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Cinéma 2016

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Le film de la semaine : « La forêt de quinconces » de Grégoire Leprince-Ringuet. Vous imaginez porter à l’écran un drame de la passion amoureuse dont les héros seraient des jeunes gens d’aujourd’hui s’exprimant en vers ?

Le film de la semaine : « La forêt de quinconces » de Grégoire Leprince-Ringuet

Comédien précoce, amateur et auteur de poésie, Grégoire Leprince-Ringuet aspire depuis longtemps à la réalisation. Avec « La Forêt de Quinconces », en Sélection officielle au dernier festival de Cannes, le rêve devient réalité de bien belle manière. Cinéma : « Tout s’accélère » de Gilles Vernet. Comment un ancien trader devenu professeur des écoles peut-il prendre un risque pareil ?

Cinéma : « Tout s’accélère » de Gilles Vernet

Alors qu’il enseigne depuis une dizaine d’années, il décide –en 2011- de filmer ses propres élèves tout au long de l’année scolaire en train de réfléchir au thème proposé, l’accélération du temps affectant les sociétés modernes dans toutes leurs dimensions. En partant des paroles des enfants de CM2 d’une classe dans le 19ème arrondissement de Paris, Gilles Vernet, dans le double rôle de l’instituteur et du réalisateur, croise les points de vue de plusieurs experts concernant les effets de la dite accélération du développement économique et technologique sur l’organisation sociale, l’environnement et la finance.

Intelligence des témoins convoqués, pertinence des questions soulevées ne suffisent pas à emporter l’adhésion. Dans sa volonté d’aborder les causes multifactorielles d’un phénomène aux ramifications planétaires, la démonstration de l’auteur perd de son impact et de sa cohérence. Le film de la semaine : « Eva ne dort pas » de Pablo Aguero. Comment se réapproprier l’histoire récente de son pays quand on est un cinéaste argentin de 39 ans, né bien après l’âge d’or du péronisme ?

Le film de la semaine : « Eva ne dort pas » de Pablo Aguero

Pour aborder un des mythes politiques les plus puissants de l’Argentine contemporaine, incarné par Eva Peron, morte en 1952 à l’âge de 33 ans, Pablo Agüero n’a pas froid aux yeux. Il nourrit son scénario original de l’incroyable histoire des aventures d’un corps, de son embaumement glorieux en 1953, de disparitions en réapparitions jusqu’à son enterrement nocturne sous plusieurs mètres de béton à Buenos Aires en 1976. Loin de courir après une vérité historique qui toujours se dérobe, le jeune réalisateur entrelace subtilement des bribes de fiction onirique et des images d’archives authentiques pour inventer des rapprochements visuels et sonores, saisissants. La ‘belle endormie’, ferveur populaire, haine militaire Poétique du fantôme, hantise du péronisme Samra Bonvoisin. Le film de la semaine : « Remember » d'Atom Egoyan. Film « Fritz Bauer, un héros allemand » - Allemand. En partenariat avec ARP Sélection et l’ADEAF, le site Zérodeconduite.net a le plaisir de vous faire découvrir le film de Lars Kraume, Fritz Bauer, un héros allemand.

Film « Fritz Bauer, un héros allemand » - Allemand

Fritz Bauer, un héros allemand Un film de Lars Kraume Au cinéma le 13 avril 2016 Pour sauver son pays, il faut savoir le trahir. Le film de la semaine : « No Land’s Song » de Ayat Najafi. Quel danger représente le chant féminin qui puisse engendrer l’interdiction officielle de son expression artistique en public ?

Le film de la semaine : « No Land’s Song » de Ayat Najafi

Depuis la Révolution et la prise du pouvoir par l’imam Khomeini en 1979, les femmes iraniennes, en particulier les chanteuses en solo, se heurtent à cet ostracisme incompréhensible. Le film de la semaine : « Eperdument » de Pierre Godeau. Braquages spectaculaires, évasions rocambolesques font partie des crimes et délits dont les médias raffolent, dont le spectacle cinématographique se nourrit.

Le film de la semaine : « Eperdument » de Pierre Godeau

Mais comment aborder une histoire d’amour entre une jeune détenue et un directeur de prison ? Après « Juliette » (2012), un premier long métrage sensible et délicat, Pierre Godeau s’attaque sans crainte à un fait réel, lié à un crime odieux, complaisamment relayée alors par une partie de la presse : la liaison fatale entre une jeune femme, en lien avec ‘Le gang des barbares’ et le directeur de l’établissement, où elle est incarcérée dans l’attente du procès.

A travers sa transposition, le réalisateur s’écarte délibérément des origines criminelles et concentre la fiction sur la naissance du désir et l’essor d’une passion, réciproque et sans issue, dans un milieu, symbole de son interdiction morale et sociale, la prison. Une prisonnière au regard éteint L’interdit et la passion Le pouvoir du texte de Racine Samra Bonvoisin. Le film de la semaine : « Je vous souhaite d’être follement aimée » de Ounie Lecomte. Comment se construire, fonder une famille, après un abandon à la naissance ?

Le film de la semaine : « Je vous souhaite d’être follement aimée » de Ounie Lecomte

Orphelins, adoptés ou déracinés, beaucoup, arrivés à l’âge adulte, butent sur le mystère de leurs origines et sont confrontés à des questions existentielles. En quoi la connaissance de l’identité de ses géniteurs aide-t-elle à se constituer comme sujet, à élever un enfant à son tour ? Après « Une vie toute neuve »- tourné en Corée du Sud, comme un retour à sa terre natale, quittée à l’âge de 9 ans, Ounie Lecomte nous offre « Je vous souhaite d’être follement aimée », son deuxième film, réalisé en France, le pays de sa famille d’adoption, devenu le sien.