Création de valeur
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La création de valeur est depuis longtemps un impératif catégorique fondamental pour toute entreprise. Mais les conventions qui ont été établies à ce sujet ne sont-elles pas d'un autre temps ? La valeur : peut-elle encore se définir uniquement par les résultats comptables que dégage une entreprise à la fin d'un exercice ? Peut-elle se résumer aux dividendes distribués aux actionnaires comme le proclamaient avec tant de conviction orgueilleuse, il y a encore quelques années, les financiers ?
Introduction : Le concept de valeur à fait l'objet de nombreuses controverses en économie Selon les auteurs, il existe deux grands systèmes de conception de la Valeur : une conception objective et une conception subjective . - La conception objective de la valeur se construit à partir des éléments réels qui ont été mis en jeu dans la fabrication d'un produit ou d'un service : matières, recherche - développement, investissement machines, temps de travail, coût de distribution, profits etc... Il est possible de mesurer les différents agrégats qui constituent le produit et le service et ainsi de définir le " juste prix " . On retrouvera dans cette vision des auteurs comme Adam Smith , David Ricardo (1772-1823) , Karl Marx - La conception subjective de la valeur repose sur " la désidérabilité " du bien par le consommateur.
Les experts-comptables qui accompagnent au quotidien la vie des entreprises savent que la mesure des actifs immatériels est devenue un enjeu primordial. C’est pour cela que l’Institut Français des Experts-Comptables (IFEC), le syndicat représentatif de la profession, promeut une approche pragmatique et opérationnelle adaptée aux besoins réels des PME. Un nouveau regard sur la valeur de l’entreprise Pour permettre aux experts-comptables de conseiller concrètement leurs clients sur la prise en compte des actifs immatériels de leur entreprise, l’IFEC s’engage à promouvoir des démarches innovantes : 1 - l’IFEC lance son 1er séminaire sur la Valorisation des Actifs Immatériels, les 21 et 22 novembre 2011, à Paris.
1. Les entreprises et " le Bien commun " La pression monte et la question du rapport entre les intérêts de l’entreprise ou ses parties prenantes et ceux des sociétés où elles exercent leurs activités est posée . Le plus souvent on trouve soit une assimilation du bien de l’entreprise et sa réussite avec le bien commun, identifié par exemple au développement économique ; soit au contraire une antinomie entre l’intérêt particulier des entreprises et l’intérêt général de la collectivité . Dans ce dernier cas, identifiant dirigeants et actionnaires aux intérêts de l’entreprises d’une part, et personnel et monde environnant à l’intérêt général d’autre part, le conflit et le rapport de force forment l’équation qui fait science et vérité dans un grand nombre de milieux. Le19 ème et le 20 ème siècle ont vu cet affrontement idéologique consommer beaucoup d’énergie.
Les économies occidentales sont devenues en une décennie massivement immatérielles. Selon une étude de la Banque mondiale, l’économie française est immatérielle à 86 %. Sur les grandes places financières, l’évolution est de même nature.