![]() |
|
Enseignement
Le système éducatif français est un système qui « fait émerger une petite élite sans se soucier vraiment de ceux qui restent sur le bord de la route » (p. 85) (…). « En France, le diplôme n’est pas conçu comme un investissement en capital humain qui permet de mieux se vendre sur le marché du travail (…) c’est un titre, l’équivalent d’un titre de noblesse, qui confère des droits et ouvre l’accès à une place donnée dans la hiérarchie sociale » (p. 94). Le marché du travail ne permet pas de corriger ces inégalités premières : les jeunes sans diplômes sont notamment ceux qui profitent le moins de la formation professionnelle et de dispositifs d’accompagnement. Le système de protection sociale français les laisse également de côté, puisque, contrairement à de nombreux pays, ils ne peuvent bénéficier de l’assistance sociale (pas de Rmi ni de RSA avant 25 ans dans la plupart des cas).
Présidentielle 2012 : la question Jeunes - Olivier Bouba-Olga : Blog d'un économiste qui suit et commente l'actualité
La Machine à trier : comment la France divise sa jeunesse | ManpowerGroup
La conséquence est grave : les plus faibles sont implacablement éliminés , tout en étant pratiquement exclus des aides sociales jusqu’à vingt-cinq ans. Mis à l’écart d’une société « à statuts », le sentiment d’injustice qui les anime les écarte des urnes et des fondements de la démocratie. L’urgence à agir a été amplifiée par la crise ; c’est pourquoi les économistes Pierre CAHUC, Stéphane CARCILLO et André ZYLBERBERG ainsi que le sociologue Olivier GALLAND* ont écrit cet ouvrage. Il est urgent de s’attaquer aux racines du mal : l’échec scolaire et les obstacles infranchissables que le marché du travail dresse devant ceux qui n’ont aucun diplôme -dont le taux de chômage est le double de celui de l’ensemble des jeunes. La jeunesse française est coupée en deux ; certains s’en sortent, d’autres non. Cette césure est le résultat d’un système social élitiste , au sein duquel l’école et le marché du travail servent de machines à trier .
Citation : « En France, le diplôme n’est pas conçu comme un investissement en capital humain qui permet de mieux se vendre sur le marché du travail (…) c’est un titre, l’équivalent d’un titre de noblesse, qui confère des droits et ouvre l’accès à une place donnée dans la hiérarchie sociale » by Nov 18
Olivier Bouba-Olga : Blog d'un économiste qui suit et commente l'actualité -
Les lauréats du « grand emprunt » seront très certainement les lauréats du plan campus. En effet, pourquoi avoir investi dans ces universités pour se retirer deux ans après ? Parmi ces universités, on en compte trois en Île-de-France et sept en province (Lyon, Grenoble, Aix-Marseille, Montpellier, Toulouse, Bordeaux et Strasbourg). C’est une France déséquilibrée qui se dessine, avec un Sud omniprésent et surpuissant, un Ouest et Nord rayés de la carte … (voir ci-dessous).
Réforme Lycée - Rapport Richard Descoings
Your browser must support javascript.
Le créneau de la diversité
Descoings, un Haut-commissaire sachant cumuler ?
spintank
Or, Descoings a marqué un point : il rappelle une petite évidence historique qui va à l'encontre des habituels discours déclinistes des mal-pensants.
La France doit-elle emmener 50% d’une classe d’âge à la licence
sur la "masterisation" du recrutement des enseignants | skhole.f
Je voulais aussi vous signaler la pétition lancée à l'initiative de la même Société mathématique de France , et qui demande à X.
Masterisation pour les nuls
Pour nous signaler une erreur, vous pouvez nous contacter à l'adresse smf@dma.ens.fr. Veuillez nous excuser de la gêne occasionnée.



