background preloader

France et patrimoine

Facebook Twitter

Cinq graphiques pour décrypter le patrimoine français. Patrimoine - La protection du patrimoine est récente. Désireux de familiariser le grand public avec les monuments historiques publics ou privés, Jack Lang, ministre de la Culture, lança, en 1984, la « Journée Portes ouvertes dans les monuments historiques ».

Patrimoine - La protection du patrimoine est récente

Rebaptisée « Journées du Patrimoine » en 1992, elles attirent désormais des millions de Français et d'Européens le 3e dimanche de septembre. Le patrimoine, une notion récente Ce succès populaire traduit une évolution récente de nos mentalités. Il fut un temps où souverains et gens d'Église rasaient sans état d'âme les anciens édifices pour en ériger de nouveaux, plus à leur goût. Songeons que bien des cathédrales gothiques ont ainsi remplacé un édifice roman antérieur, ce dernier ayant lui-même pris la place d'un culte païen dont on avait voulu effacer la trace.

De fait, l'Ancien Régime et le Moyen Âge ne concevaient pas le patrimoine comme un bien à conserver mais comme un outil. Il semble que l'une des premières personnes à s'en émouvoir fut le peintre Raphaël. Rapport final 29 04 14. Les politiques du patrimoine en France depuis 1959. Par Laurent Martin, professeur à l’Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3 Mon intention, en présentant les politiques françaises en faveur du patrimoine depuis la fondation du ministère des Affaires culturelles en 1959 est double : Il s’agit tout d’abord de décrire la place du patrimoine dans l’organisation générale du ministère, l’évolution de ses budgets, de ses services, les grandes lois qui l’instituent en politique publique ; cette première dimension relève de l’histoire administrative classique.

Les politiques du patrimoine en France depuis 1959

Mais je voudrais inscrire cette histoire administrative dans une réflexion plus générale sur l’évolution de la notion même de patrimoine, la relier à des mouvements sociaux, culturels, politiques, économiques plus généraux qui lui donnent son sens profond. Pour répondre au mieux à cette question, il faudrait évidemment remonter au-delà de la borne 1959 et embrasser du regard l’ensemble des objets patrimoniaux. 1. Les années Malraux : le patrimoine entre tradition et novation 2. 3. Des inventaires à l'Inventaire général. C'est dans le contexte économique de croissance des années 1960 qu'une attention particulière est portée à l'aménagement du territoire, à l'éducation populaire et au développement culturel.

Des inventaires à l'Inventaire général

Lors de l'élaboration du IVe plan de développement économique et social, l'historien d'art Marcel Aubert (1884-1962) propose en tant que président du groupe de réflexion sur les monuments historiques : « L'établissement d'un inventaire monumental tendra à la même politique d'intégration de ce patrimoine dans la vie nationale. L'inventaire portera sur les immeubles et objets mobiliers. Il aura, bien entendu, pour but fondamental d'établir le dossier scientifique de chaque monument classé ou figurant à l'Inventaire administratif afin d'en préciser la valeur artistique, historique et archéologique ; il éclairera les décisions en ce qui concerne les travaux de conservation.

Il sera accessible aux enseignants ainsi qu'aux organisations et aux publications culturelles. Repères chronologiques. Par le Service de l'Inventaire et du Patrimoine Publié le 1er octobre 2010 De la Révolution française à nos jours, l'histoire patrimoniale s'est articulée autour de plusieurs dates clés, qui sont ici rappelées.

Repères chronologiques

La Révolution 1789 (2 nov.) : nationalisation des biens du clergé L’assemblée constituante décide de mettre les biens du clergé à la disposition de la Nation. 1794 (31 août-14 fruct. an II) : rapport de l’abbé Grégoire contre le vandalisme Dans le contexte révolutionnaire, de nombreux édifices ou objets d’art considérés comme symboles de l’oppression du peuple ou de superstition sont détruits. Les grandes dates. Loi du 31 décembre 1913 relative aux monuments historiques publiée au Journal Officiel le 3 janvier 1914.

Les grandes dates

Tirant les conséquences des défauts de la loi de 1887 et des effets de la loi du 9 décembre 1905 relative à la séparation des Églises et de l’État, un nouveau projet, en gestation dès 1907 au sous-secrétariat d’État aux Beaux-Arts, est présenté à la Chambre des députés le 11novembre 1910 par Aristide Briand, président du Conseil, ministre de l'Intérieur et des Cultes (1862-1932) et Maurice Faure, ministre de l'Instruction publique et des Beaux-Arts (1850-1919). Cette loi, adoptée par la Chambre des députés le 20 novembre 1913 et par le Sénat le 29 décembre 1913, remplace celle de 1887 et les lois récentes de 1909 et 1912 et intègre certaines propositions de lois antérieures. Les principales innovations sont les suivantes : La protection du patrimoine monumental français : un état des lieux.

1783-1830 : aux origines de la conscience patrimoniale La notion de monument historique se dessine pendant la Révolution.

La protection du patrimoine monumental français : un état des lieux

Les élus du peuple appellent tour à tour à faire table rase de l’Ancien Régime et à conserver des traces matérielles de celui-ci, considérées comme partie intégrante de l’identité nationale. Avec la nationalisation des biens du clergé, des nobles émigrés et de la Couronne, l’État se dote d’une nouvelle mission : sélectionner, parmi ces biens, ceux qui méritent d’être conservés. En 1790, l’Assemblée constituante crée la Commission des monuments, chargée d’élaborer les premières instructions relatives à l’inventaire et à la conservation des œuvres d’art.

Les biens nationaux connaissent des fortunes diverses : certains sont livrés à la vindicte populaire ; la plupart, vendus à des particuliers, disparaissent.