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2nde Geo Mondes arctiques

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L'Arctique, terre promise pour les compagnies pétrolières ? Malgré ses immenses réserves en pétrole et en gaz, le pôle Nord devrait jouer à l'avenir un rôle encore plus marginal qu'aujourd'hui, du fait de coûts de production très élevés. La fonte de la banquise ne fait pas que des inquiets. A mesure que la glace se réduit comme peau de chagrin, sous l'effet du réchauffement climatique, les Etats frontaliers et groupes pétroliers étudient les possibilités d'atteindre des terres polaires riches en hydrocarbures.

L'Arctique renfermerait 13 % des ressources mondiales non découvertes de pétrole (90 milliards de barils, soit trois ans de consommation mondiale) et 30 % de celles de gaz naturel (47 000 milliards de m3, soit six ans de consommation), essentiellement en Russie et en Alaska, selon une étude de l'Institut de géophysique américain (USGS) de 2008. >> Lire : "Fonte record des glaces dans l'Arctique et au Groenland" Aujourd'hui, une petite dizaine de groupes pétroliers sont sur le pont. >> Lire : "Coup de froid en Russie" En Alaska, la fièvre de l'or noir divise la communauté des Esquimaux Inupiats. La colistière de John McCain et gouverneure de l'Alaska, Sarah Palin, souhaite extraire un million de barils par jour. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Nicolas Bourcier - Nuiqsut (Alaska), envoyé spécial Vue du ciel, une vaste plaine de terre noire et d'herbes folles plonge dans la mer.

En fond de décor, une chaîne de montagnes gigantesque bouche l'horizon. C'est là, dans ce grand nord de l'Alaska, à quelques kilomètres de la frontière canadienne, que Sarah Palin, la gouverneure de l'Etat et colistière républicaine de John McCain, veut creuser le sol pour en faire jaillir le pétrole. Un débat récurrent depuis près de vingt ans, lorsque la production de pétrole des gisements de l'Alaska a donné ses premiers signes de ralentissement. A terme, selon les projections de l'actuelle administration, l'ANWR pourrait fournir un million de barils par jour pendant une trentaine d'années, soit l'équivalent d'un peu moins de 4% des importations américaines.

RD 201303. Géopolitique de l'Arctique: jeux de puissances. Comprendre. L’OCEAN Arctique a tenu un rôle non négligeable durant la Seconde Guerre mondiale. Puis, il a été oublié durant les rapports Est-Ouest, alors qu’il représentait un théâtre clé de la dissuasion nucléaire : en effet, les sous-marins nucléaires atomiques, porteurs de l’apocalypse, se tapissaient sous la banquise. On a retrouvé l’Arctique dans les années 2000, au point qu’il connut son époque de gloire vers 2007-2009. Où en est-on aujourd’hui ? La période d’euphorie On pourrait presque dater la période de grande curiosité que suscita l’Arctique, à la fois dans les médias et dans les opinions publiques européennes : les années 2007-2009, tant le retentissement de certains événements était grand.

L’intérêt pour le bassin arctique était à son apogée. Réévaluation drastique Cette période d’euphorie doit être recadrée. Pour une raison simple : la géographie a vite repris ses droits. Cela est d’autant plus prévisible que les rapports de force interétatiques seront la règle. Retour de la géopolitique . Ruée sur les ressources du Grand Nord. Cet article est le deuxième épisode d’une série sur les développements industriels dans l’Arctique et les projets d’entreprises comme Total, Areva ou ArcelorMittal dans la région. Épisode précédent : Entre réchauffement et projets industriels, l’Arctique en mutation forcée.

Les conséquences du changement climatique sont déjà avec nous, et l’Arctique en est le symbole même. Chaque année, les médias internationaux font leurs grands titres sur le nouveau record de fonte de la banquise et la proportion de plus importante de l’océan Arctique devenue une mer ouverte. Mais pour beaucoup d’acteurs économiques, cette ouverture a plutôt le caractère d’une aubaine que d’une catastrophe. Les multinationales pétrolières et minières, en particulier, se promettent d’exploiter les vastes ressources potentielles restées jusqu’ici inaccessibles sous les glaces. Eldorado polaire À l’évidence, cette ruée sur les ressources de l’Arctique comporte des risques environnementaux majeurs. Grand jeu diplomatique. Pétrole : Shell autorisé à forer au large de l'Alaska. INFOGRAPHIE - Les autorités fédérales américaines ont donné leur feu vert au groupe pétrolier.

Le groupe pétrolier Shell a obtenu vendredi le feu vert des autorités fédérales américaines pour les opérations de forage offshore au large de l'Alaska, en mer de Tchouktches. Situé sur la façade côtière nord-ouest de l'océan Arctique, ce site abriterait l'équivalent de 27 milliards de barils de pétrole et 40 billions de mètres cubes de gaz. Six puits devraient être opérationnels en juillet prochain. Le département de l'Intérieur a jugé satisfaisantes les mesures de secours prévues par Shell en cas de sinistre comparable à la marée noire survenue dans le golfe du Mexique en 2010. Reste à obtenir l'aval de deux administrations en charge des ques­tions environnementales. Le traumatisme de l'«Exxon Valdez» » Le tanker de la dernière chance pour une ville d'Alaska.

