La politique de santé version François Hollande. Le candidat socialiste à l'élection présidentielle a basé ses priorités sur des valeurs différentes de celles régissant à ses yeux la loi Hôpital patients santé territoires (HPST) mise en place en 2009 par l'actuel gouvernement. "La santé comme progrès, condition de la justice, vecteur de croissance, enjeu démocratique, je ne reconnais pas ces valeurs dans la politique menée depuis cinq ans", a-t-il déclaré à la Faculté de médecine de Paris-Descartes. "Il n'y a aucun courage à affaiblir le soutien aux plus fragiles, à renchérir l'accès aux soins, à comprimer les moyens de l'hôpital public sans effet sur le rééquilibrage des comptes sociaux, et pourtant nous en sommes là", a-t-il dit devant plusieurs centaines de personnes réunies dans un amphithéâtre.
Il a présenté la philosophie de son projet sans détailler comment il entendait résorber le déficit de l'assurance-maladie, qui a dépassé en 2009 dix milliards d'euros. Le photovoltaïque a enregistré 7.000 pertes d'emplois en France en 2011. Le président du Syndicat des énergies renouvelables (SER), Jean-Louis Bal, a profité de la présentation d'un livre blanc des énergies renouvelables pour indiquer que le photovoltaïque avait détruit 7.000 emplois sur 25.000, en 2011.
Parmi les causes de ces suppressions de postes figurent le moratoire de trois mois décidé en décembre 2010 sur le rachat de nouveaux projets et le nouveau cadre tarifaire de rachat adopté en mars 2011, qui prévoit un tarif décroissant au fil des trimestres et un système d'appels d'offres pour les parcs supérieurs à 100 kilowatts-crête (kWc). Le tarif en vigueur pour le premier trimestre 2012 n'est pas connu, mais le président du SER craint "une baisse de 9,5%".
Pour "reconstruire" la filière, les industriels proposent de modifier le système de décroissance du tarif et de "généraliser le photovoltaïque dans les règles d'urbanisme et de réglementation thermique". "M. Sarkozy est le premier président postmoderne de la Ve République" Selon l'historien et philosophe Marcel Gauchet, M.
Sarkozy a assumé ouvertement "une ligne directrice suivie en catimini par ses prédécesseurs Mitterrand et Chirac : la banalisation française dans l'espace occidental et mondial". Qu'est-ce que le sarkozysme ? Il me semble se ramener à trois composantes principales : une composante personnelle, une méthode de gouvernement et sinon un programme, du moins une ligne de conduite. Chaque président a bien évidemment sa singularité, mais la personnalité de Nicolas Sarkozy a quelque chose d'exemplaire du point de vue de notre temps, elle a été perçue comme telle par l'opinion et elle se révèle déterminante à l'heure du bilan. Il incarne un individu avant tout privé qui n'a qu'un sens très relatif de ce qu'est la chose publique et de ce qu'est l'Etat. Son comportement est typique de l'autoritarisme "sympa" que l'on retrouve un peu partout dans la société d'aujourd'hui.
Je le crois. Marcel GauchetLe Débat est historien et philosophe. Le Logement au coeur de la campagne. Une autre voie pour l'Europe. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par François Hollande, candidat du Parti socialiste et Parti radical de gauche à l'élection présidentielle L'Union européenne affronte la plus grave crise de son existence. Elle tient moins à la force des marchés qui menace la zone euro, qu'à la faiblesse de la gouvernance politique pour la conjurer. Le 9 décembre, le compromis de Bruxelles à l'occasion du 16e sommet européen depuis le déclenchement de la défaillance grecque en a été une nouvelle illustration.
Je partage la nécessité d'adresser de nouveaux signes de crédibilité par des procédures de contrôle des engagements budgétaires des Etats. Mais je constate que la proclamation d'un nouveau traité n'a pas permis de restaurer le calme sur les marchés et d'instaurer la confiance chez les citoyens. Car cet accord n'a été capable ni de répondre à l'urgence, ni de relancer l'Europe. Personne ne sait d'ailleurs quelle en sera la traduction juridique: une révision des traités européens ? Pourquoi faut-il que les Etats payent 600 fois plus que les banques ?