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Ecole et mobilité

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La réussite à l’école ne dépend pas que de l’école: voici la preuve en chiffres. On savait que la journée type d’un élève de Clichy-sous-Bois n’était pas vraiment la même que celle d’un élève du centre de Paris, notamment à cause de conditions de vie différentes: parents plus souvent absents, famille plus nombreuse, niveau d’études des parents moins élevé, etc.

La réussite à l’école ne dépend pas que de l’école: voici la preuve en chiffres

Une étude de l’Association de la fondation étudiante pour la ville (Afev), rendue publique ce mercredi 24 septembre, et qui porte sur plus de 600 enfants de CM1 et CM2 scolarisés en réseau d’éducation prioritaire et dans des établissements de centre-ville, nous renseigne précisément sur l’étendue du gouffre qui sépare ces deux mondes. Education : la France manque-t-elle à ses devoirs ? (2ème partie) Ces dernières semaines, la parution des classements TIMSS, puis PISA ont rappelé le faible niveau de la France en mathématiques, et la progression de la part de ses élèves qui rencontrent des difficultés.

Education : la France manque-t-elle à ses devoirs ? (2ème partie)

Pourtant, l’éducation représente le premier budget de l’Etat. Et depuis 35 ans, on expérimente des dispositifs d’éducation prioritaire, on change les programmes, on introduit de nouvelles pratiques… Autant de réformes qui se révèlent en général peu concluantes. L’école est malade, et on peine à savoir pourquoi. A-t-on raison de parler de faillite de l’enseignement à la française ? Quelles inégalités l'école doit-elle combattre ? L'éducation sera à coup sûr au cœur des débats de la campagne présidentielle, chaque candidat promettant un système scolaire moins inégalitaire.

Quelles inégalités l'école doit-elle combattre ?

Mais de quelles inégalités parle-t-on ? Emission en partenariat avec le journal La Croix, co-animée avec Guillaume Goubert. La réforme du collège est encore sur les braises que François Hollande en promet une autre, sans doute aussi passionnelle, pour les prochaines années: celle du lycée. Le chef de l’Etat était à Orléans ce jeudi pour la rentrée scolaire. ‘’Nous devons mieux assurer la transition entre le lycée et l’enseignement supérieur’’ a-t-il expliqué.

Et de fixer cet objectif : 60% d’une classe d’âge titulaire d’une licence dans 10 ans. Pourtant, le système scolaire français est largement décrié aujourd’hui pour son incapacité à réduire les inégalités, sociales notamment. Pourquoi l’école aggrave-t-elle les inégalités ? La lutte contre les inégalités scolaires. La réforme de l'allocation des moyens pour tous Au-delà des réseaux de l’éducation prioritaire, j’ai voulu que les critères sociaux et territoriaux soient désormais pris en compte dans l’attribution des moyens à l’ensemble des écoles et collèges de France.

La lutte contre les inégalités scolaires

Ce changement de philosophie va, rentrée après rentrée, permettre de rendre l’école plus juste. Et ainsi, réduire les inégalités de départ. Les déterminismes sociaux pèsent trop fortement sur la réussite scolaire des élèves. Les chiffres sont édifiants. Ce nouveau modèle plus fin et objectif prend mieux en compte la difficulté sociale des publics scolaires. À partir de la rentrée 2015, rentrée après rentrée, ce modèle va permettre d’adapter le nombre d’élèves par classes en fonction des besoins spécifiques des écoles. La réforme de l'éducation prioritaire Najat Vallaud Belkacem ministre de l'Éducation nationale. Le CNESCO aux sources d'une école championne des inégalités.

