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En plongeant dans ses yeux bleus enroulés dans une épaisse chevelure blonde, on croirait avoir affaire à une poupée.
La rencontre du Mali et de Cuba.
Etrange histoire à rebondissements que celle du Buena Vista Social Club. Lorsque, en 1996, Nick Gold (rebaptisé depuis Nick de Oro), le patron du label indépendant anglais World Circuit Records, se met en tête d'ajouter un jalon à la longue histoire des métissages afro-cubains, il fait face à un mauvais coup du destin. Pour cause de passeports égarés, les musiciens mandingues ne peuvent rejoindre La Havane, où un enregistrement est prévu avec quelques pointures locales. Son projet change alors d'orientation et devient à cent pour cent cubain, avec le succès que l'on connaît : un film de Wim Wenders et huit millions d'albums vendus. Quatorze années plus tard, le producteur anglais réalise enfin son projet initial, dans un contexte et avec un casting forcément différents.