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Démocratie

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La démocratie en mutation : la participation est-elle la solution ? Désenchantés par la convergence idéologique des partis de gouvernement et le décalage social avec les élus, démunis face à la « perte de pouvoir d’achat du bulletin de vote » (Wolfgang Streeck) qu’induit la mondialisation en réduisant la capacité des États à agir par la fiscalité, beaucoup de citoyens ont perdu foi dans les institutions représentatives traditionnelles.

La démocratie en mutation : la participation est-elle la solution ?

Mais il n’y a pas que le contexte politique qui a changé. Une nouvelle génération de citoyens est arrivée, qui ne se laisse plus impressionner par les arguments d’autorité, qui ne vote plus nécessairement (quand elle vote) comme les parents l’ont toujours fait, et qui croit en sa capacité d’agir par elle-même, sans intermédiaires. Cette génération-là est particulièrement séduite par les vagues successives d’innovations démocratiques qui se sont succédé depuis une trentaine d’années. Les budgets participatifs, de Porto Alegre (1989), qui ont essaimé à travers le monde. Les défis de l’innovation Quelle démocratie en 2040 ? Tirage au sort, la démocratie du citoyen ordinaire. On pourrait y voir un paradoxe.

Tirage au sort, la démocratie du citoyen ordinaire

Alors que le débat démocratique sort à peine de trois mois de confinement sanitaire, l’expérience ambitieuse de démocratie délibérative lancée à l’automne 2019 sur la crise climatique s’apprête à rendre ses conclusions, après neuf mois de travaux. Du 19 au 21 juin, les 150 citoyens adopteront leurs propositions pour « réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40 % d’ici à 2030, dans un esprit de justice sociale ». Un rendez-vous « historique à bien des égards », estime Hélène Landemore, professeure de sciences politiques à l’Université de Yale (Etat-Unis), pour qui le dispositif, « avant même de présenter ses conclusions, a déjà réussi la démonstration qu’il est possible d’impliquer des citoyens ordinaires sur des enjeux politiques complexes à un niveau national ».

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Démocratie directe ou représentative

Gilets jaunes. Europe. Tocqueville. Democratie Espagne Portugal. Démocratie Autoritarisme. Demo /dictature. Reculs/Avancées de la democratie. Corée du Nord. La crise de la démocratie représentative.

Avec l’imminence du Brexit et même le risque croissant d’un Brexit violent ; avec la montée en puissance partout en Europe d’un fort courant populiste et nationaliste ; avec les dérèglements commerciaux et financiers périlleux que provoque l’affrontement entre les Etats-Unis et la Chine, jamais élections européennes n’ont connu d’enjeu aussi authentiquement dramatique que cette année.

La crise de la démocratie représentative

Et cependant le taux de participation annoncé peine à dépasser les 40 %, comme si voter le 26 mai n’était qu’un rite anodin : nouvelle démonstration de la crise aiguë que traverse la démocratie représentative française, la crise la plus grave à coup sûr depuis les années 30. Car la grève du vote aux élections européennes ne constitue qu’un indice spectaculaire de plus de la crise de notre démocratie représentative. L’abstention ne cesse en effet de croître depuis plus de vingt ans. D’ailleurs, comment pourrait-on s’en étonner ? Alain Duhamel. De l’art d’ignorer le peuple, par Anne-Cécile Robert (Le Monde diplomatique, octobre 2016)

Par un retournement spectaculaire, dans nos démocraties modernes, ce ne sont plus les électeurs qui choisissent et orientent les élus, ce sont les dirigeants qui jugent les citoyens.

De l’art d’ignorer le peuple, par Anne-Cécile Robert (Le Monde diplomatique, octobre 2016)

C’est ainsi que les Britanniques, comme les Français en 2002 (échec de M. Lionel Jospin au premier tour de l’élection présidentielle) et en 2005 (« non » au référendum sur le traité constitutionnel européen), ont subi une psychanalyse sauvage à la suite du « Brexit » du 23 juin 2016. On peut avancer, sans craindre de se tromper, qu’une telle opération — réalisée presque entièrement à charge avec orchestration médiatique — n’aurait pas été effectuée si le scrutin avait conclu au maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne. Le principe d’une consultation populaire sur « un sujet aussi important » n’aurait pas davantage été questionné (1). On le sait : un principe à géométrie variable n’est pas un principe, c’est un préjugé. Le second sentiment dépasse le clivage de classe ; il est philosophique.

Démocratie participative et démocratie semi-directe. Jean-Marie DENQUIN - Professeur à l'Université de Paris X Nanterre Cahiers du Conseil constitutionnel n° 23 (Dossier : La citoyenneté) - février 2008 Les élections présidentielles de 2007 ont été marquées par un événement remarquable sinon remarqué : la question de la démocratie a été évoquée durant la campagne. En faisant de la démocratie participative un de ses thèmes privilégiés, Mme Ségolène Royal a remis dans le débat une problématique délaissée. Car ici, « démocratie » ne peut être pris dans le sens de « régime qui respecte les droits de l'homme ». La démocratie participative, si elle existe, s'inscrit dans la problématique traditionnelle du Gouvernement du peuple par le peuple. Mais que recouvre cette formule ? Pourtant le phénomène n'est pas nouveau.