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Exposé Bassin minier

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Expose Bassin minierTerm spe PATRIMOINE. Mémoires de mines - Disparition du dernier chevalement d'Hérin. La destruction du dernier chevalement d'Hérin, une commune située entre Valenciennes et Denain, témoigne du décalage entre la logique de déclin charbonnier et l'emprise forte de la mine dans les mentalités locales.

Mémoires de mines - Disparition du dernier chevalement d'Hérin

La diminution de la production charbonnière est déjà bien entamée en 1978. Alors que le maximum de production régionale avait été atteint après-guerre en 1959 avec 29 millions de tonnes extraites, la production est déjà tombée à moins de 8 millions de tonnes en 1975. La fermeture des mines de la région est encore prévue pour les années 1983-1985 lorsque cette émission est diffusée, même si elle a finalement été retardée jusqu'en 1990 grâce à la politique de relance charbonnière de 1981-1983. Le bassin du Nord-Pas-de-Calais est handicapé par des veines étroites et plus difficiles à exploiter que dans la Ruhr, ou même qu'en Lorraine. Localement toutefois, l'attachement à la mine reste très fort. Laurent Warlouzet. Mémoires de mines - Le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais candidat à l'Unesco. Le projet visant à obtenir l'inscription du Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais sur la liste du Patrimoine mondial de l'Unesco concrétise une évolution majeure.

Mémoires de mines - Le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais candidat à l'Unesco

Pendant longtemps en effet, la gestion de la fin de l'exploitation minière a été conçue, par la plupart des acteurs, comme une question strictement sociale et économique. Dans cette perspective, les restes des mines (terrils, chevalements, cités, friches mais aussi modes de vie, culture, etc.) sont apparus avant tout comme un héritage encombrant, voué à disparaître au plus vite afin de permettre l'entrée de la région dans la modernité. L'inflexion se dessine à partir des années 1990. Alors que les conflits liés directement à la récession charbonnière commencent à devenir moins vifs, de nouveaux projets apparaissent en matière d'aménagement, projets qui prennent davantage en compte les questions environnementales et patrimoniales.

C'est dans ce contexte qu'est lancée en 2003 l'association Bassin Minier Unesco (BMU). Dossier de presse Bassin minier Patrimoine mondial 2017 light. Bassin minier Patrimoine mondial. Un pari audacieux En France, l’évènement est une surprise.

Bassin minier Patrimoine mondial

Des centaines d’articles et de reportages saluent l’inscription inattendue d’un territoire à l’image dégradée. Ce succès est d’abord celui d’une poignée de précurseurs, réunis autour de Jean-François Caron, maire de Loos-en-Gohelle, à l’origine de ce projet osé. Des visionnaires convaincus qu’il fallait reconnaître la valeur de l’héritage minier – tant matériel que culturel – afin d’en faire un motif de fierté pour les habitants de la région et de forger une nouvelle notoriété au territoire. Chargée de l’élaboration du dossier technique de candidature, l’association Bassin Minier Uni fédère dès 2002 tous les acteurs concernés en s’appuyant sur un prestigieux parrain, Pierre Mauroy, ancien Premier ministre et président de son Comité de soutien. Jean-François Caron entame son très émouvant discours qui résonne encore aujourd’hui…. « Tout simplement, merci. Une mobilisation continue. Habiter le patrimoine - La mobilisation patrimoniale dans le bassin minier Nord – Pas-de-Calais, entre construction symbolique et développement local Réflexion sur la temporalité et le patrimoine.

1 Les premières Directions Régionales des Affaires Culturelles (DRAC) sont créées par A.

Habiter le patrimoine - La mobilisation patrimoniale dans le bassin minier Nord – Pas-de-Calais, entre construction symbolique et développement local Réflexion sur la temporalité et le patrimoine

Malraux en 1 (...) 2 Les départements se voient confier, notamment, la responsabilité des bibliothèques centrales de prê (...) 3 Création des Fonds Régionaux d’Art Contemporain (FRAC), développement d’actions autour des métiers (...) 4 Jusqu’au début des années quatre-vingt-dix, l’État reste le gestionnaire principal de la culture, d (...) 1L’extension du champ patrimonial en France a été entamée dans les années soixante-dix pour voir accéder au rang de « lieux de mémoire » (Nora, 1984-1992) et d’objets représentant la culture nationale et les cultures régionales, des domaines qui jusque-là en étaient exclus : le patrimoine industriel, le patrimoine ethnographique, le patrimoine rural, etc. 5 Voir Collectif, 2001, Pays d’art et d’histoire et pôles d’économie du patrimoine – la valorisation (...) 3En effet, la question patrimoniale prend aujourd’hui un nouveau sens.

L’industrie versus patrimonialisation : questionnement autour d’une transition vers une économie culturelle. 1L’industrie a développé une approche fusionnelle au territoire.

L’industrie versus patrimonialisation : questionnement autour d’une transition vers une économie culturelle

Elle a façonné les territoires, entendus comme approche spatiale et vécu social, et son impact paraissait durable, semblable à un « moment territorial », c’est-à-dire la prise en compte de la logique sociale dans le développement territorial [Moulaert & Nussbaumer 2008] avec pour appui le tryptique usine - habitat - paysage. Les éléments emblématiques de l’industrie, de la vie autour de l’usine ont alimenté le modèle de la ville-usine [Edelblutte 2010 , Luxembourg 2015] et ont renvoyé à une codification du territoire, mais la désindustrialisation a été synonyme de rupture. Dans un premier temps, l’image de la mine et de l’usine s’est trouvée rejetée, relevant d’une volonté de faire tabula rasa, entraînant alors un phénomène, voire un risque de dépatrimonialisation [Fagnoni 2011]. 4Comment le patrimoine industriel fait-il son entrée dans les processus de patrimonialisation ?

20Temps et espace se trouvent interrogés.