Centres de connaissances et de culture

Facebook Twitter
Par Frédérique Yvetot La circulaire de rentrée est enfin parue et, cette année, un paragraphe va particulièrement intéresser les professeurs documentalistes : l'annexe 7. Et que dit cette annexe intitulée "Encourager la dynamique pédagogique et l'innovation" ?

Café pédagogique - Le Learning Centre n'est plus, vive le 3C ?

Café pédagogique - Le Learning Centre n'est plus, vive le 3C ?
Docs pour docs - Learning center et CDI Le futur CDI vu par l’institution Education Nationale (On attend toujours une circulaire de mission pour remplacer celle de 1986) est depuis peu associé au concept de Learning center jusque là appliqué aux bibliothèques universitaires. Ainsi un séminaire "du CDI au learning center" est-il prévu du mercredi 23 au vendredi 25 mars 2011 à l’ESEN pour creuser le sujet. Quelques professeurs documentalistes y ont été conviés. Déjà Le sigle ECDI utilisé par J.L Durpaire annonçait le glissement d’un CDI, centre d’apprentissage et de formation avec un enseignant documentaliste, vers un CDI, service ouvert de façon maximale à un public plus "autonome" organisant lui même son apprentissage à l’aide de nouveaux supports. Si tout n’est pas à rejeter dans cette vision futuriste (et anglophone ?)

Docs pour docs - Learning center et CDI

Le Learning center est de nouveau d’actualité sous l’appellation francisée de centre de connaissances et de culture simplifié en 3C.De quoi s’agit-il ? La circulaire de rentrée 2012, parue le 27 mars 2012, fait intervenir pour la première fois l’appellation de centre de connaissances et de culture dans le septième point, sous rubrique : Innover, expérimenter et évaluer : trois piliers pour une école des réussites. Orientations et instructions pour la préparation de la rentrée 2012 circulaire n° 2012-056 du 27-3-2012 émanant deu MEN DGESCO. "Ainsi, dans le cadre d’expérimentations, les établissements peuvent réfléchir à la mise en œuvre de « centres de connaissances et de culture » (3C). Ce projet éducatif et pédagogique s’appuie sur les compétences du professeur-documentaliste qui peut, dans cette perspective, recourir au soutien des CRDP. Du CDI au 3C (Centre de connaissances et de culture)

Du CDI au 3C (Centre de connaissances et de culture)

FADBEN - Des learning centres à la place des CDI ?

FADBEN - Des learning centres à la place des CDI ?

Réflexion préliminaire au séminaire de l’ESEN "Du CDI au learning center" Pour anti­ciper la réflexion annoncée par la tenue du sémi­naire "Du CDI au learning center" qui a eu lieu à l’ESEN du 23 au 25 mars 2011, la Fadben a rédigé le texte que voici inter­ro­geant le concept anglo-​​saxon de learning res­sources centre et ses retombées sur le métier de pro­fesseur docu­men­ta­liste dans le contexte des CDI français. Quelques membres du Bureau national ont par­ticipé, depuis, au sémi­naire et un compte rendu sera fait ultérieurement. Nous vous prions de nous excuser pour la rupture momen­tanée du lien qui a rendu l’accès à cet article indis­po­nible pendant quelques jours. A l’heure où nos mis­sions de pro­fes­seurs docu­men­ta­listes sont inter­rogées, notre ins­ti­tution ques­tionne également les lieux dans les­quels nous exerçons : les CDI.
- Les Trois Couronnes - Du Learning Centre au Centre de Connaissances et de Culture

- Les Trois Couronnes - Du Learning Centre au Centre de Connaissances et de Culture

