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Les biocarburants : pour ou contre ?

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1- Les agrocarburants en question. Les agrocarburants, c’est quoi ?

1- Les agrocarburants en question

Les agrocarburants sont des carburants liquides obtenus principalement à partir de produits agricoles : maïs, blé, canne à sucre ou betterave sucrière dans le cas de l’éthanol et colza, soja, huile de palme ou autres oléagineux dans le cas du biodiesel. Ils peuvent être mélangés à des carburants fossiles pour alimenter les véhicules ordinaires. Quel est donc le problème ?

En bref, nos ressources naturelles limitées – la terre et l’eau – sont utilisées pour produire des agrocarburants et remplir les réservoirs alors qu’elles devraient servir à produire des denrées alimentaires qui sont primordiales dans un monde où une personne sur huit se couche le ventre vide chaque soir. Tandis que les pays riches transforment toujours plus d’aliments en carburants, les prix alimentaires s’envolent et des millions de personnes souffrent de la faim. 2- Biocarburants : l'enfer est pavé de bonnes intentions. L’enfer des biocarburants est-il pavé de bonnes intentions ?

2- Biocarburants : l'enfer est pavé de bonnes intentions

Cette question, de plus en plus de chercheurs et experts de l’environnement se la posent du fait de l’explosion annoncée – et en cours – des agrocarburants, qu’on appelait plutôt biocarburants lors de leur apparition sur le marché. ConsoGlobe fait le point : types d’agrocarburants, arguments pour et contre. « Biocarburants », « agrocarburants », « 1ère », « 2e », « 3e », « 4e » générations : repères Agrocarburants ou biocarburants : on appelle biocarburant tous les combustibles liquides produits à partir de plantes cultivées. Beaucoup préfèrent l’appellation « agrocarburants » à celle de « biocarburants » pour souligner l’impact de ceux-ci sur l’agriculture et les cultures vivrières.

Deux types d’agrocarburants dits de première génération ont tout d’abord été développés : 1 – La filière bioéthanol, un alcool mélangé à l’essence (SP95 et SP98, SP95-E10, E85), donc aussi appelée superéthanol. 2ème génération Essence = 0,81. 3 - PROLEA : La filière française des Huiles et Protéines Végétales : Diester et Environnement. Le Diester restitue 3,7 fois plus d’énergie que ce qui est utilisé pour sa production, selon le bilan énergétique réactualisé en 2007.

3 - PROLEA : La filière française des Huiles et Protéines Végétales : Diester et Environnement

Ceci revient à dire que pour produire 3,7 tonnes (équivalent pétrole) d’énergie renouvelable Diester, on ne consomme qu'une tonne d'énergie fossile du champ à la roue. Ce résultat tient compte de l'énergie consommée depuis la fabrication des semences, produits phytosanitaires, engrais, jusqu'à l'utilisation du Diester dans les véhicules.

Ce bilan s’est sensiblement amélioré en 5 ans grâce à la réduction des quantités d'engrais utilisés et des changements réalisés dans les process industriels. Désormais, l’objectif est d’obtenir à court terme un bilan égal à 5 grâce à l’optimisation de la culture (fertilisation azotée, travail du sol…) et des étapes de la transformation (économies d’énergie, co-génération, évolution des process…). Le Diester émet 75 % de gaz à effet de serre de moins que le gazole. Cela est dû au fait que : 4a - Pourquoi des biocarburants ? Aujourd’hui, les transports dépendent à 97 % du pétrole.

4a - Pourquoi des biocarburants ?

4b- Concurrence avec les besoins alimentaires ? Les biocarburants de 1 re génération sont issus de plantes habituellement cultivées à des fins alimentaires.

4b- Concurrence avec les besoins alimentaires ?

Cette situation pose un problème éthique : peut-on mettre en concurrence production alimentaire et production énergétique ? En Europe et aux États-Unis, la substitution de 10 % des consommations d'essence et de gazole par les biocarburants de 1 re génération nécessiterait de consacrer 20 % à 25 % des terres arables aux biocarburants. Ce taux illustre la limite des biocarburants de 1 re génération. En Europe, on estime que la concurrence avec l'alimentaire pour l'usage des terres agricoles apparaît au-delà d'un seuil d'incorporation de 7 % dans les carburants. Pour augmenter la quantité de biocarburants et atteindre les objectifs réglementaires, sans menace pour les besoins alimentaires, il faut donc compléter l'offre actuelle par de nouvelles filières et diversifier les ressources utilisées. De nombreuses pistes se dégagent à court ou moyen terme : 4c- Bilan environnemental ...Les grands débats sur l'énergie, IFPEN.

Du champ à la roue Pour établir le bilan environnemental complet et exhaustif d’un biocarburant, il faut prendre en compte chaque étape de production, depuis l'obtention de la matière première - la culture de la plante dans le cas des biocarburants - jusqu'à son utilisation finale dans un véhicule, en passant par la fabrication proprement dite.

4c- Bilan environnemental ...Les grands débats sur l'énergie, IFPEN

En ce sens, la fabrication des biocarburants a bien sûr des impacts sur l'environnement, puisque les cultures sont produites non pas de façon biologique mais traditionnelle, avec ce que cela suppose en matière de consommation d'énergie dans les engins agricoles et d'utilisation d'engrais, d'eau, etc. Toutefois, le bilan énergétique et environnemental des biocarburants varie sensiblement selon les filières, en fonction de : - l’espèce végétale utilisée, - la région de production et la région de consommation (transport), - le mode de production agricole, - le mode de production industriel. Du positif au négatif : ce qui fait la différence.