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Conference de Berlin

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La fabrication des frontières en Afrique. Au2013 fr delim et demarc des frontieres en afrique consid et etudes elec. L'intangibilité des frontières africaines 1964-2014 Un défi. AU début du XXème siècle, la plupart des frontières de l’Afrique sont établies, annonçant la configuration des Etats à venir.

L'intangibilité des frontières africaines 1964-2014 Un défi

Ces frontières tracées au gré des puissances coloniales, dans un contexte de rivalité entre celles-ci, ont dans bien des cas, fait fi des réalités ethniques, linguistiques, religieuses et politiques des peuples africains. La négligence et la méconnaissance du substrat géographique et des divisions socio-politiques traditionnelles engendrèrent une série de difficultés que les commissaires d’abornement furent les premiers à relever. Ils tenaient compte parfois des limites naturelles infranchissables, mais pouvaient aussi bien tracer des lignes droites sur l’inconnu et les appeler frontières. Ces propos de Lord Salisbury, lui-même un des grands « partageurs du gâteau » africain se passent de commentaire : « Nous avons entrepris de tracer sur les cartes des régions où l’homme blanc n’avait jamais mis le pied.

I. Différends de frontières entre les Etats africains II. La Conférence de Berlin, 1885 - Une mainmise des Européens sur l'Afrique. L'historienne Christine de Gemeaux s'interroge sur la portée de la conférence de Berlin (novembre 1884- février 1885) et les motivations de ses participants.

La Conférence de Berlin, 1885 - Une mainmise des Européens sur l'Afrique

Faut-il y voir un compromis entre des empires coloniaux rivaux ou la décision concertée d'un « Empire colonial européen » ? Le 26 février 1885, les Européens signaient l’Acte final de la Conférence de Berlin sur l'Afrique. À la fois connue et méconnue, souvent appelée Conférence sur le Congo, « Congo Conference » ou « West Africa Conference » en anglais, « Kongokonferenz » ou « Westafrika-Konferenz » dans les sources allemandes, elle a exercé une influence déterminante à la fois sur l’histoire de l’Afrique contemporaine et sur le cours des colonisations européennes contemporaines. L’ère coloniale va, après elle, connaître sa plus forte expansion jusqu’à l’éclatement de la Première Guerre mondiale (1914-1918) et la redistribution des cartes du pouvoir.

Peut-on, dans ce contexte, parler d’« Empire colonial européen » ? L’artificialité des frontières en Afrique subsaharienne. 1Le tracé actuel des frontières politiques de l’Afrique résulte d’un découpage de premier jet.

L’artificialité des frontières en Afrique subsaharienne

Il a été calculé (M. Foucher, 1994, p. 167) que 87% de la longueur de ces frontières, soit 70 000 km sur un total d’environ 80 000 km, étaient directement hérités des partages coloniaux. 2En redessinant à la règle et au crayon un continent qui, il est vrai, montrait de larges zones de discontinuité dans son occupation humaine, les Anglais et les Français, principaux acteurs de l’Histoire, ont mis en place un mécanisme inhabituel : ce sont leurs frontières qui ont créé des Etats (C.

Clapham, 1998, p. 79). Parmi les conséquences de ce paradoxe, on soulignera les menaces de turbulences militaro-politiques sur les marges, surtout quand la revendication territoriale apparaît comme un recours mobi-lisateur. 3On serait tenté d’élargir la réflexion sur le thème de la limite comme métaphore, ou comment le virtuel génère l’informel. L’Afrique n’est pas victime de ses frontières !

Dans les années 1870, bien avant qu'aucun Français n'ait jamais parcouru la région, les caravanes franchissent la frontière du sultanat saharien de l'Aïr au puits d'In Azaoua.

L’Afrique n’est pas victime de ses frontières !

Traversant les premiers villages habités, elles atteignent Iférouane, où les attend un représentant du sultan, auquel elles payent un droit de douane. Loin de l'image d’Épinal d'un désert sans frontière, le Sahara et le Sahel du XIXe siècle sont bel et bien des espaces organisés, traversés par des routes, structurées par des autorités politiques et des frontières. Pourtant, vingt ans plus tard, lorsque diplomates français et britanniques se partageront ces territoires, ils construiront, à l’inverse, l'idée d'un espace vide d'homme et de pouvoir politique. Cela ne les empêchera pas dans le même temps de reprendre les frontières existantes afin de faciliter leur occupation.

L’arbitraire colonial Une montagne ou une rivière ne sont jamais en soi des frontières. Une poignée de militaires Conquérir un territoire Le Monde. La Conférence de Berlin (1884-1885) La conférence de Berlin et la « course aux clochers » Au XIXe siècle, les Européens s’implantent en Afrique et s’engagent dans une véritable « course aux colonies ».

La Conférence de Berlin (1884-1885)

Dans le sillage des grands congrès du XIXe siècle (Vienne 1815 ; Paris 1856 ; Berlin 1878), la Conférence de Berlin de 1885 réunit les représentants de 14 pays : 12 pays européens, l’Empire ottoman et les États-Unis. Il s’agit de réduire les tensions entre puissances qui désormais concernent l’Afrique, plus particulièrement la question du commerce dans bassin du Congo, et de fixer les « règles » de la colonisation du continent. La conférence ne débouche pas sur le partage de l’Afrique mais en devient le symbole. Dans les années qui suivent, la colonisation s’accélère et les Européens retracent les frontières du continent. Contexte international L’Allemagne occupe à cette date une position centrale en Europe.

De son côté, la France est à l’offensive. Conférence de Berlin et le partage de l’Afrique (La)