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Comment je (commence à) me dégooglise(r) - VECAM. Grâce à Framasoft, j’entame ma cure de dégooglisation. L’époque est aux conflits intérieurs, à ces petites négociations que nous menons avec nous-mêmes au quotidien, qui nous laissent un goût d’insatisfaction. Nous aimerions moins participer de l’anthropocène, nous trions soigneusement nos déchets et enfourchons notre Vélib avec fougue, mais prenons l’avion autant que de besoin, avec juste un pointe de culpabilité qui s’efface dans le plaisir du décollage. De la même manière, nous luttons pour que l’ère numérique ne sonne pas le tocsin de nos libertés, nous voyons arriver avec lucidité et effarement ce monde de l’omnidonnée, celui dans lequel chacun de nos gestes produira une trace qui sera soigneusement collectée et valorisée par d’autres que nous... et pourtant nous utilisons les merveilleux outils de Google à tour de bras.

Alors quand Framasoft m’a proposé cette semaine d’utiliser son moteur de recherche Framabee, j’ai sauté le pas. NetPublic on Twitter: ""Comment je (commence à) me dégooglise(r)" Scénario d'usage - Sensibiliser aux enjeux du selfdata - Infolab CRIJ… La liberté contre les traces dans le nuage - Une interview d'Ebe. Il y a un peu plus d’une semaine Tristan Nitot évoquait sur son blog une « magnifique interview » du juriste Eben Moglen par le journaliste Glyn Moody (que nous connaissons bien sûr le Framablog, preuve en est qu’ils ont l’honneur de tags dédiés : Moglen et Moody). C’est la traduction de l’intégralité de cette interview que nous vous proposons ci-dessous. Pourquoi Nitot était-il si enthousiaste ? Parce qu’il est légitime de s’inquiéter chaque jour davantage du devenir de nos données personnelles captées par des Facebook et des Google.

Mais la critique récurrente sans possibilités d’alternatives pousse au découragement. Or, poursuit-il, cette interview propose « une ébauche de solution technique qui pourrait bien signer la fin du Minitel 2.0 ». Et Tristan de conclure de manière cinglante : « l’identité en ligne, la liste de nos relations, les archives de nos messages échangés sont bien trop précieuses pour être confiées à quelconque organisation privée, quelle qu’elle soit ». Benjamin Bayart : « La neutralité du net, un pilier des libertés. Le 30 mars dernier, SFR, filiale de Vivendi, résiliait le contrat de collecte de FDN (French Data Network) , le plus vieux fournisseur d'accès Internet (FAI) français. Vengeance politique ou non (FDN s'est opposé publiquement à la loi Création et Internet), selon le président de l'association, Benjamin Bayart, cette affaire soulève surtout deux points : l'état du marché des télécoms ( lire partie 1 ) et la question fondamentale de la neutralité des réseaux .

Quel est le lien entre votre affaire et la neutralité du net ? _ Vivendi est en train de purger Internet de ses derniers morceaux indépendants pour bien s’assurer que le Minitel 2.0 puisse s’imposer . Que Vivendi, qui est un opérateur de contenus, décide de ce que doit être le marché des télécoms, ce n'est pas normal. Et s'il parvient à faire son grand ménage, accompagné par Orange et Bouygues, notre accès ADSL va de plus en plus ressembler à ce qu'on connait en GSM. En quoi est-ce contraire à la concurrence ? _ Oui. « Fuck Google », l’alternative libertaire. Le Blog de FDN.