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Introduction générale aux SIC

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Dominique Wolton, Informer n’est pas communiquer. 1Informer n’est pas communiquer, voilà le titre de cet essai que Dominique Wolton commet dans le but de montrer pourquoi la communication est le vrai défi du XXIe siècle.

Dominique Wolton, Informer n’est pas communiquer

Après plus de trois décennies dédiées aux travaux sur la communication, le directeur de l’Institut des sciences de la communication (iscc) du cnrs dénonce le stéréotype dominant selon lequel l’information est plus sérieuse que la communication et cette dernière se limiterait à la manipulation. Aux yeux de l’auteur, cette idée erronée se serait imposée du fait que l’information et la communication sont inséparables de l’histoire de l’émancipation de l’homme. En effet, la révolution de l’information, survenue au XIXe siècle, a permis la connaissance du monde et le développement de l’esprit critique.

Le XXe siècle s’est imposé comme celui du progrès technique. Robert Boure, dir., Les origines des sciences de l’information et de la communication. Regards croisés. 1Ce livre ne retrace pas, « l’histoire officielle » des sciences de l’information et de la communication (SIC).

Robert Boure, dir., Les origines des sciences de l’information et de la communication. Regards croisés

D’emblée, il est présenté comme une « première introduction originale » (p. 14). Son projet est de rassembler les équipements qui fondent l’origine de la discipline et d’inviter le lecteur – a fortiori s’il est enseignant-chercheur en SIC – à travailler à la reconnaissance de ces dernières et, notamment, pour reprendre les propos de Robert Boure (p. 9), « à mieux préciser ses zones de contact et ses interfaces avec les autres disciplines, d’une part, et avec la société d’autre part ».

L’ouvrage ne constitue donc pas le texte sacré des origines, mais plutôt une vulgate parmi les possibles. 2Pour y avoir participé à des degrés divers, les huit contributeurs dressent un panorama de la genèse des SIC. Ils font apparaître la complexité et la superposition des lignes de partage entre disciplines « mères ». Philippe GABIN et Jean François DORTIER (dir.) (2008), La communication. État des savoirs, troisième édition actualisée.

1L’ouvrage fait le point sur l’apport scientifique en matière de communication durant cinquante ans.

Philippe GABIN et Jean François DORTIER (dir.) (2008), La communication. État des savoirs, troisième édition actualisée

Il souligne les enjeux majeurs des révolutions des nouvelles technologies. Il se présente sous forme de recueil d’études, d’articles, d’entretiens, et d’encadrés dans un style journalistique. L’ouvrage regroupe ainsi la contribution de 32 auteurs, dont : Bernard Miège, Edgar Morin, Dominique Wolton, Alex Mucchielli, Daniel Dayan, Philippe Meirieu, Daniel Bougnoux, Edmond Marc, Yves Winkin, Patrice Flichy, Jacques Goldberg, Alain Rallet et plusieurs journalistes et praticiens. Cette présentation lui donne la forme à la fois d’un ouvrage théorique et de guide pratique. 2Alors, qu’apprend-on au sujet de la communication depuis un demi-siècle de recherche ? Stéphane Olivesi (dir.), Sciences de l’information et de la communication. 1Présenter les Sciences de l’information et de la communication (SIC), ses objets, ses savoirs, son statut de discipline, livrer des contributions de qualité tout en restant accessible, cartographier un champ de recherche de manière critique : ce sont quelques-uns des objectifs annoncés par cet ouvrage collectif dirigé par Stéphane Olivesi.

Stéphane Olivesi (dir.), Sciences de l’information et de la communication

La publication se présente sous forme d’une série de seize articles regroupés en trois catégories. 2La première partie présente les objets : médias, publics, médiation, pratiques culturelles, info-documentation, etc. Nous retiendrons surtout deux contributions pour leur critique des préjugés concernant les phénomènes de communication. 3Dans « Les médias et leurs publics », Jean-Pierre Esquenazi s’attaque à l’épineuse question du public, ou plutôt des publics. 5Cette critique des « préjugés » est aussi une manière de montrer en creux ce qu’il en serait si les phénomènes de communication n’étaient pas l’objet d’une interdiscipline particulière.

Jean-Michel Salaün, Clément Arsenault, Introduction aux sciences de l'information. 1A l'heure du web 2.0, des blogues, des wikis, Jean-Michel Salaün et Clément Arsenault effectuent dans ce « grand manuel » de la collection Repères à la Découverte, un travail salutaire de (re)définition de ce que sont aujourd'hui les « informations », les « documents », les « connaissances ».

Jean-Michel Salaün, Clément Arsenault, Introduction aux sciences de l'information

Ils proposent un parcours cohérent et didactique depuis la description des acteurs (les professionnels de l'information et les utilisateurs), la présentation des contextes (institutions et missions) jusqu'aux techniques de traitement, de recherche et de diffusion de l'information. Destiné aux étudiants en master professionnel, ce manuel vise non pas à fournir les fondements théoriques des sciences de l'information, mais bien plus privilégie une approche pragmatique avec un texte orienté vers la présentation de savoirs et pratiques concrets. Un index permet une lecture ciblée et autonome de chaque chapitre. Salaun JM Arsenault Cl Sciences de linformation Intro Index TdM.