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Neolithique

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Le Néolithique, matrice de l’Anthropocène ? Entretien croisé de Jean-Paul Demoule et Michel Lussault. | by École Urbaine de Lyon | Anthropocene 2050 | Medium. Par Valérie Disdier Jean-Paul Demoule, archéologue et préhistorien ainsi que Michel Lussault, géographe et spécialiste d’études urbaines, travaillent en tant qu’experts scientifiques à une exposition sur les liens entre Néolithique et Anthropocène, qui ouvrira au Musée des Confluences en octobre 2020. Propos recueillis le 28 novembre 2019 et parus initialement dans le magazine A°2020 : Valérie Disdier : Au regard des crises, dans leur diversité, qui nous traversent, et qui marquent les limites de la prise de pouvoir des humains sur la nature, le rapport homme / nature s’est modifié dans le temps. S’agissait-il de dominer la nature pour l’exploiter, voire pour survivre ?

Ou est-ce le fait d’agir sur la nature qui a entraîné sa domestication ? Jean-Paul Demoule : C’est un vaste débat qui dure depuis longtemps. D’un côté, on a une explication purement matérielle : l’agriculture est censée apporter des ressources mieux sécurisées. Jean-Paul Demoule : Dès qu’il y a l’agriculture. L'Homme a fait entrer la Terre dans une nouvelle époque géologique. L'Homme est aujourd'hui la principale force gouvernant l'état, le fonctionnement et l'évolution de la planète.

Et cette prise de contrôle a commencé dans les années 1950. Telles sont les deux conclusions, aux implications vertigineuses, d'une étude qui sera publiée lundi 19 janvier dans le journal The Anthropocene Review. Ces résultats seront présentés, en même temps que ceux d'une autre étude, parue jeudi 15 janvier dans la revue Science, sur les « limites planétaires », lors du Forum économique mondial de Davos, du 22 au 25 janvier. S'il fallait encore nous convaincre que nous sommes entrés dans une nouvelle époque – celle de l'anthropocène –, le travail conduit par Will Steffen, chercheur à l'Université de Stockholm (Suède) et à l'Université nationale australienne, en apporterait la démonstration. « En un peu plus de deux générations, l'humanité est devenue une force géologique à l'échelle de la planète », écrivent les auteurs.

C'est, précisément, la définition de l'anthropocène. De quoi l’Anthropocène est-il le nom. À propos de : BONNEUIL Christophe et FRESSOZ Jean-Baptiste [2013], L’Événement Anthropocène. La Terre, l’histoire et nous, Paris, Seuil, collection « Anthropocène ». L’histoire environnementale a le vent en poupe.

À la suite de l’éditeur Champ Vallon et de sa collection « L’environnement a une histoire », plusieurs éditeurs se lancent dans des collections dédiées à ce thème. Le Seuil se distingue en inaugurant une collection « Anthropocène », dans laquelle paraissent simultanément trois titres – L’Événement Anthropocène ; Les Apprentis Sorciers du climat ; Toxique planète. Trois étapes, un éveil des consciences… L’Anthropocène est un terme récent, formulé pour la première fois en février 2000 par le Néerlandais Paul J. La (Première) Révolution industrielle avait été qualifiée par Claude Lévi-Strauss de seconde rupture de l’histoire mondiale (entendue comme étant celle de l’humanité) avec la Révolution néolithique.

Ou une fable ? Les enjeux d’une déconstruction. Notion en débat : Anthropocène. Bibliographie | citer cet article L’Anthropocène est une notion utilisée par de nombreux auteurs du champ des sciences de l'environnement et au-delà, pour faire référence à une période dont la date de début est encore débattue, marquée par les conséquences globales des activités humaines sur la biosphère. Les implications scientifiques, économiques, géographiques, juridiques et sociales de cette époque sont à la fois immenses et complexes, témoins d’une accélération et d’une transformation des relations entre l’humanité et la nature, mises en débat. La diffusion rapide du terme, la multiplication des publications et son appropriation par le grand public invitent les scientifiques et les enseignants à prendre du recul sur la notion autant qu’à relire leurs pratiques d'enseignement.

L’Anthropocène ou quand « l’homme devient une force géologique » Un concept qui fait débat et qui nourrit le dialogue interdisciplinaire Figure 2. Interdisciplinarité et inter-générationnalité. Conclusion.