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Brexit

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Brexit : le chantage de Londres, qui menace de devenir un paradis fiscal. Pour peser face à l’Union européenne, le Royaume-Uni envisage de pratiquer le dumping fiscal et social aux portes du continent.

Brexit : le chantage de Londres, qui menace de devenir un paradis fiscal

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Philippe Bernard (Londres, correspondant) Si les 27 pays de l’Union européenne n’acceptent pas les exigences du Royaume-Uni, Londres deviendra une sorte de paquebot pratiquant le dumping fiscal et social aux portes du continent. Tel est le chantage qu’a développé le ministre britannique des finances, Philip Hammond, dimanche 15 janvier, deux jours avant que la première ministre, Theresa May, ne prononce un discours présenté comme stratégique sur le Brexit.

Que change concrètement le « Brexit » pour le Royaume-Uni et pour l’Europe ? LE MONDE | • Mis à jour le | Par Jérémie Baruch Le Royaume-Uni a finalement choisi de mettre fin à quarante-trois années d’appartenance à l’Union européenne (UE), en disant oui au « Brexit » (contraction de « Britain » et « Exit ») lors d’un référendum dont les résultats ont été annoncés vendredi 24 juin au petit matin.

Que change concrètement le « Brexit » pour le Royaume-Uni et pour l’Europe ?

Le camp du « Leave », favorable à la sortie du Royaume-Uni de l’UE, l’a emporté avec 51,9 %, contre 48,1 % pour le « Remain », camp pro-européen. Que va impliquer cette victoire ? Lire aussi : #BrexitOrNot : comprendre les enjeux d’un scrutin historique 1. Oui, le premier ministre conservateur, qui avait initié le référendum alors qu’il était lui-même opposé au Brexit, a annoncé qu’il quittera son poste dans les trois mois. « Je pense que le pays a besoin d’un nouveau leader », a annoncé David Cameron dès vendredi matin. M. 2. Après le Brexit, le Royaume-Uni fait le choix « des charmes dangereux » du dumping fiscal. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Gaël Giraud (Economiste en chef de l'Agence française de développement, directeur de recherche au CNRS) Par Gaël Giraud, économiste en chef de l’Agence française de développement et directeur de recherche au CNRS.

Après le Brexit, le Royaume-Uni fait le choix « des charmes dangereux » du dumping fiscal

Philippe Askenazy : « Les malheurs de la lower middle class britannique ne doivent rien à l’Europe » LE MONDE IDEES | • Mis à jour le | Propos recueillis par Antoine Reverchon (Propos recueillis par) Le Brexit, la montée des votes souverainistes d’extrême droite ou d’extrême gauche selon les pays sont analysés comme un rejet de l’Union européenne par les classes populaires et les classes moyennes, qui s’estimeraient victimes des politiques promues et menées par Bruxelles.

Philippe Askenazy : « Les malheurs de la lower middle class britannique ne doivent rien à l’Europe »

Qu’en est-il réellement ? Il est impossible de dire si la situation des classes moyennes européennes, qui s’est effectivement dégradée dans de nombreux pays, aurait été meilleure sans l’Europe qu’avec. Seuls les historiens auront le recul suffisant pour le dire. Certes, on avance cet argument pour expliquer la structure du vote Brexit : ce sont les régions et les catégories dont le sort s’est aggravé ces dernières années qui ont voté pour le « Leave », tandis que celles qui ont prospéré ont voté pour le « Remain ». Mais, en réalité, les malheurs de la lower middle class britannique ne doivent rien à l’Europe.

« Brexit » : le Royaume-Uni fait le pari du passager clandestin. LE MONDE ECONOMIE | | Par Pierre-Cyrille Hautcoeur (Directeur d'études à l'EHESS) Le vote par lequel les électeurs britanniques ont décidé de sortir de l’Union européenne est-il un repli nationaliste ou un renoncement habile à un rôle mondial trop coûteux ?

« Brexit » : le Royaume-Uni fait le pari du passager clandestin

L’Union européenne, dans la version ambitieuse de ses fondateurs, est plus qu’une zone de libre circulation des personnes, des idées, des biens et des capitaux, plus qu’un ensemble de nations construisant des institutions et des juridictions communes : c’est aussi un moyen de continuer à peser sur l’avenir d’un monde où le poids démographique et économique des pays européens pris individuellement est devenu faible. La France, l’Allemagne, la Grande-Bretagne ont, au cours de leur histoire, rivalisé pour jouer ce rôle. Brexit : « Les critiques adressées à l’Union ne sont que la déclinaison de celles formulées à l’endroit des autorités nationales » LE MONDE IDEES | • Mis à jour le | Par Olivier Costa (Directeur d’études au Collège d’Europe) Par Olivier Costa, directeur d’études au Collège d’Europe Le référendum sur le « Brexit » est la dernière illustration en date du divorce entre les classes populaires et l’intégration européenne.

Brexit : « Les critiques adressées à l’Union ne sont que la déclinaison de celles formulées à l’endroit des autorités nationales »

Les citoyens britanniques les moins favorisés socialement et économiquement, les petits retraités et les habitants des campagnes ont largement voté pour la sortie de l’Union, tandis que ceux des classes plus aisées, les étudiants et les urbains, ont majoritairement réclamé le maintien. Cette structuration du vote entre « perdants » et « gagnants » de l’intégration européenne – et plus largement des évolutions du monde contemporain – n’est pas nouvelle ; elle était déjà manifeste lors des référendums sur le traité de Maastricht, en 1992.

Dans les années 1960 et 1970, elle était plus latente, mais les citoyens étaient peu mobilisés par l’enjeu.