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MATISSE

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L'œuvre Porte-fenêtre à Collioure. Depuis 1922 grâce à un don de la famille Matisse, le Musée de Grenoble possède l'œuvre la plus importante de l'artiste conservée en France, Intérieur aux aubergines.

Peinte à Collioure en 1911, elle fut la propriété des célèbres collectionneurs Michael et Sarah Stein avant d'être rachetée par son auteur. Elle appartient à l'ensemble des Intérieurs symphoniques exécutés en 1911 : L'Atelier rose (Musée Pouchkine, Moscou), La Famille du peintre (Musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg), et L'Atelier rouge (Museum of Modern Art, New York).Outre leur thème commun, ces quatre chefs-d'œuvre présentent chacun une analogie de motifs et de couleurs qui se répètent au point de saturer toute la surface du tableau.Intérieur aux aubergines est une des peintures les plus décoratives jamais réalisée par Matisse qui donne à chacun des éléments de son atelier une valeur décorative. MATISSE Intérieur, bocal de poissons rouges. Entre 1909 et 1913, Matisse vit et travaille à Issy.

MATISSE Intérieur, bocal de poissons rouges

En décembre 1913, il réoccupe un appartement dans l'immeuble du 19 quai Saint-Michel, un étage au-dessous de son ancien atelier1. Intérieur, bocal de poissons rouges est certainement peint durant les premières semaines de réinstallation (entre décembre 1913 et le début du printemps 1914) puisque le tableau est reproduit dès le 15 mai 1914 dans le numéro 24 des Soirées de Paris, la revue éditée par Apollinaire depuis 1912. Quelques phrases d'une lettre à son ami Simon Bussy, datée du 26 janvier 19142, éclairent l'état d'esprit de Matisse devant ce paysage parisien retrouvé : « C'est un grand plaisir pour nous d'avoir de nouvelles sensations dans un décor familier. J'y travaille et ne regrette pas de ne pas avoir quitté Paris ».

Matisse avait, en effet, passé une partie des deux hivers précédents à Tanger, et avait même envisagé un troisième séjour. 1. 2. MATISSE Intérieur et violon. Interieur au violon Henri Matisse , 1917-18 Huile sur toile 116 x 89 cm Statens Museum for Kunst, Copenhague.

MATISSE Intérieur et violon

Intérieur au violon occupe une position charnière dans l’œuvre de Matisse ; elle jette un pont entre le style très construit des années héroïques de 1913 à 1916 et la manière plus naturaliste et déliée de la première période niçoise. Le violon est rangé dans sa boîte, prêt à être saisi par l’artiste qui en jouera. A cet égard, il présente un puissant attrait tactile, ce qui est assez rare dans l’art de Matisse. L’espace est créé au moyen d’éléments striés et obliques, dont certains sont parallèles au plan du tableau . Le violon de Matisse à la fois grandiose et intime s’intègre dans l’espace qui l’environne et qui le protège.

(voir : confrontation avec La guitare de Picasso). Matisse, Henri Femme assise, le dos tourné vers la fenêtre ouverte Vers 1922 Huile sur toile 73.3 x 92.5 cm Achat, fonds John W.

Inv. 1949.1015 Matisse découvre tôt la lumière méditerranéenne qui illumine sa première palette fauve. . © Succession H. MATISSE La desserte rouge. MATISSE Le violoniste à la fenêtre. L'année 1917 est une période de mutations, de recherches et de tourment, une charnière importante dans l'évolution de la peinture de Matisse, et aussi dans son rythme de vie et de travail.

MATISSE Le violoniste à la fenêtre

La Leçon de musique (mai 1917, The Barnes Foundation) est la toile témoin de ce déplacement, et de cette reformulation des données sur lesquelles le peintre avait travaillé les années précédentes : il cherche maintenant à rendre la référence au réel plus immédiatement lisible. La Leçon de musique forme ainsi le pendant de La Leçon de piano (The Museum of Modern Art, New York) peinte en 1916, et offre des réponses provisoires, approfondies dans les années qui suivent. MATISSE Porte-fenêtre à Collioure. Porte-fenêtre à Collioure (peint en 1914) a produit, depuis sa première apparition en public, un demi-siècle plus tard, un effet de fascination sur les artistes et sur les critiques d'art; à la fin des années soixante, une génération de peintres1 (peut être déjà sur la défensive) y trouvait en fait très opportunément une source possible — et comme la justification — de ses convictions esthétiques.

MATISSE Porte-fenêtre à Collioure

Ainsi, écrit Pierre Schneider2: « les tenants de l'art minimaliste, variété extrême du formalisme qui dominait alors la scène américaine, saluèrent avec enthousiasme ce précurseur inattendu sinon inespéré d'une peinture qui prétendait interdire qu'on vit en elle autre chose que ce qu'elle était : du pigment sur un support matériel. » Il ajoute très justement : « En réalité la comparaison de la toile de Matisse avec des œuvres minimalistes fait ressortir la différence radicale des démarches ». De là à tenter de traverser cet écran, du moins à s'interroger sur l'autre côté...