l'objet que d'une protection individuelle à travers les casques et bouchons d'oreilles. Pourtant, ce risque aux conséquences diverses, de la gêne, source de mal-être, à la lésion irréversible, en fonction de sa puissance, peut être traité facilement.

Trois millions de salariés exposés. Près de six actifs sur dix qui se disent gênés sur leur lieu de travail, tous secteurs confondus (industries, BTP, services, administrations…) 1. Le bruit constitue une nuisance majeure en milieu professionnel. L’Afnor donne comme définition « toute sensation auditive désagréable ou gênante, tout phénomène acoustique produisant cette sensation, tout son ayant un caractère aléatoire qui n’a pas de composantes définies ». Le bruit est dans ce cas encore souvent considéré comme une composante normale du travail, et le risque tend à être sous-estimé. Une nuisance coûteuse Un révélateur de mal-être. L’économie circulaire. L’économie circulaire consiste à optimiser l’utilisation des ressources naturelles et diminuer l’impact des cycles de vie des produits sur l’environnement. Ce système d’échange et de production, qui met en lien et concerne tous les secteurs d’activité, devrait entraîner des changements profonds dans le travail, son environnement et son organisation.

Pour les entreprises qui entrent dans ce cercle vertueux, cela constitue une chance pour intégrer la prévention des risques professionnels très en amont et améliorer la protection de la santé et la sécurité des travailleurs. FABRIQUER UN BIEN de consommation à partir de matières premières dont la disponibilité n’est pas illimitée, le consommer puis le jeter. Ce système de production et de consommation, linéaire, largement dominant dans les pays riches, tend à se développer partout dans le monde.

L’économie circulaire est aujourd’hui intégrée dans les stratégies des territoires, de l’État et de l’Europe. Source Ademe. Katia Delaval.