
from lesinrocks june 010
Get flash to fully experience Pearltrees
A Sudden Change of Mood
Il y a trois ans, c’est le qualificatif “folk” qu’on a très certainement accolé, dans ces pages, au premier album de Hey Hey My My, Hey Hey My My . En France, la mode était alors à l’acoustique : portées par Cocoon ou par Moriarty, les guitares boudaient les amplis et la disto, et les folk-songs artisanales de Hey Hey My My se fondaient parfaitement dans ce tableau unplugged. Mais du fameux naturel qui revient au galop, la trajectoire du trio pourrait être un exemple supplémentaire. Car avant d’oser le songwriting dépouillé, les Français officiaient dans un groupe plus électrique qu’une centrale : British Hawaii.CocoRosie sur MySpace Music - Ecoute gratuite de MP3, Photos et
Grey Oceans
Tel Laroche Valmont en 1984, nous pourrions chanter “T’as le look Coco (…) /Pas de doute Coco/T’as le look qui te colle à la peau”. Grey Oceans , le quatrième album de CocoRosie, est arrivé précédé d’une polémique : sa pochette. Certains pensent qu’elle est très moche, d’autres estiment qu’elle est à vomir.Le disque du Konono n° 1, Congotronics , débute par une petite pluie de notes qui, d'emblée, plante le décor : un son à la fois précisément découpé et saturé, sorti des lamelles d'un piano à pouce (likembé) pas tout à fait comme les autres, puisque relié par une amplification de fortune à d'antiques haut-parleurs. A peine a-t-on le temps de goûter à cette source musicale inconnue qu'un attelage de percussions, pour le moins hétéroclites (tam-tam, casseroles, pots, enjoliveurs) se met en branle et fait monter la température de quelques crans. Deux autres likembés entrent dans la transe, tandis qu'un chanteur lead s'époumone dans un mégaphone, escorté de près par un chœur responsif qui joue du verbe comme d'autres de la gâchette. Le tout, aussi intuitif que finement pensé, entre huile de coude portée à ébullition et matière grise chauffée à blanc, ne ressemble à rien de connu dans la sphère des musiques africaines, scène congolaise comprise.
Go
Foals : Total Life Forever
Mi-février. On vient de poser pour la première fois les tympans sur le nouvel album de Foals, dans le studio londonien de Nellee Hooper (Massive Attack, Soul II Soul, Björk…), sur des enceintes balèzes comme un stade de foot, les ballons tout à fond. On a le popotin encore violacé de la violente fessée qu’on vient de recevoir. Total Life Forever n’est pourtant même pas encore bouclé, il reste quelques décisions à prendre, des fignolages ici ou là, le mixage n’est pas achevé.Il y a trois ans, à l’époque où le buzz pouvait être innocent, Narrow Terence affolait les soirées parisiennes avec rock crépusculaire où d’aucuns décelaient le songwriting cabossé de Tom Waits. Comparaison hâtive : la musique du Californien ne s’est jamais résumée à un timbre d’ours enroué et des arrangements cyclothymiques, à la différence du premier album autoproduit du groupe des frères Puaux. Mais ça, c’était avant Narco Corridos, l’album dont aurait pu accoucher feu Jack The Ripper au retour d’un pèlerinage à Ciudad Juárez.
