Confusion après une mutinerie dans la capitale du Mali. La communauté internationale condamne le coup d'état au Mali. Washington-prend-des-sanctions-contre-la-junte-au-mali_1679996_3212. Le-capitaine-sanogo-d-accord-pour-une-force-internationale-au-mali-mais-selon-nos-principes_1680362_3212. La France salue l'accord de sortie de crise au Mali.
La France a "salué" samedi l'accord de sortie de crise signé la veille entre la junte au pouvoir au Mali et la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), et appelé à sa mise en oeuvre "sans délai", a déclaré le chef de la diplomatie Alain Juppé.
La France "invite tous les acteurs maliens à mettre en oeuvre sans délai les dispositions prévues par l'accord, notamment celles destinées à permettre la tenue des élections présidentielles dans le meilleur calendrier possible", a-t-il dit, précisant que Paris reprendrait "dès l'installation des autorités constitutionnelles" sa coopération bilatérale civile avec le Mali.
La situation reste toutefois chaotique au Mali, après la proclamation d'indépendance du nord du pays, vendredi par le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA, rébellion touareg), unanimement rejetée en Afrique et dans le reste du monde. L’accord de Bamako (texte, suite, détails, interrogations…) Après une nuit d'euphorie, dans la foulée de la signature de l' Accord cadre de Bamako, qui précise le retour à l'ordre constitutionnel, et l'abandon du pouvoir par la junte du Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l'état (CNRDRE), une série de questions se posent pour la suite.
Les hommes du capitaine Sanogo vont rendre le pouvoir aux civils, mais quand et comment ? Pour commencer, il faut quelqu'un à la tête de l'état pour gérer cette période intermédiaire, en l'occurrence, le président de l'Assemblée nationale, Dioncounda Traoré, arrivé du Burkina Faso dans l'après-midi de samedi. Pour qu'il devienne président dans le cadre d'une vacance du pouvoir, il faut qu'ATT commence par démissionner. Il faut aussi trouver l'actuel premier ministre, Cissé Mariam Kaidama Sidibé. A première vue, tout ceci peut sembler compliqué, mais voilà la rançon du retour à l'ordre constitutionnel.
Mais le Mali n'en est pas là. Cette entrée a été publiée dans Non classé. Au Mali, des militaires renversent "ATT" Confusion-a-bamako-apres-le-putsch-qui-a-depose-amadou-toumani-toure_1674714_3212. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Jean-Philippe Rémy Au moins trois morts, une cinquantaine de blessés, et déjà des exactions inquiétantes, des pillages, des soldats ivres qui tirent en l'air au hasard, sans qu'il soit possible de déterminer avec exactitude si quelqu'un a fini par s'emparer au Mali d'un pouvoir tombé à terre en quelques heures lors d'une étrange mutinerie.
Est-ce parce que les événements sont allés trop vite, ou trop lentement, que le coup d'Etat en cours donne l'impression de dérailler ? Les "jeunes gens" qui ont donné le coup d'envoi dans leur camp de Kati jeudi, puis pris à la hussarde la télévision, la capitale et la présidence, ont-ils une idée précise de la direction dans laquelle ils entraînent le pays qualifié par ses observateurs les plus indulgents de "démocratie exemplaire" ? Au-mali-l-armee-loyaliste-se-prepare-a-une-contre-offensive_1675035_3212. Au Mali, le front des putschistes se fragilise. De plus en plus isolés à l'étranger comme au Mali, les auteurs du putsch contre le président Amadou Toumani Touré tentaient samedi 24 mars de mettre fin à la dangereuse incertitude régnant dans le pays et garder le contrôle de la situation face à une possible contre-offensive loyaliste.
Un calme précaire et tendu par endroits régnait dans la matinée à Bamako, où l'activité tournait toujours au ralenti. Visiblement sur les dents, les putschistes contrôlaient toujours le siège de la télévision publique ORTM, qui continuaient de diffuser des émissions de musique traditionnelle, en alternance avec les précédents messages des soldats mutins assurant que "tout va bien" et invitant les Maliens à "vaquer normalement à leurs occupations".
Vendredi en fin d'après-midi, des informations contradictoires avaient circulé sur la situation à Bamako et le sort du chef de la junte, le capitaine Amadou Sanogo, en lien avec une brève interruption du signal de la télévision publique. Couvre-feu-et-petits-arrangements-a-la-frontiere-du-mali_1675617_3212. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Jean-Philippe Rémy ((Koutiala) et Mali (envoyé spécial)) C'est la nuit, un couvre-feu a été décrété dimanche 25 mars.
Personne ne peut dire avec certitude qui dirigera le Mali demain matin, mais ce ne sont pas là des raisons assez solides pour empêcher la circulation. Bus vrombissants, camions fatigués, véhicules surchargés : l'obscurité du sud du Mali est pleine de voyageurs, dont certains viennent des pays voisins (Burkina, Côte d'Ivoire) et se doivent de passer chez les douaniers. Dans le poste de douane de Koury, la chaleur semble coller aux murs, tandis que le travail se poursuit sous le néon, sur la base de formulaires à remplir et de subtiles négociations pour leur paiement. Il y a eu de nouveaux tirs en l'air à Bamako, plus tôt dans la journée, mais, ici, on n'en sait presque rien.
Mais peut-être l'une des clés de compréhension du putsch du 22 mars tient-elle aussi dans ce bureau de douane délabré d... La mission de la Cédéao au Mali est reportée. Le Monde.fr avec AFP et Reuters | • Mis à jour le La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) a menacé, jeudi 29 mars, le Mali d'un "embargo diplomatique et financier" si la junte au pouvoir depuis le 22 mars ne rétablit pas l'ordre constitutionnel dans les soixante-douze heures, à l'issue d'une réunion de chefs d'Etat à Abidjan.
Jeudi, une délégation de chefs d'Etat ouest-africains, conduite par le président en exercice de la Cédéao, le président ivoirien, Alassane Ouattara, a annulé une visite à Bamako, où elle devait rencontrer la junte, à la suite d'une manifestation en faveur des putschistes à l'aéroport de la capitale malienne. M. Ouattara et ses homologues Blaise Compaoré (Burkina), médiateur dans la crise, Thomas Boni Yayi (Bénin), Ellen Johnson Sirleaf (Liberia) et Mahamadou Issoufou (Niger) se sont finalement retrouvés à Abidjan, pour des discussions à huis clos qui ont duré tout l'après-midi à l'aéroport. Mali : les rebelles touaregs du MNLA proclament l'indépendance du nord du pays. Au Mali, nouvelle étape vers la pacification du pays.
Au Mali, Dioncounda Traoré est investi président de la transition. Le chef des députés maliens Dioncounda Traoré a été investi jeudi 12 avril président intérimaire du Mali, après le retrait des putschistes du 22 mars en vertu d'un accord avec la Communauté des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), et la démission du président déchu, Amadou Toumani Touré.
M. Traoré a prêté serment lors d'une cérémonie au Centre international de conférence de Bamako, à laquelle participait notamment le chef de l'ex-junte, le capitaine Amadou Sanogo, des représentants des institutions, des partis politiques et de la société civile, ainsi que des membres de la médiation ouest-africaine. "Je jure devant Dieu et le peuple malien de préserver le régime républicain", de "respecter et faire respecter la Constitution" et "l'intégrité du territoire du Mali", a lancé le nouveau chef de l'Etat, sur une estrade aux couleurs vert-jaune-rouge du drapeau malien. Lire le reportage Les ambitions touareg inquiètent dans le Sud algérien.