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Russie

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Les Etats-Unis resteront pour longtemps encore le premier budget militaire du monde. Le continent asiatique est le seul dans lequel les dépenses militaires croissent de façon continue depuis trente ans, souligne l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri) dans son rapport 2019, publié lundi 29 avril. La Chine pèse désormais pour moitié dans l’effort de la région Asie-Océanie contre moins d’un tiers dix ans plus tôt, ce qui donne la mesure de la consolidation en cours de la puissance chinoise.

Cette affirmation de puissance inquiète les voisins de Pékin et nourrit une course aux armements, encouragée aussi par les antagonismes sous-régionaux : l’Inde (+29 % en dix ans) face au Pakistan (+73 % en dix ans) d’une part, la Corée du Sud (+28 % depuis 2009) face à sa voisine du Nord pour laquelle les données manquent. Les Etats-Unis tirent les dépenses de l’OTAN Les Etats-Unis resteront pour longtemps encore le premier budget militaire du monde, ils pèsent pour un tiers des dépenses globales. La Russie marque le pas sans faiblir Nathalie Guibert. Manœuvres militaires Zapad 2017 : la Russie a testé une guerre majeure, juge l’OTAN.

Le grand exercice militaire annuel russe Zapad, qui s’est tenu du 14 au 20 septembre pour son édition 2017, a été beaucoup plus ambitieux qu’annoncé par Moscou, à savoir un entraînement en matière de contre-terrorisme engageant 12 700 soldats, estime aujourd’hui l’OTAN. « Mon sentiment est qu’il y avait probablement plus de 40 000 militaires mobilisés », a dit lundi 2 octobre le commandant des forces terrestres américaines en Europe, le général Ben Hodges.

Manœuvres militaires Zapad 2017 : la Russie a testé une guerre majeure, juge l’OTAN

Pour ces manœuvres, qui se sont déroulées sur dix terrains différents, en Russie et en Biélorussie, l’effectif de 12 700 militaires annoncé par Moscou avait l’avantage de se situer juste en deçà du plafond — 13 000 soldats — au-delà duquel, au titre des mesures de transparence nécessaire à la confiance, l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) impose l’invitation d’observateurs étrangers. Plusieurs pays européens frontaliers, eux, évoquaient 70 000 à 100 000 soldats mobilisés. Nathalie Guibert. De la Lituanie au Kazakhstan, visualisez la dislocation progressive de l’Union soviétique.

La dissolution de l’Union des républiques socialistes soviétiques (URSS), en décembre 1991, marque la fin de la guerre froide, mais elle a été aussi été un casse-tête juridique.

De la Lituanie au Kazakhstan, visualisez la dislocation progressive de l’Union soviétique

Créée en 1922 avec le « traité d’Union », l’URSS avait prévu un dispositif juridique qui accordait « le droit de choisir librement de faire sécession de l’Union » dans l’article 26 – un peu comme l’article 50 du TUE qui permet au Royaume-Uni de quitter l’UE – mais l’exercice de ce droit avait été refusé aux républiques qui ont déclaré leur indépendance en 1990 et 1991. Les premières indépendances baltes Les Lituaniens prennent l’initiative : le 11 mars 1990, le Parlement proclame l’indépendance du pays. Moscou réplique alors en établissant un blocus, puis envoie l’Armée rouge neuf mois plus tard, le 11 janvier 1991. La répression fait 14 morts parmi les centaines d’opposants lituaniens non violents. Une cascade d’indépendances après le coup d’Etat manqué République de 3,7 millions d'habitants. Le néo-eurasisme russe. L’empire après l’empire ? Cf. sur la mode eurasiste dans le discours des hommes politiques russes : Myriam Désert, Denis Paillard, « Les Eurasiens revisités », Revue des Études slaves, 66, 1, 1994, pp. 73-86 ; Françoise Thom, « Eurasisme et néo-eurasisme », Commentaire, 66, 1994, pp. 303-310 ; Vladimir Bilenkin, « The ideology of Russia’s rulers in 1995 : Westernizers and Eurasians », Monthly Review, New York, 5, 1995, pp. 24-36.

Le néo-eurasisme russe. L’empire après l’empire ?

Edouard Bagramov, ancien membre du CC du PCUS, incarne cette partie des élites soviétiques reconvertie dans l’eurasisme. Cf. note 54 infra. Ambitions et stratégies d’influence de la Russie. Les initiatives prises par la Russie depuis deux ans ont pris de court chancelleries et experts : rares sont ceux qui avaient anticipé les décisions d’annexion de la Crimée, d’intervention dans le Donbass, et plus récemment d’engagement dans une opération militaire en Syrie.

Ambitions et stratégies d’influence de la Russie

Ces décisions découlent-elles d’une position de force ou révèlent-elles la faiblesse de la Russie ? Celle-ci est-elle dans une logique offensive ou défensive ? Quels objectifs poursuit-elle aujourd’hui dans la vie internationale ? Quelles peuvent être les réponses européenne et américaine à la politique russe ? Allons-nous vers des réalignements stratégiques ? Russie : le syndrome de la puissance. • BARABANOV M., MAKIENKO K., PUKHOV R. (2012) « Military reform: toward the new look of the Russian army », rapport du Club Valdaï, Moscou, juillet. • BOUTORINA O. (2013) « A l’épreuve du marché.

Russie : le syndrome de la puissance

L’Europe et la Russie après la crise », Russia in Global Affairs, vol. 11, numéro spécial, juin, pp. 110-112 (en russe et en français). • CARRON DE LA CARRIÈRE G.(1998) La Diplomatie économique : le diplomate et le marché, Paris, Economica. • CHIRAC J. (1995) Conférence de presse de M. Le dessous des cartes. Quel monde vu du Kremlin ? Bobo lo poutine politique etrangere russe 2018.