Shell suspend ses activités de forage au large de l’Alaska. Un net revers pour Shell, une grande satisfaction pour les défenseurs de l’environnement. La principale compagnie pétrolière européenne a annoncé, lundi 28 septembre, qu’elle allait cesser toute exploration au large de l’Alaska, mettant un terme à des forages violemment contestés par les écologistes. C’est un échec spectaculaire pour Shell, qui comptait beaucoup sur cette zone pour assurer sa croissance future. Le groupe en tirera les conséquences chiffrées dans ses comptes du troisième trimestre, avec des charges qui pourraient atteindre plusieurs centaines de millions, voire 1 milliard de dollars (895 millions d’euros), selon les analystes de CM-CIC. Ces dix dernières années, le groupe anglo-néerlandais a dépensé de l’ordre de 7 milliards de dollars pour acquérir des licences d’exploration dans les mers de Beaufort et des Tchouktches, dans l’Arctique, afin d’y chercher des hydrocarbures.

Cette activité n’a pas été complètement vaine. Un climat hostile. Ours blancs au pays de l'or noir. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Laurence Caramel Les ours polaires seront-ils les premiers réfugiés climatiques à trouver une terre d'asile ? Le département américain des affaires intérieures chargé de la protection de la nature a proposé jeudi 22 octobre de leur octroyer un territoire de 200 000 miles carrés au nord de l'Alaska. Soit environ 514 000 km2, l'équivalent d'une petite France composée des espaces qu'affectionne particulièrement ce mammifère en voie d'extinction pour se nourrir et se reproduire : de la banquise, un cordon d'îles et des terres inhabitées sur le continent.

Si la proposition est entérinée, cette réserve deviendrait le plus grand espace jamais consacré à la protection d'une espèce aux Etats-Unis. "La fonte de la banquise due au réchauffement climatique est la principale menace qui pèse sur les ours polaires. Que restera-il alors du royaume de l'ours blanc ? Le projet du département américain des affaires intérieures n'est pas pour autant un conte de fées. Exploitation des ressources : pour un développement durable - L'Arctique, un nouvel Eldorado ? Modes de vie traditionnels et exploitation des ressources Dans les régions de prospection et d’exploitation des hydrocarbures, les intérêts économiques s’opposent le plus souvent à la protection de la faune locale, notamment le caribou et l’ours blanc. Chasse à l'ours polaire sur la banquise du golfe de Boothia (Nunavut, archipel arctique canadien).

Agrandir l'image Les populations autochtones sont de plus en plus partagées sur ce sujet et des divergences se font jour autour de plusieurs projets, dont celui de la "zone 1002", située au nord du "Refuge national de la vie sauvage arctique" (ANWR créé en 1980). En Alaska, la loi de protection environnementale permet d’exploiter la partie littorale riche en pétrole dénommée zone 1002. « Elle appartient depuis 1971 à la communauté inupiate de Kaktovik et à l’Arctic Slope Regional Corporation, une coopérative à but lucratif détenue par les Inupiats du North Slope. Autre espèce menacée, l’ours blanc Le tourisme Une population autochtone vulnérable. Géopolitique de l'Arctique: jeux de puissances. Comprendre.

Arctos DP. Alaska : du pétrole dans un parc naturel. L'Alaska est un immense territoire, grand comme une fois et demie la France. Avec une densité de 0,43 hab/km2, il reste sous peuplé. Cette périphérie arctique n'a n'attiré l'attention de l'Etat fédéral que depuis la Seconde Guerre mondiale en raison de sa position stratégique face au Japon. La guerre froide conforte ce rôle face à l'URSS.

En 1959, l'Alaska devient le 49e Etat de l'Union. En 1968, des gisements de gaz et de pétrole sont découverts à Prudhoe Bay, au centre de la côte septentrionale du territoire, dans une région appelée le « North Slope ». Les forages et l'exploitation commencent malgré les conditions climatiques difficiles sur une trentaine de champs pétrolifères côtiers et offshore. En 1969, un projet d'oléoduc traversant l'Etat du nord au sud sur 1300 km est déposé. Depuis sa mise en service, l'oléoduc a conduit 15 milliards de barils transportés dans plus de 20 000 navires !

Claude Robinot. La géopolitique de l’Arctique : sous le signe de la coopération. La Russie revendique officiellement 1,2 million de kilomètres carrés dans l’océan Arctique. Moscou avait adressé une première requête à l’ONU en 2001, mais l’organisation lui avait réclamé d’apporter davantage de preuves pour appuyer sa revendication. La conquête du pôle Nord continue. La Russie a officiellement soumis aux Nations unies, mardi 4 août, une revendication sur 1,2 million de kilomètres carrés dans l’Arctique. Dans sa demande, elle affirme que des années de recherche scientifique sur les limites de son plateau continental démontrent son droit sur les vastes ressources naturelles situées au fond de l’océan Arctique.

La convention des Nations unies sur le droit de la mer permet en effet à un Etat côtier d’étendre sa juridiction sur le plateau continental – c’est-à-dire le prolongement des terres sous la surface de la mer – au-delà des 200 milles nautiques (370 km) de sa zone économique exclusive. A condition toutefois d’apporter la démonstration devant une commission internationale que ce secteur se situe dans la continuité de son territoire terrestre. La géopolitique de l’Arctique : sous le signe de la coopération. Frontières maritimes dans l’Arctique : le droit de la mer est-il un cadre applicable. Arctique. La vision chinoise du Grand Nord. La course aux ressources et aux territoires en Arctique.

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