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Economie souterraine

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L'Insee ajoutera le trafic de drogue dans la richesse nationale, mais pas toute la prostitution. L'Insee ne suivra qu'en partie les règles européennes. L'Institut européen de la statistique, Eurostat, avait demandé l'an dernier aux États membres de l'UE d'intégrer les activités illégales créatrices de richesses (trafic de drogue et prostitution) dans les statistiques nationales, estimant qu'il s'agissait de transactions commerciales menées d'un commun accord. Mais en France, l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a décidé de prendre en compte le trafic de drogue seulement pour déterminer le revenu national brut (RNB, qui sert à établir la contribution de la France au budget de l'Union européenne) et de ne pas revoir son mode de calcul au sujet de la prostitution.

La drogue dans le RNB, mais pas dans le PIB Le directeur des études et synthèses économiques à l'Insee, Éric Dubois, a déclaré mardi: En revanche, l'Insee ne comptabilisera pas la drogue dans le produit intérieur brut (PIB), mesure comptable qui fait référence dans le débat public. Le PIB français ne grossira pas grâce à la drogue et à la prostitution - 18 juin 2014. Matteo Renzi, le Premier ministre italien, peut dire merci aux pontes de la mafia pour la prospérité d'une partie non négligeable de leurs activités économiques... On pourrait croire à une blague, mais l'affaire est très sérieuse. L'agence de statistiques Istat, l'équivalent de l'Insee en France, a annoncé le 22 mai 2014 qu'elle allait prendre en compte les revenus générés par la prostitution, la drogue et les divers trafics (cigarettes, alcool...) pour calculer le Produit intérieur brut (PIB) de l'Italie. Quelques jours plus tard, le Royaume-Uni a annoncé qu'il imiterait l'Italie.

Les revenus générés par le trafic de drogue et la prostitution pourraient augmenter son PIB nominal de 12,3 milliards d'euros, un peu moins de 1%. L'Espagne et le Belgique ont également indiqué se plier à cet exercice comptable. Mais d'où vient cette pratique, a priori fortement condamnable sur le plan de la morale? Comment évaluer l'économie illicite?

Une aubaine pour le gouvernement italien Et en France ? Sexe, drogue et trafics en tout genre bientôt dans le PIB européen. Si les passes avec les prostituées ou les rails de cocaïne étaient intégrés à la croissance des pays européens, que se passerait-il ? C'est la question que se sont posée plusieurs pays récemment, alors que les nouvelles normes du Système européen des comptes (SEC 2010) préconisent d'ajouter dès septembre prochain les activités souterraines dans le calcul du produit intérieur brut (PIB), qui mesure l'activité économique d'un pays et sa création de richesse. Pour la Commission européenne, qui a fait des calculs prédictifs, les pays qui seraient les plus touchés seraient la Finlande et la Suède, en partie parce que le changement dans le calcul du PIB inclut également la prise en compte des dépenses de recherche et développement (R&D) comme investissement et donc comme partie intégrante du PIB.

L'angle de l'offre « Produit criminel brut » contre déficit Economie souterraine contre économie parallèle Fortes disparités européennes. L'Éco du soir: Italie: le PIB sera boosté par les revenus générés par la prostitution, la drogue et les divers trafics - 23/05. Prostitution, drogues dures : les dessous du PIB. L'Insee a tranché : non, il n'intégrera pas le produit des drogues et de la prostitution dans son évaluation du produit intérieur brut (PIB) français - contrairement à ce que lui demande l'institut européen Eurostat, et à ce que d'autres pays font déjà ou s'apprêtent à faire.

D'où vient ce débat et pourquoi cette conclusion ? Explications. De quoi parle-t-on ? La population, le chômage, le pouvoir d’achat, les loyers : l’Insee, notre institut statistique national, mesure à peu près tout ce qui peut l’être en France. Et notamment le PIB du pays – c’est-à-dire la richesse qui y est produite chaque année. Une opération très complexe dont la «recette» change régulièrement. En effet, pour pouvoir être comparées entre elles, les statistiques des pays de l’Union uropéenne doivent respecter un cadre commun : le «système européen de comptes» (SEC), dont une nouvelle version - dite «SEC 2010» - vient de sortir, et doit être prise en compte d’ici septembre par les Etats membres.