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La condition animale

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Boris Cyrulnik : « L’attention à la maltraitance animale témoigne d’une société plus morale » Depuis une trentaine d’années, les scientifiques découvrent des capacités sociales insoupçonnées chez l’animal. Quels sont selon vous les exemples les plus marquants dans ce domaine ? Dès les années 1950, des chercheurs, des primatologues, notamment Harry et Margaret Harlow, ont réussi à prouver que les animaux étaient des êtres sensibles. En isolant des singes et plus tard des chiens, en les privant d’altérité, on s’est rendu compte que ces animaux développaient des activités autocentrées sur eux-mêmes : balancements, tournoiements et, en cas d’émotions fortes, auto-agression. Les enseignements de ces expérimentations, bien que très convaincants, n’ont pu, à l’époque, entrer dans notre culture cartésienne et chrétienne. Depuis dix, quinze ans, des neuroscientifiques ont démontré que les mammifères et même les oiseaux possèdent une conscience, ce qui veut dire qu’ils connaissent le plaisir et la souffrance.

En débat au Monde Festival : S’aimer comme des bêtes. Plus d’un tiers des poissons pêchés n’arrivent jamais dans nos assiettes. Les munitions au plomb menacent l’environnement et la santé. L’Agence européenne des produits chimiques estime que 30 000 à 40 000 tonnes de plomb sont dispersées dans les écosystèmes par la chasse et le tir sportif LE MONDE | 13.09.2018 à 06h31 • Mis à jour le 13.09.2018 à 14h27 | Par Stéphane Foucart Les munitions utilisées par les chasseurs et les tireurs sportifs sont à l’origine d’une contamination insoupçonnée au plomb des écosystèmes et posent un risque pour l’environnement et la santé humaine.

C’est le constat majeur d’une expertise rendue publique, mercredi 12 septembre, par l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA). Basée à Helsinki, elle avait été saisie en 2015 par la Commission européenne, qui réfléchit à des mesures de restriction de l’usage des munitions au plomb dans les zones humides, les plus vulnérables. L’ECHA a répondu l’année suivante que les données disponibles justifient des restrictions de l’usage du plomb dans ces environnements fragiles. De fait, les chiffres sont impressionnants. . « Un poison » On pêche (et on gaspille) toujours plus de poisson. Une production record, grâce notamment au développement de l'aquaculture, mais une explosion du gaspillage, avec 1 poisson pêché sur 3 qui n'arrive pas dans nos assiettes.

Tel est le préoccupant bilan de l'Agence des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), qui a été publié hier. Aujourd'hui, dans le monde, 35 % des poissons péchés n'arrivent pas dans les assiettes, soit parce qu'ils sont rejetés en mer, trop petits ou parce que ce sont des prises accessoires qui n'intéressent pas les pêcheurs, soit, encore, parce qu'ils pourrissent avant d'être consommés. Le gaspillage s'explique surtout par des problèmes de conservation une fois à terre. Malgré des progrès enregistrés, les systèmes de réfrigération et de transport laissent encore à désirer dans certaines régions du monde.

L'aquaculture a dépassé la pêche Le rapport de l'Agence des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) confirme aussi que l'aquaculture a dépassé la pêche classique. Diesel : Volkswagen, Daimler et BMW soupçonnés de tests sur des humains et des singes. Un organisme de recherche aurait fait inhaler de l’oxyde d’azote à des cobayes pour prouver l’innocuité de ses moteurs. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Stéphane Mandard Empêtrés dans le scandale du « dieselgate », certains constructeurs allemands semblent avoir été prêts à toutes les expériences pour prouver l’innocuité du diesel.

Le Groupe européen de recherche sur l’environnement et la santé dans les transports (EUGT), organisme financé par Volkswagen, Daimler et BMW, aurait procédé à une étude scientifique pour mesurer les effets de l’oxyde d’azote (Nox) sur des cobayes humains. En septembre 2015, Volkswagen avait reconnu avoir truqué les moteurs de 11 millions de ses véhicules pour minorer les rejets de Nox lors des tests d’homologations. Daimler s’est dit « consterné » par « la mise en place et l’ampleur de ces tests » et a « condamné fermement » cette étude. . « Aussi immonde qu’absurde » Ces révélations interviennent quelques jours après celles du New-York Times. Le Parlement européen demande l'interdiction de la pêche électrique - Europe.

