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Turquie : Ekrem İmamoğlu, le maire résistant - Ép. 3/4 - Bêtes noires des régimes autoritaires. Nous sommes le 23 juin 2019.

Turquie : Ekrem İmamoğlu, le maire résistant - Ép. 3/4 - Bêtes noires des régimes autoritaires

Sous un soleil radieux et devant une foule immense, le nouveau maire d’Istanbul savoure sa victoire. Elu avec 54% des voix, Ekrem İmamoğlu vient d’infliger une défaite historique et symbolique au président Recep Tayyip Erdoğan. Car non seulement le parti au pouvoir, l’AKP, perd la plus grande ville du pays mais se voit désavoué dans sa tentative de faire annuler le premier scrutin en mars. Une victoire aux allures de parcours du combattant pour ce jeune cadre du principal parti d’opposition, le CHP (Parti Républicain du Peuple), d’obédience kémaliste, qui n’avait pas remporté de victoire électorale depuis des années. « Tout ira très bien », aime à répéter le nouveau maire, malgré les nombreuses tentatives de déstabilisation de ses adversaires.

Inconnu au bataillon ces dernières années, le maire incarne désormais la résistance aux dérives autoritaires du Président Erdoğan. Mais quand bien même en aurait-il l’ambition, le chemin risque d’être semé d’embûches. Europe-puissance : comment bâtir un projet réaliste ? N. TENZER. DEPUIS quelque temps, les dirigeants français, Emmanuel Macron et plus encore Clément Beaune, secrétaire d’État aux Affaires européennes – dont le titre modeste ne rend pas compte du rôle central -, n’hésitent plus, dans leur plaidoyer en faveur de l’Europe, à accoler à celle-ci le terme de puissance [1].

Europe-puissance : comment bâtir un projet réaliste ? N. TENZER

L’emploi du terme d’Europe-puissance n’est certes pas entièrement nouveau, mais c’est la première fois que, en particulier du côté français, on l’utilise aussi fréquemment et de manière volontariste, voire offensive, souvent couplée avec la notion de « souveraineté européenne ». Cela n’est pas dépourvu de lien avec la centralité nouvelle de l’Europe d’abord dans le discours politique d’un candidat à la présidence de la République, puis, de manière quasi structurelle, du président depuis devenu. François Mitterrand, puis François Hollande, furent certes des présidents très européens et ni Jacques Chirac, ni Nicolas Sarkozy, élus présidents, ne se montrèrent eurosceptiques.

Bonus.

Médias

1HGGSP religion et Etat. Gafa. Partition de l’île de Chypre : histoire d’une pierre d’achoppement diplomatique vieille de plus d’un demi-siècle (3/4). L’invasion de Chypre par les forces turques. Lire les parties 1 et 2 1.

Partition de l’île de Chypre : histoire d’une pierre d’achoppement diplomatique vieille de plus d’un demi-siècle (3/4). L’invasion de Chypre par les forces turques

Première invasion turque, juillet 1974 Dans la nuit du 19 au 20 juillet 1974, la Turquie lance l’opération « Atilla » : l’invasion de Chypre commence. Des détachements turcs débarquent peu avant l’aube avec de l’armement lourd à Kyrenia (aujourd’hui Girne, en turc) sur la côte nord et rencontrent une forte résistance de la part des forces grecques et chypriotes grecques. La justification d’Ankara pour lancer son offensive consiste alors à brandir le « Traité de Garantie » en vertu duquel la Turquie dispose de prérogatives pour protéger les Chypriotes turcs et garantir l’indépendance de Chypre [1].

Les réactions grecques à l’offensive ne se font pas attendre. Selon le Comité International de la Croix Rouge, le total des prisonniers de guerre détenus par les deux camps à ce stade et avant la seconde invasion comprend 385 Grecs chypriotes habitant la ville d’Adana en Turquie, et 63 autres dans le district de Saray, dans la province de Van, toujours en Turquie. 2. Partition de l’île de Chypre : histoire d’une pierre d’achoppement diplomatique vieille de plus d’un demi-siècle (4/4). De la proclamation de la République turque de Chypre du Nord à nos jours. Lire les parties 1, 2 et 3 1.

Partition de l’île de Chypre : histoire d’une pierre d’achoppement diplomatique vieille de plus d’un demi-siècle (4/4). De la proclamation de la République turque de Chypre du Nord à nos jours

Proclamation de la République turque de Chypre du Nord Le 15 novembre 1983, l’assemblée chypriote turque déclare l’indépendance de la République Turque de Chypre Nord. Immédiatement après cette déclaration, la Grande-Bretagne, troisième pays le plus impliqué dans le dossier chypriote après la Turquie et la Grèce, convoque une réunion extraordinaire du Conseil de Sécurité des Nations unies afin de condamner celle-ci comme étant « légalement invalide » [1]. La résolution 541 du Conseil de Sécurité des Nations unies adoptée le 18 novembre 1983 considère ainsi que « la tentative de créer la République Turque de Chypre Nord est invalide, et va contribuer à empirer la situation à Chypre » [2].

D’autres condamnations suivront dans les mois à venir. Le 22 juillet 2010, la Cour de Justice Internationale des Nations unies décide que « la loi internationale ne contient aucune interdiction sur les déclarations d’indépendance » [5]. 2. 3. Conclusion. Thème 2 jalon 1 Turcs.