background preloader

Socio

Facebook Twitter

À propos du rock Groupes, musiciens et amateurs : du « phénomène rock » aux pratiques socio-musicales. Du rock des origines, dont il peut sembler possible de fixer sereinement les contours, aux productions contemporaines s’en revendiquant aujourd’hui, le chemin est long et sinueux tant l’affirmation du rock comme point fort d’une culture musicale populaire semble nécessairement aller de pair avec le déploiement déstabilisant de multiples sous-genres aux frontières mouvantes, sans cesse renégociées.

À propos du rock Groupes, musiciens et amateurs : du « phénomène rock » aux pratiques socio-musicales

Contournant habilement le foisonnement fragilisant l’analyse, les travaux de François Ribac et Damien Tassin dessinent de nouvelles lignes de fuite à même de pleinement saisir le rock comme un fait tant musical que social. En quoi et selon quelles dynamiques peut-on comprendre le rock comme contribution à la construction de la jeunesse, et plus généralement que donne-t-il à penser de neuf sur les modalités et les emprises propres du social sur des pratiques aussi « intimes » que celles du goût et de la création ? Comment, dès lors, aborder le phénomène rock dans sa totalité ? Le livre de D. Filles, garçons et musique punk. Perception de l’avenir…, autant d’éléments significatifs car vecteurs potentiels d’inégalités de «prestige » ).

Filles, garçons et musique punk

Comme l’indique l’extrait suivant, il semble en effet que des dispositions sexuées se jouent au niveau du mode de vie en hors temps social, distinguant des dispositions à «l’anticipation organisatrice » chez les filles et des dispositions à «l’imprévisibilité » (typiques des «bohèmes » artistiques) chez les garçons17 : «Éric Brun : Et au niveau filles-garçons, est-ce que par exemple y’a des distributions de tâches plus ou moins qui se font ? Nathalie (guitariste rythmique) : Alors là non… je crois que… À part que [ rire], ça c’est anecdotique et je rigole, mais quand on part en concert, t’sais… vu qu’on est une majorité de filles, t’es sûr que y’a à bouffer à boire, tout le long du… Pour tous les jours qu’y a, t’sais, on tombera jamais en panne.

Contextes de socialisation juvénile et modes d’accès au groupe Trajectoires juvéniles masculines de socialisation 17. Héritage et transmission dans la sociologie de Pierre Bourdieu. En 1964, Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron publient Les Héritiers [5].

Héritage et transmission dans la sociologie de Pierre Bourdieu

Par ce titre, ils désignent une certaine catégorie d’individus : les étudiants en lettres parisiens qui représentent selon eux l’image idéale-typique de l’apprenti intellectuel dont la réussite scolaire est favorisée par l’origine bourgeoise. C’est donc dans le cadre d’une étude sur l’école que les deux auteurs appréhendent la notion d’héritage, celle-ci s’appliquant aux dispositions culturelles et sociales des individus plutôt qu’à leur patrimoine économique.

Cette sociologie de l’école est poursuivie en 1970 dans La Reproduction [6] qui se présente comme un ouvrage plus théorique et plus conceptuel que Les Héritiers. Quand l’amateur rend le numérique analogique. Vérité de l'autodidaxie. Ethnographie de la transmission guitariste. L’autodidaxie est difficile à saisir pour les sciences sociales dans la mesure où cette forme de transmission supposerait une absence d’altérité.

Vérité de l'autodidaxie. Ethnographie de la transmission guitariste

Ramenée par Bourdieu au seul « hasard des rencontres » dominé par la forte structuration du savoir légitime [Bourdieu, 1979 : 379], elle est souvent décrite comme l’illusion biographique d’un imaginaire romantique dans le domaine culturel, des élites artistiques jusqu’au rock où la revendication d’autodidaxie est très présente [Green, 2005 ; Burban, 2007]. L’autodidaxie n’est pas exclusive aux musiciens. Dumazedier et certains chercheurs en sciences de l’éducation ont identifié une nouvelle forme d’autodidaxie émergeant dans les années 1960, à la fois dans le domaine du loisir et de la formation professionnelle, forme différente de la vieille autodidaxie ouvrière [1][1] Différence socio-historique que Bourdieu avait pourtant..., favorisant de nombreuses typologies d’auto-apprenants [2][2] N. Figure 1 Figure 2 Figure 3. L'enseignement de la musique, entre institution scolaire et conservatoires. Éclairages mutuels des sociologies de l'éducation et de la culture.

Si les pratiques artistiques et culturelles sont, de longue date, présentes dans les curricula, elles l’étaient, pour la musique et le dessin, en tant que disciplines scolaires enseignées à tous les élèves, de chaque ordre scolaire séparé d’abord, puis de la scolarité unique ensuite.

L'enseignement de la musique, entre institution scolaire et conservatoires. Éclairages mutuels des sociologies de l'éducation et de la culture

À partir des années 1960, sous la pression des nouvelles classes moyennes intellectualisées et de leur connivence avec les nouvelles générations enseignantes, elles ont pénétré l’école maternelle dans une logique d’éveil plutôt que d’enseignement, et elles s’y sont progressivement substituées aux jeux traditionnels enfantins (Chamboredon & Prévot, 1973). Depuis les années 1980, les pratiques artistiques et culturelles ont été mobilisées dans la scolarité unique de manières plurielles, notamment avec une spécialisation curriculaire selon les fractions sociales de la population.

Les recherches que ce dossier regroupe [21][21] Les articles (à l’exception de celui de G.