Le Parlement européen a demandé ce mardi 16 janvier l'interdiction de la pêche électrique dans les eaux territoriales des pays de l'Union européenne. Actuellement, cette pêche est expérimenté avec des chalutiers équipés de perches électriques, uniquement en mer du Nord. La Commission européenne proposait de supprimer cette restriction établie à titre expérimental. Le Parlement européen a demandé ce mardi l'interdiction de la pêche électrique dans l'UE, s'opposant à une dérogation proposée par la Commission européenne qui souhaite autoriser cette pratique à une plus large échelle en mer du Nord, où elle est permise à titre expérimental. La Commission proposait de supprimer la restriction imposée aux flottes des Etats membres, établie à titre d'expérimentation. Celle-ci limite à 5 % de la flotte, dans chaque pays concerné, les chalutiers à perche autorisés à s'équiper pour la pêche électrique. Des amendements votés à une large majorité A qui profite le crime ?

Les poissons, suppliciés en silence. RAPPORT D’ÉTONNEMENT. Des associations s’élèvent contre les conditions atroces de la mise à mort de ces créatures, envers lesquelles la plupart d’entre nous n’éprouve aucune empathie. LE MONDE IDEES | • Mis à jour le | Par Frédéric Joignot En 1497, longeant les côtes de Terre-Neuve, le navigateur vénitien Giovanni Caboto signala dans son journal que les morues étaient si nombreuses qu’elles bloquaient son vaisseau.

Cinq siècles plus tard, pour cause de surpêche, 90 % des morues, ou cabillauds, comme la plupart des grands poissons – colins, églefins, espadons, thons, raies, requins… – ont disparu. . « Le pire a lieu en mer » La Revue semestrielle de droit animalier (RSDA, Université de Limoges), dans son numéro paru en décembre 2017, consacre un dossier effrayant à ces animaux « méprisés et décimés » que sont les poissons. Mais le pire du pire est que nous nous en fichons. Des animaux sociaux Nous n’imaginons pas que les poissons souffrent. Scandale sanitaire dans un élevage breton de cochons. Une vidéo-choc de l’association L214 montre des animaux forcés de vivre au milieu de cadavres en putréfaction ou d’ossements, dans une exploitation près de Quimper LE MONDE | • Mis à jour le | Par Audrey Garric C’est une nouvelle vidéo-choc sur l’industrie de la viande.

Cette fois, elle ne dévoile pas l’intérieur d’un abattoir, mais celui d’un élevage intensif de cochons, situé à Pouldreuzic, dans le Finistère. Ces images de l’association L214, que Le Monde a pu visionner en exclusivité, révèlent, jeudi 16 mars, les « conditions d’hygiène déplorables » de l’établissement, « engendrant des souffrances intolérables pour les animaux ». L’ONG a porté plainte devant le tribunal de grande instance de Quimper pour maltraitance animale – une peine passible de six mois d’emprisonnement et 7 500 euros d’amende – et elle a lancé une pétition demandant aux autorités la fermeture immédiate de l’entreprise agricole concernée. « Insalubrité sordide » « Cette insalubrité générale est sordide.

L'enfer de la condition ouvrière et animale à l'abattoir. L’Assemblée vote l’obligation de caméras dans les abattoirs dès 2018. Les députés ont validé de manière inattendue cette mesure, souhaitée par les radicaux de gauche et les associations de protection animale. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Audrey Garric C’est un coup de théâtre. Ou, selon les mots du rapporteur Olivier Falorni, « ce qui fait le sel des débats parlementaires ». Jeudi 12 janvier dans la soirée, l’Assemblée nationale a adopté en première lecture, de manière inattendue, la vidéosurveillance obligatoire dans les abattoirs à partir du 1er janvier 2018. Les députés ont ainsi validé la mesure phare de la première proposition de loi « relative au respect de l’animal en abattoir », qui vise à accroître la transparence et le contrôle dans les 960 établissements français de découpe, après une année marquée par des scandales de maltraitance animale à répétition. « La finalité exclusive de cette installation est la protection animale », précise le texte.

. « Affaire mal engagée » Droit de visite. L’industrie alimentaire se détourne en masse des œufs de poules en cage. Le groupe Les Mousquetaires vient de bannir les élevages de volaille en batterie. Il suit un vaste mouvement de la grande distribution. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Audrey Garric Le temps des poules en cage pourrait bientôt être révolu en France. Lundi 9 janvier, le groupe de grande distribution Les Mousquetaires (Intermarché, Netto, etc.) s’est engagé à cesser de vendre des œufs de gallinacées élevées en batterie d’ici à 2020 sous sa marque propre et d’ici à 2025 pour l’ensemble des fournisseurs de ses rayons.

L’enseigne suit ainsi un mouvement sans précédent qui touche l’ensemble de l’industrie alimentaire : depuis quelques mois, les supermarchés, mais aussi la restauration collective, l’hôtellerie et les fabricants bannissent, à tour de rôle, ces coquilles associées à une souffrance animale dont l’opinion publique ne veut plus. En mai 2016, une vidéo de l’association de protection animale L214 suscitait une vague d’indignation et d’écœurement. Pourquoi les animaux souffrent encore dans les abattoirs français.