Comment l'école française est-elle devenue la plus inégalitaire des pays développés ? Le Conseil national d'évaluation du système scolaire (CNESCO) a publié le 26 septembre un passionnant rapport sur le sujet. Il en ressort que les premières responsables du creusement des inégalités sont les politiques scolaires elles-mêmes avec, notamment, une politique d'éducation prioritaire qui enfonce aujourd'hui plus qu'elle n'aide les élèves défavorisés. Le CNESCO lance aussi une hypothèse nouvelle : les enfants d'immigrés souffriraient de discrimination négative. Nathalie Mons, la présidente du CNESCO, et Georges Felouzis, professeur à l'université de Genève, ont présenté ce rapport à deux voix.

Comment le système éducatif français aggrave les inégalités sociales. Le Conseil national d’évaluation du système scolaire (Cnesco) dévoile, mardi, deux ans de travaux sur l’école. Éducation prioritaire. En juillet 2012, le mot d’ordre a été lancé par le nouveau ministre de l’Éducation Nationale : refondation.

Éducation prioritaire

Les piètres performances de l’école française justifient pleinement celle-ci : les inégalités de réussite sont, en France, particulièrement dépendantes de l’origine sociale (2e place dans l’OCDE) ; les écarts de compétences entre les élèves faibles et forts sont importants ; la proportion d’élèves faibles est croissante ; plus d’un élève sur six sort de l’école sans diplôme. Du prénom à la mention au bac : des déterminismes sociaux toujours puissants. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Laura Wojcik Seuls 3 % des Bryan, des Jordan, des Mohammed, des Brandon et des Anissa qui passent le bac général ou technologique l’obtiennent avec une mention très bien, alors que pour les Joséphine, les Augustin, et les Apolline, cette proportion monte à 20 %.

Du prénom à la mention au bac : des déterminismes sociaux toujours puissants

Une différence notable alors qu’en moyenne 8,1 % des bacheliers avaient obtenu cette distinction dans les filières générales et technologiques en 2014. Baptiste Coulmont, sociologue, maître de conférences et chercheur au Centre national de la recherche scientifique et à l’université Paris-8, explore chaque année depuis 2012 les listes des résultats du baccalauréat dans chaque académie pour classer les prénoms en fonction des mentions très bien au bac.

Seuls les candidats ayant autorisé la publication de leurs résultats dont le prénom apparaît plus de 40 fois dans la base de données, et ceux qui ont obtenu plus de 8 à l’examen sont pris en compte. Bourgeoisie aisée. Mixité sociale au collège: la France a de gros progrès à faire. Une étude réalisée pour le compte du Conseil national d’évaluation du système scolaire révèle que la France est loin du compte en termes de mixité sociale dans les collèges.

Mixité sociale au collège: la France a de gros progrès à faire

La preuve par les chiffres. Verdict : peut beaucoup mieux faire. Le Conseil national d’évaluation du système scolaire, créé en 2013 par le ministère de l’Education nationale, vient de rendre un rapport sur la mixité sociale dans les collèges. Ce document signé par deux chercheurs de l’Ecole d’économie de Paris, Son-Thierry Ly et Arnaud Riegert, démontre que la France a de progrès à faire dans ce domaine. Les auteurs ont quantifié la ségrégation sociale au collège en se basant sur six ans de données administratives collectées par les académies. S’il n’y avait aucune ségrégation sociale, chaque collégien compterait dans sa classe 22 % d’élèves appartenant aux couches sociales supérieures. Les diplômes, parapluies troués contre la crise : radiographie de la panne de l’ascenseur social français. Atlantico : Une étude de l'OCDE (lire ici) montre que faire des études en France, même si cela reste payant en valeur absolue, ne permet pas d'échapper complètement au chômage et n'offre qu'un avantage salarial modéré par rapport à ceux qui n'ont aucune qualification.

