background preloader

Expose Affaire Dreyfus et la presse

Facebook Twitter

Exposé Affaire Dreyfus 1ere Spé INFORMATION5. L'affaire Dreyfus. Fiches pedagogiques. Introduction : La suggestion des pistes pédagogiques s'organise autour de deux axes : la proposition de thèmes d'étude et un récapitulatif des niveaux d'enseignement concernés assorti des instructions officielles.Les thèmes retenus reprennent tout ou partie de l'Affaire.

fiches pedagogiques

Le premier "L'Affaire un des scandales de la République" présente la chronologie dans son contexte historique et politique à compter des années 1890. Le deuxième "Les protagonistes" permet de revenir sur l'ensemble des acteurs concernés au premier chef dans l'Affaire. Le troisième "Dreyfusards et antidreyfusards" insiste sur les remous provoqués par l'Affaire dans la société française et à l'étranger.Vous trouverez des éléments du contexte historique et des notice pédagogiques pour les sources majeures et le cas échéant des renvois vers d'autres documents. Pour chaque niveau scolaire, un document central est présenté.x Fermer cette introduction. La presse. Des centaines de titres Grâce à la loi sur la presse du 29 juillet 1881, très libérale, et aux progrès techniques (impressions rotatives à partir de 1872, composition mécanique par linotype française en 1887), les lecteurs disposent d'une centaine de journaux quotidiens à Paris et de 257 titres en province.

La presse

Le Petit Journal se vend à un million d'exemplaires ; son supplément hebdomadaire illustré est vendu 5 centimes, avec une couverture en couleurs dès 1890. Les grands titres ont presque tous des suppléments où le ton moralisateur et la théâtralité des illustrations sont en continuité avec la littérature de colportage et inculquent le respect de valeurs modérées (P. Ory). La presse au moment de l'affaire Dreyfus - Histoire.

Près de 100 000 articles ont été publiés dans la presse française sur l’affaire Dreyfus entre l’arrestation du capitaine Alfred Dreyfus en 1894 et sa réhabilitation en 1906.

La presse au moment de l'affaire Dreyfus - Histoire

La presse de la Belle Epoque est alors en pleine expansion. « Surtout, ne parlons pas de l'affaire Dreyfus ! » Le 14 février 1898 paraît dans Le Figaro un dessin humoristique qui fera date.

« Surtout, ne parlons pas de l'affaire Dreyfus ! »

Signé Caran d'Ache et intitulé « Un dîner en famille », il représente un groupe de gens réunis pour un repas. Dans la première case, tout le monde sourit et se tient bien : « — Surtout, ne parlons pas de l'affaire Dreyfus ! ». Dans la seconde case, les mêmes s'entre-déchirent autour de la table renversée : « Ils en ont parlé... », commente la légende. Le dessin paraît alors que l'affaire Dreyfus est à son paroxysme. Caran d'Ache, de son vrai nom Emmanuel Poiré, a parfaitement saisi la nature de ce clivage qui transcende les différences sociales et religieuses et attise les passions jusqu'au sein des familles.

Mais le caricaturiste, fin chroniqueur de la montée en puissance des tensions qui agitent la société française, n'échappera pas lui-même à la radicalisation. Mort en 1909, il vivra assez longtemps pour voir la réhabilitation de Dreyfus. L'Affaire Dreyfus dans la presse. Presse. Journaux Dreyfusards et anti-dreyfusards L'écrasante majorité des journaux de Paris ou de province est antidreyfusarde : à 96% en 1898, 85% en 1899.

presse

Les grands quotidiens nationaux : Le Petit Journal, Le Petit Parisien, Le Journal, Le Matin: Quotidiens à grand tirage, s'adressant à un large public, ils restent dans une prudente réserve au début de l'Affaire sans toutefois toujours résister à la tentation antisémite (Le petit Journal). Cependant, après le procès tous deviennent antidreyfusards.

La presse républicaine : Le Temps, Le Figaro, Le Journal des Débats reflètent la position du gouvernement à savoir parler le moins possible de l'Affaire Dreyfus. Il s'agit de privilégier la paix sociale et la réconciliation avec les catholiques pour faire face à la menace socialiste. Jugées abominables par Zola. Pourquoi Zola a écrit « J'accuse » Les premières interventions publiques d'Emile Zola en faveur d'Alfred Dreyfus datent de l'automne 1897, soit trois ans après la condamnation du capitaine, et plus de quinze mois après les découvertes du lieutenant-colonel Picquart (cf. chronologie, p. 6).

Pourquoi Zola a écrit « J'accuse »

On s'est parfois étonné de ce retard ; mais c'était faute de mesurer la lenteur de la contre-enquête conduite par les défenseurs de Dreyfus après le procès de décembre 1894, et de situer exactement les écrivains français de la fin du XIXe siècle dans l'histoire de l'antisémitisme et de l'antiracisme. D'une certaine manière, Zola vient de loin. Ascendance vénitienne, officiers et ingénieurs, du côté du père ; beauceronne, rurale et artisanale, du côté de la mère. Les confrères les plus proches, Goncourt, Daudet, Huysmans, Maupassant, Céard, n'ont jamais caché leur hostilité ou leur méfiance méprisante à l'égard des Juifs.

" J'accuse... ! " de Zola. Contexte historique L’affaire Dreyfus : une erreur judiciaire En mars 1896, Picquart, le nouveau chef des Services de renseignements de l’état-major, découvrit l’identité du véritable traître, le commandant Esterhazy.

" J'accuse... ! " de Zola

Celui-ci, qui entretenait des relations suspectes avec l’Allemagne, était l’auteur du fameux « bordereau », cette pièce à conviction qui avait entraîné la condamnation et la déportation d’un officier juif français, Alfred Dreyfus, en décembre 1894.