Narrow Terence: Narco Corridos
Sean Rowe: Magic
L’album de Sean Rowe s’appelle Magic , et ce terme est à interpréter au sens le plus littéral. Sean Rowe ne peut être qu’un mage, sa voix ne peut lui avoir été accordée que par des créatures fantastiques, dans le but que celui-ci puisse converser paisiblement avec les esprits de la forêt. Cette voix, lui-même semble en redouter la puissance dévastatrice, si bien que, quand le ton monte ( Jonathan ), Sean préfère étrangler ses mots plutôt que de laisser libre cours à un torrent sonique qui serait, on n’en doute pas une seconde, de taille à défier les dieux.Pas trop partisan du “deux salles, deux ambiances” , Nick Cave aime à couler ses disques dans une unité de ton, de lieu et d’action. Ainsi, Tender Prey, dernier album de l’ère berlinoise, en porte-t-il encore les traces : gris pluvieux mais à l’architecture aussi décousue qu’enthousiasmante. “Einmal Berlin, immer Berlin” , disent ses habitants. The Mercy Seat une fois, The Mercy Seat toujours, peut répondre Nick en écho. Ce titre grandiose, grigri de l’Australien en live, ouvre le disque sur un incroyable crescendo narratif. Nick Cave affiche son goût pour l’humour macabre sur Up Jumped the Devil , affine son art du songwriting avec Deanna , voire du songwriting imbibé sur Slowly Goes the Night ou ce New Morning sur le fil.
Nick Cave : Tender Prey ; The Good Son ; Henrys Dream
Terror Pigeon Dance Revolt! (The)
The Black Dog
Le disque du Konono n° 1, Congotronics , débute par une petite pluie de notes qui, d'emblée, plante le décor : un son à la fois précisément découpé et saturé, sorti des lamelles d'un piano à pouce (likembé) pas tout à fait comme les autres, puisque relié par une amplification de fortune à d'antiques haut-parleurs. A peine a-t-on le temps de goûter à cette source musicale inconnue qu'un attelage de percussions, pour le moins hétéroclites (tam-tam, casseroles, pots, enjoliveurs) se met en branle et fait monter la température de quelques crans. Deux autres likembés entrent dans la transe, tandis qu'un chanteur lead s'époumone dans un mégaphone, escorté de près par un chœur responsif qui joue du verbe comme d'autres de la gâchette.
The Black Dog: Music for Real Airports
John & Jehn : Time for the Devil
Dans le civil, John & Jehn s’appellent en réalité Nicolas & Camille, mais visiblement, ça ne sonnait pas assez Bonnie & Clyde pour ces deux têtes brûlées prêtes à faire table rase de leurs identités passées, à l’image de VV et Hotel des Kills. Comme ces derniers, ils avaient mis en pratique cette même vision fauchée du rock sur un premier album rugueux, rongé par le sang d’encre et le confinement. Abandonnant la chambre à coucher pour un hangar à raves, les deux Français reviennent avec la grosse artillerie new-wave, production léchée et déluge de synthés. Adieu esthétique noir et blanc, ils embrassent le fluo et flirtent outrageusement avec l’electro-pop euphorique ( London Town ), un peu comme si Siouxsie partageait la gueule de bois du siècle avec New Order (Sha des).Beaucoup ont déjà croisé la large troupe sur scène. Beaucoup savent, donc, que les Bewitched Hands, désormais tous cours mais anciennement On the Top of Our Heads avec des caractères dans tous les sens, ont d’ores-et-déjà chipé une place dans les cœurs, celle, rare de l’un des plus épatants groupe rock issu de France des quelques dernières années –voire plus, beaucoup plus. Références d’un goût exquis et ancrées dans les 90s, mais avec pour horizon visé un futur optimiste, collectif à mille forte têtes et cent fois plus d’idées, grands songwriters de chansons tordues, bricoleuse et mélodiquement superglues, mitraillette à tubes taillé pour les ondes FM du monde entier, sorciers des harmonies vocales épiques à donner envie de déclarer seul et sans arme une guerre totale à la sinistrose, les Rémois ont déjà fait leurs preuves dans la sueur heureuse et les pogos zygomatiques du live, en France comme aux Etats-Unis ou en Angleterre.
Jenny Wilson : Hardships!
Jenny Wilson Hardships Hardships! Hardship Jenny Wilson Indie-Pop Indie Pop Indie Pop Sweden Swedish new complete full 192 192kb 192kbps 2009 2k9 (Problems with magnets links are fixed by upgrading your torrent client !) ---------------------------------- INFORMATION ------------------------------------ Artist..................Jenny Wilson Album Name..............Hardships!