Les diplômes, parapluies troués contre la crise : radiographie de la panne de l’ascenseur social français

La France fait d'ailleurs partie des mauvais élèves de l'OCDE. Comment en est-on arrivé à cette situation ? Marie Duru-Bellat : Êtes-vous vraiment sûr qu'une situation peut-être jugée bonne quand des gens gagnent cinquante fois plus que d'autres ? Je vous pose cette question car les pays où le gain issu de l'obtention d'un diplôme est le plus élevé sont généralement ceux où il y a très peu de diplômés du supérieur et où ils obtiennent donc un avantage exceptionnel, ce qui entraîne à la fin de très fortes inégalités de salaire. Grand Angle : La géographie de l'ascension sociale. La géographie de l'ascension sociale. Ecole : pourquoi les garçons issus de l’immigration ont autant de mal. LE MONDE CULTURE ET IDEES | • Mis à jour le | Par Catherine Vincent Pourquoi les fils d’immigrés ne réussissent-ils pas à l’école aussi bien que leurs sœurs ?

Ecole : pourquoi les garçons issus de l’immigration ont autant de mal

Les filles parviennent en effet à surmonter le fait que l’école de la République joue de plus en plus mal son rôle d’intégration pour les enfants issus de l’immigration. Selon les derniers chiffres du Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA, enquête 2012), un quart des 15-24 ans sortis du système scolaire sans diplôme sont des enfants d’immigrés nés en France, alors qu’ils représentent une personne sur cinq dans cette classe d’âge. Par la faiblesse socio-économique de leurs parents, associée à une ségrégation urbaine peu propice à la scolarisation, ces enfants-là cumulent les difficultés de départ.

Lutter contre les difficultés des élèves rapporte plus que ça ne coûte, selon l'OCDE. Plus d'un quart des élèves de quinze ans affichent une faible performance en mathématiques, en compréhension de l'écrit et/ou en sciences selon Pisa, l'enquête-phare de l'OCDE, dont la dernière édition date de 2012.

Lutter contre les difficultés des élèves rapporte plus que ça ne coûte, selon l'OCDE

Des données recueillies à cette occasion ont servi de base à ce nouveau rapport. Cela représente 13 millions d'élèves peu performants dans au moins une matière dans 64 pays. Dans certains pays, la proportion dépasse 50%. Ces mauvais résultats scolaires "ont des conséquences à long terme", avec "un risque élevé de décrochage complet" pour ces jeunes et une croissance économique amoindrie. Les dispositifs d’égalité des chances à l’école sont-ils efficaces ? Les « parcours d’excellence », annoncés, lundi 18 janvier, pour parrainer les collégiens des réseaux d’éducation prioritaire renforcée (REP +, anciennement ZEP +), ne viennent pas de nulle part : ils sont largement inspirés des « Cordées de la réussite », le principal dispositif d’égalité des chances en matière d’éducation, créé en 2008. Lire aussi : La ministre de l’éducation nationale renforce le dispositif d’égalité des chances Des dispositifs « restés relativement en marge du système éducatif », estime la ministre de l’éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, avec un impact « limité » concernant le nombre d’élèves ou la réduction des inégalités.

Qu’en est-il vraiment ? Si le label des cordées date de 2008, il est parfois venu formaliser des dispositifs déjà existants créés par les établissements. Une efficacité peu mesurée Au niveau individuel, le dispositif a favorisé l’ascension fulgurante de certains de ses élèves. Dossier d actualite ife n 63 les effets de l education familiale sur la reussite scolaire juin 2011. Le décrochage scolaire en baisse de 20 % depuis 2012. En 2015, 107 000 jeunes ont quitté le système scolaire sans diplôme ni qualification. Ils étaient entre 135 000 et 140 000 en 2012. Ils seront 98 000 en 2016 selon la ministre de l’éducation.

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Aurélie Collas Le nombre de jeunes décrocheurs est en baisse, mais sans que l’objectif présidentiel en matière de lutte contre le décrochage scolaire ne soit, pour l’heure, atteint. En 2015, 107 000 jeunes ont quitté le système scolaire sans diplôme ni qualification, selon des données publiées par le ministère de l’éducation nationale lundi 14 novembre, à l’occasion de son séminaire « Décrochage, territoire et actions publiques », à Paris. Au début du quinquennat, ils étaient entre 135 000 et 140 000 dans ce cas.