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Fake news et accès à l’info : les “bulles de filtres” ne sont pas le plus gros problème ! - Mais où va le Web. Filter bubble is the new Dark web Un billet proposé par Jérémie Poiroux, designer à l’ENS Lyon Rémi Metral est étudiant en journalisme à l’ISCPA Lyon. Il travaille en ce moment sur un mémoire qui traite des effets des algorithmes sur notre accès à l’information et m’a posé quelques questions qu’il intégrera à son travail. Avec son aimable autorisation, je reproduis ici l’interview. Pablo Barbera, chercheur à l’Université de New York, semble avoir mis en échec la théorie de la bulle de filtre (“filter bubble effect”) d’Eli Pariser dans une étude intitulée “How social media reduces mass political polarization” (2014).

D’après toi, cela remet-il intégralement en cause l’idée des bulles de filtres ? Il faut comprendre que la théorie de la bulle de filtre est développée par Eli Pariser (2011) pour dénoncer les pratiques de l’économie de l’attention des géants du web tels que Google ou Facebook. Pour vous faire consommer, rien de mieux que de vous proposer ce que vous aimez déjà. Références. FAKE NEWS (NICOLAS BERNO, KEYVAN KHOJANDI, CHARLIE FABERT) / Maud Bettina-Marie. Le modèle Snapchat pour lutter contre les fake news.

L'appli s'érige en contre-modèle anti-Facebook. Rien ne prédestinait Snapchat — l’appli où règne en maître Jeremstar — à devenir un modèle de lutte contre les fake news. C’est pourtant l’idée que tente de faire passer son fondateur Evan Spiegel. Dans un post de blog, il rejette le modèle Facebook, qui a permis la circulation de nombreuses fausses informations, et dessine une nouvelle écologie des réseaux sociaux à la sauce Snapchat: «Les médias sociaux encouragent les “fake news” : un contenu destiné à être partagé par des amis n’est pas nécessairement un contenu destiné à délivrer de l’information juste.

Après tout, combien de fois avez-vous partagé un article sans même prendre la peine de le lire ? Le mélange entre social et média a produit d’incroyables résultats financiers mais a finalement détérioré à la fois nos relations avec nos amis et celles avec les médias. Étanche aux mauvaises passions du social Snapchat arbore fièrement sa casquette de média Le secret anti-fake news ? Face aux fausses informations, le discret ménage de Facebook. « Le Monde » a identifié 147 pages bloquées temporairement ou définitivement par la plate-forme, du militant d’extrême droite Alain Soral au site parodique Nordpresse.com.

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Adrien Sénécat Souvent critiqué pour être trop timide face aux contenus malveillants, Facebook a durci le ton. La plate-forme (dont Le Monde est partenaire pour la vérification d’informations signalées comme fausses par des utilisateurs) a supprimé des centaines de grosses pages au cours de l’année, sans jamais livrer de liste précise des communautés concernées et des motifs de leur blocage. Quelques cas ont été médiatisés récemment, comme la fermeture de la page du militant d’extrême droite Alain Soral, celle du site parodique belge Nordpresse.com ou celles de l’entreprise française Firerank. Les données accumulées par Le Monde au cours des derniers mois montrent que le phénomène est loin d’être isolé.

Des pages qui réunissaient plus de 50 millions de fans. « La désinformation par les gouvernements est un nouveau type de guerre » Ann Mettler dirige le centre européen de stratégie politique (EPSC), le think tank interne de la Commission européenne. Pouvez-vous décrire en quelques mots ce qu'est le Centre européen de stratégie politique, dont vous êtes à la tête ? Ann Mettler : Le Centre de stratégie politique européenne est le centre de réflexion interne de la Commission européenne.

Il s'agit d'une unité stratégique qui relève du président Junker, mais qui travaille pour la Commission européenne dans son ensemble. Cette année, au Web Summit, vous avez participé à deux conférences, intitulées respectivement « Une nouvelle responsabilité: quels médias sociaux pour la démocratie ? » et « Comment passer à autre chose après les fake news ? » J'ai le sentiment que ces deux sujets sont les deux faces de la même pièce, n'est-ce pas?

Pensez-vous que ces problèmes que nous voyons aujourd'hui sont totalement nouveaux ou qu’il s’agit simplement, à plus grande échelle, de choses que nous avons observées dans le passé? Comment évaluer la crédibilité d'un média. Fake news. Depuis son investiture en 2016, le 45e président des États-Unis Donald Trump n’a eu cesse, via de nombreux tweets, de critiquer le traitement médiatique à son encontre. Il accuse ainsi les principaux médias « libéraux », comme le New York Times, le Washington Post ou bien encore CNN d’être « aveuglés par la haine », d’encourager les « théories du complot » et plus encore de propager de « fausses informations », les fameuses « fake news ». En 2017, l’ancien numéro deux du Front national, Florian Philippot, répondant à l’accusation d’avoir tweeté de fausses informations pendant la campagne présidentielle française, se défendait d’avoir créé un faux en se justifiant d’avoir « repris de bonne foi un texto qui n’était pas aberrant, qui aurait pu être parfaitement réel sur le fond » (Glad, 2017).

Ainsi, ce qui est vraisemblable devient-il suffisamment crédible pour être relayé, quand bien même l’analyse des faits ne peut que conclure au caractère fallacieux de l’information relayée. Journalisme & déontologie. Decod'actu. Faits alternatifs, fake news, post-vérité… petit lexique de la crise de l’information. Théorie selon laquelle l'émotion et la croyance comptent désormais plus que les faits Post-truth, en anglais, fut le mot de l'année 2016, selon l'Oxford Dictionnary. Il se rapporte, explique la publication britannique, aux « circonstances dans lesquelles les faits objectifs ont moins d'influence sur l'opinion publique que ceux qui font appel à l'émotion ou aux croyances personnelles ».

Si Ralph Keyes consacrait déjà un livre au sujet en 2004 (The Post-truth Era), c'est véritablement avec la campagne britannique sur le Brexit et la campagne présidentielle américaine que l'expression s'est démocratisée. L'idée ne va pas sans poser de soucis : elle peut laisser croire que la vérité était auparavant chose acquise, au moins comme valeur. . 🔗 Partager cet élément :