Extrait de la vidéo Eduscol L’origine du 3C Il y a de cela un an, un séminaire sur les learning centres se tenait à l'École supérieure de l'éducation nationale (ESEN), prolongeant une stratégie de communication de l'Inspection Générale de l'Education Nationale (IGEN) sans précédent, avec pour ambition affichée de "réinventer les CDI". Depuis, des expériences de learning centres ont été encouragées et médiatisées par l'institution, afin de prouver la faisabilité de ce concept. Dernière pierre à l'édifice, donc, les learning centres font leur apparition au Bulletin Officiel n° 13 du 29 mars 2012 sous le nom de "centres de connaissances et de culture" (3C) dans le chapitre 7 des annexes des Orientations et instructions pour la préparation de la rentrée 2012.
La présentation du premier projet de Learning Centre pour un lycée public a eu lieu au lycée Emile Mathis de Schiltigheim, le 14 février dernier. A l'invitation du Recteur de l'académie de Strasbourg la presse s'est fait l'écho de cet événement dont la réalisation effective est attendue pour la prochaine rentrée. De fait, il ne nous sera pas permis de "juger sur pièce" avant six mois et l'on se contentera pour l'instant de pointer quelques lignes de clivage. Il est question "d'espaces séparés pour des usages différents" dont seule la bibliothèque renvoie aux missions du professeur documentaliste ; les "salles modulables" étant, semble-t-il, dédiées aux enseignants disciplinaires. La collaboration de ces derniers avec le professeur documentaliste se limiterait d'ailleurs à la "création d'outils pour une pédagogie différenciée et adaptée" ou encore, selon le proviseur, à l'élaboration d'"outils de formation en ligne, pas disciplinaire". Le LC-3C de Schiltigheim, un modèle déjà obsolète

Le LC-3C de Schiltigheim, un modèle déjà obsolète

Le blog de Jean-Pierre VERAN
Dans un récent billet[1], nous nous sommes inquiétés des orientations et instructions pour la rentrée 2012 au sujet de la laïcité. Nous nous interrogeons aujourd’hui sur le sens d’une expérimentation proposée dans la même circulaire de préparation de rentrée[2] : la transformation des centres de documentation et d’information en centres de connaissances et de culture (3C). Le choix des mots Pour apprécier ce qui se joue dans ce changement d’appellation, on peut d’abord considérer ce qui est conservé et ce qui est modifié. Le terme de centre demeure. D’une part, c’est le même terme utilisé en anglo-américain dans l’appellation des learning centres[3]. Centres de connaissances et de culture : quel modèle politique d’éducation ?

Centres de connaissances et de culture : quel modèle politique d’éducation ?

Centres de connaissances et de culture : quelle dimension politique ?

Centres de connaissances et de culture : quelle dimension politique ?

Les réactions suscitées sur une liste professionnelle des professeurs-documentalistes par mon récent billet sur l’expérimentation proposée d’évolution des centres de documentation et d’information (CDI) en centres de connaissances et de culture[1] me conduisent à revenir sur la dimension politique de cette orientation. La loi d’orientation pour l’avenir de l’école du 23 avril 2005 stipule dans son article 2 qu’«outre la transmission des connaissances, la nation fixe comme mission première à l’école de faire partager aux élèves les valeurs de la République». Elle réaffirme ainsi on ne peut plus clairement : - la place essentielle des savoirs dans la formation scolaire - la dimension politique de la mission de l’école ; le code de l’éducation rappelle, dans son article L 111.1, que « dans l’exercice de leurs missions, les personnels mettent en œuvre ces valeurs ».

Centre de connaissances et de culture : vous avez dit « culture »?

Centre de connaissances et de culture : vous avez dit « culture »? En choisissant de proposer une appellation française pour ce que les anglo-américains appellent learning centre, le ministère de l’éducation nationale a fait des choix de nombre. Les connaissances sont au pluriel, la culture au singulier. Si on imagine une appellation utilisant seulement le singulier – centre de connaissance et de culture- ou le pluriel – centre de connaissances et de cultures-, ou, pourquoi pas, une inversion du choix des nombres – centre de connaissance et de cultures, on voit bien que la signification s’en trouve modifiée. Il nous paraît intéressant de lire dans ces choix la confirmation de ce que nous avons écrit dans nos précédents billets du mois d’avril portant sur le modèle politique d’éducation en oeuvre[1], sur le sens politique[2] des centres de connaissances et de culture, mais aussi sur un autre aspect de la circulaire de préparation de la rentrée 2012 qui les promeut, touchant à la laïcité[3].