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Prévention de la guerre et éducation

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Ressources sur l'éducation comme facteur de paix.

L'éducation, facteur de paix. Jules Michelet, le grand penseur de la tradition républicaine française, écrivait en 1846 : « Si l’éducation travaillait à réunir les hommes autant qu’elle s’attache à les diviser, si seulement les deux enfants, le pauvre et le riche, avaient été assis aux bancs d’une même école, si liés d’amitié, divisés de carrière, ils se voyaient souvent, ils feraient plus entre eux que toutes les politiques, toutes les morales du monde. Ils conserveraient dans leur amitié désintéressée, innocente, le noeud sacré de la cité... » Les médias évoquent aujourd’hui régulièrement la violence scolaire et les inégalités entre les établissements.

Les initiatives se multiplient pour parvenir à une véritable justice scolaire et pour renforcer la qualité de l’enseignement, deux dimensions inséparables pour faire de l’éducation, dans ses multiples formes, un facteur qui renforce le vivre ensemble et contribue à la bonne marche de la société, mais également à la solidité des rapports entre les nations. Les Principes de Vancouver. L’adhésion politique aux Principes de Vancouver ne suffit pas à elle seule à garantir le changement.

Le poids réel des Principes de Vancouver se fera sentir lorsque ceux-ci auront été mis en œuvre par les États membres de l’ONU. Les lignes directrices de mise en œuvre des Principes de Vancouver proposent un cadre commun pour élaborer ou modifier les politiques, la doctrine, la formation et l’éducation concernant les enfants soldats dans le contexte des opérations de maintien de la paix de l’ONU. Sans représenter les points de vue de l’ensemble des États ayant souscrit aux Principes de Vancouver, les lignes directrices contribuent à la réalisation du Principe de Vancouver no 17.

Pour chaque principe, les lignes directrices fournissent un contexte et expliquent comment les militaires, les policiers et les civils des États membres qui mènent leurs opérations en vertu d’un mandat de l’ONU peuvent contribuer à la mise en œuvre du principe. La prévention de l’extrémisme violent par l’éducation : comment savoir si elle fonctionne ? Le 14 novembre 2019, l’UNESCO a réuni des professionnels et des experts de la prévention de l’extrémisme violent (PEV) à sa 40e Conférence générale, lors d’une table ronde visant à identifier les interventions qui fonctionnent le mieux.

Dans son discours d’ouverture, la Sous-Directrice générale pour l’éducation, Stefania Giannini, nous a ramenés en 2015 lorsque les États membres avaient décidé de miser sur l’expérience de longue date de l’Organisation dans l’éducation pour la paix en tant que moyen de lutter contre l’extrémisme violent. Les Nations Unies ont fait remarquer l’absence de données prouvant l’efficacité des activités de PEV, ce qui a incité l’UNESCO à commander une étude à ce sujet auprès de l’Institut pour le dialogue stratégique.

Ce travail de recherche, cependant, ne révèle que la partie émergée de l’iceberg. Résultats positifs Le discours de haine – un thème récurrent. L'éducation pour la paix contribue à un avenir meilleur en RD Congo. « Nous sommes des enfants ! Nous voulons la paix ! Nous voulons l’école ! Faisons la paix entre nous ! » Regarder un groupe d’enfants de l’Ecole Primaire Lumbwe chanter et danser sur des slogans de paix était amusant, jusqu’à ce que je découvre les blessures physiques et émotionnelles que chaque enfant du groupe portait. « La jeune fille qui chantait au milieu du cercle a été violée à plusieurs reprises et forcée de porter des amulettes et des gri-gris pour les milices pendant les violents combats.

Nos aînés ont combattu dans le passé et tout le monde en a souffert En écoutant les témoignages, mon collègue m’a gentiment mis en garde contre toute question potentiellement blessante que je pourrais leur poser par inadvertance. L’UNICEF et ses partenaires encouragent l’éducation à la paix en créant des Comités de Paix dans les écoles qui accueillent des enfants déplacés. . « J’aidais ma mère au champ quand mon petit frère est arrivé en pleurant et en criant « Maman ! Le défi de l'éducation pour la paix en Afrique. Selon le journaliste ivoirien Venance Konan, rédacteur en chef du quotidien Fraternité matin, le défi de l'éducation est inéluctablement lié à la question "des droits de l'homme, de la démocratie et de la qualité des institutions. " Aujourd'hui, l'éducation pour la paix est un véritable défi pour l'Afrique, puisque l'éducation permettrait à de nombreux jeunes de ne pas tomber dans le terrorisme qui frappe plusieurs pays africains.

Selon le journaliste, le développement de l'Afrique est inévitablement lié au développement de l'éducation, du respect des droits de l'homme, de l'environnement etc. L'Afrique est le continent qui possède le plus grand nombre de jeunes au monde. L'éducation de la jeunesse est aujourd'hui l'un des défis majeurs au monde. La jeunesse africaine souffre du faible taux de scolarisation en général, principalement chez les fille, du décrochage scolaire, du déficit de compétences pour l'emploi... Au Niger, les élèves apprennent la résilience et l’engagement communautaire en faveur de la paix. Situé au cœur de l’Afrique Occidentale, véritable « carrefour » du Sahara, le Niger dispose d’atouts pour atteindre ses objectifs de développement. Cependant, diverses contraintes entravent leur réalisation, notamment l’insécurité alimentaire et nutritionnelle, le sous-emploi des jeunes tant en milieu rural qu’urbain et un environnement sécuritaire préoccupant.

Ces difficultés sont autant de facteurs qui peuvent déstabiliser les jeunes et affaiblir leurs repères. Renforcer leur résilience est alors une des solutions pour consolider leur avenir et enrayer les violences auxquelles ils peuvent être confrontés ou prendre part. Par la promotion d’espaces de discussion sur des opinions diverses, le renforcement des capacités des élèves à penser de manière critique, le développement du sens de la solidarité, le respect de la diversité ou encore l’empathie, l’école encourage les élèves à collaborer entre eux et à s’engager en faveur de la paix et de la non-violence dans leurs communautés. Le Conseil de sécurité souligne le rôle des jeunes dans la prévention et le règlement des conflits. Dans une déclaration publiée par sa Présidence, le Conseil s’est dit conscient du fait que les jeunes d'aujourd'hui sont les plus touchés par les conflits armés et constate avec préoccupation que, dans la population civile, les jeunes représentent une forte proportion des personnes qui subissent les effets des conflits armés, y compris comme réfugiés et déplacés. « Le fait qu'ils soient privés d'accès à l’éducation et de perspectives économiques est fortement préjudiciable à l'instauration d’une paix et d'une réconciliation durables », ont dit les membres du Conseil.

Le Conseil de sécurité considère que l'importance démographique de la jeunesse est un atout qui peut contribuer à l'instauration d'une paix et d'une prospérité économique durables, « si tant est que des politiques inclusives soient en place ». Six recommandations pour mobiliser les jeunes en faveur de la paix 1. Protéger la population contre le génocide et les crimes de guerre et contre l’humanité 1.