Les élèves français du primaire et secondaire ont peur de mal faire. Les résultats de l’étude PIRLS sortie au mois de décembre dernier (qui évalue les compétences en lecture des élèves en CM1) ont mis en évidence un des problèmes récurrents du système éducatif français. Les petits élèves français font partie de ceux dont la proportion de non-réponse aux questions qui doivent être rédigées est la plus élevée. Ces résultats ne sont pas nouveaux, ils font d’ailleurs écho à la première étude PISA (qui évalue, elle, les élèves à 15 ans) réalisée il y a plus de dix ans, qui montrait déjà que la proportion de non-réponse aux questions qui demandaient de développer des raisonnements était également la plus élevée en France. Et quasiment deux fois supérieure à celle observée par exemple au Canada, en Finlande ou aux États-Unis. Ces résultats dénotent l’absence de progrès en France sur la dernière décennie et surtout une véritable peur chez les élèves français de quitter les sentiers battus et de prendre le risque d’être hors sujet ou de commettre une erreur.
Education: La France toujours moyenne et de plus en plus inégalitaire. Peut mieux faire. La France obtient une note moyenne dans l'étude Pisa 2009 sur les systèmes éducatifs internationaux. Menée tous les trois ans depuis 2000, ce classement de l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économique), mesure les acquis vers la fin de la scolarité obligatoire, à 15 ans. Comme lors de la précédente enquête de 2006, la France, qui consacre pourtant plus d'un cinquième de son budget à l'enseignement et multiplie les réformes, se situe dans la moyenne de l'OCDE pour les trois compétences étudiées (22e sur 65 en compréhension de l'écrit et en mathématiques et 27e en sciences), loin derrière la tête du classement 2009 composée de Shanghai, Corée du Sud et Finlande.
A noter que l'Allemagne a gagné plusieurs places dans ce classement, progressant de 13 points en «compréhension de l'écrit» depuis 2000. «Déterminisme social» «Il y a de plus en plus d'élèves en échec scolaire, les inégalités se sont creusées. «Politique dangereuse et irresponsable» C. Brochure_pisa-fra-2012.pdf (Objet application/pdf) Le redoublement n’améliore pas la performance des élèves, en général. Après un premier article sur les inégalités du système d’éducation français et un deuxième sur les rythmes scolaires au primaire, il me semblait important d’aborder le sujet du redoublement. Ce thème est en effet étroitement lié aux deux précédents : les élèves qui redoublent sont ainsi bien souvent ceux dont les parents sont issus de milieux défavorisés et les rythmes scolaires trop condensés ne permettent pas vraiment de faire face à la difficulté scolaire.
À cela s’ajoute que le redoublement est considéré en France, mais aussi dans un certain nombre de pays européens, comme la pratique la plus à même de remédier aux problèmes scolaires. La France : championne des pays de l’OCDE pour le redoublement La France est connue pour ses taux élevés de redoublement, mais comment se situe-t-elle par rapport à ses voisins ? La statistique que je vous présente dans cet article est extraite de l’enquête PISA 2009 (pour plus de précisions, consulter le Volume IV du rapport, Chapitre 3). PISA Résultats du PISA 2009 : Élèves en ligne Technologies numériques et ... - OECD.