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Histoire du slowmedia et du longform

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Snow Fall: The Avalanche at Tunnel Creek - Multimedia Feature. Slow Web: On se calme et on boit frais… Crédit: Flickr/CC/photosteve101 Et si, en 2013, on se sortait la tête du guidon?

Slow Web: On se calme et on boit frais…

C’est la tendance prônée par un mouvement américain intitulé “Slow Web”. Son ambition? Etre l’antithèse du temps réel en ligne, des moteurs de recherche et autres services Web qui répondent aux requêtes de façon instantanée. “En fin de compte, la philosophie derrière ce mouvement, c’est que chaque personne devrait avoir une vie” et “ne pas être esclave” du temps réel, résume le manifeste du Slow Web. Jusqu’à présent, il n’y avait que deux possibilités: 1. je suis déconnecté, et donc en dehors du réseau.2. je suis connecté et mon attention est mobilisée par le flux d’informations en temps réel. Snow Fall, l'avalanche qui ralentit le temps. Inside “Snow Fall,” the New York Times multimedia storytelling sensation. “Snow Fall,” the widely celebrated New York Times multimedia narrative on a deadly avalanche in Washington State, won a Peabody this week (and would later win the Pulitzer) for being “a spectacular example of the potential of digital-age storytelling.”

Inside “Snow Fall,” the New York Times multimedia storytelling sensation

The project packaged a six-part story by former Pulitzer finalist John Branch, accompanied by interactive graphics, video and character bios of the expert skiers and snowboarders caught in the danger. It also marked the Times’ foray into the e-publishing of long-form singles. [Ed note: The Times package was considered so successful, the paper created a new multimedia-narratives position for project editor Sam Sifton. Other reactions have varied. A July 17 piece in @Medium: "...Almost every example of snowfalling that I’ve seen in action puts reading second to the razzle-dazzle.

The good — and the bad — about the NYT’s Snow Fall feature. « Embedded Multimedia », quand le journalisme prend son temps. La publication par le New-York Times, le 20 décembre 2012, de Snow Fall, fut un événement.

« Embedded Multimedia », quand le journalisme prend son temps

Pensez donc : à l’heure de l’information en temps réel, des articles courts à faible valeur ajoutée et des notifications « push » sur mobile, le journal américain proposait un petit joyau. Un article titanesque, séparé en 6 chapitres, et portant sur un sujet même pas « dans l’actu » : l’histoire d’un groupe de skieurs qui, l’hiver précédent, avaient été pris dans une gigantesque avalanche à Tunnel Creek, dans l’état de Washington.

Si Snow Fall a défrayé la chronique, c’est notamment par ses dimensions considérables. Entre les dizaines de milliers de signes de l’article central, les vidéos, les sons, les animations et infographies, les grandes photos, il faut au moins une heure pour faire le tour du propos. Une heure, sur Internet, c’est deux ou trois éternités. Presse en ligne : « Snow Fall », le modèle de demain ? Le projet multimédia du New York Times « Snow Fall » sorti en décembre dernier symbolise tous les défis de la presse en ligne.

Presse en ligne : « Snow Fall », le modèle de demain ?

C'est en tout cas ce que nous explique Marie-Catherine Beuth dans un billet publié sur le blog Etreintes Digitales. C'est une véritable perle éditoriale qui nous a été offerte le New York Times en décembre dernier. A l'aide de vidéos, d'infographies animées, de photos et d'un récit bouleversant, Snow Fall retrace au travers de six chapitres captivants l'histoire de six skieurs pris dans une avalanche.

La sphère journalistique a salué la réussite de ce projet. De nombreux professionnels l'érigent déjà comme le modèle à suivre du journalisme en ligne, mais cet avis ne fait pas l'unanimité. Pour Marie-Catherine Beuth, Snow Fall « cristallise [...] tous les défis et toutes les contradictions de la presse alors qu'elle se cherche un avenir en ligne. » Slow Media. "Snow Fall", l'objet web non identifié du New York Times. Petite histoire du format long. On ne parle néanmoins pas assez du caractère littéraire de ce type de reportage, et c’est peut-être là que se situe une distinction entre les traditions américaine et française.

Petite histoire du format long

Le programme en literary reportage du Arthur L. Carter Journalism Institute de la New York University vante les mérites de son programme d’enseignement en ces termes : « Les écoles de journalisme forment de bons reporters, les programmes de lettres (creative writing) forment de bons écrivains ; le reportage littéraire réunit le meilleur des deux ». Le défi du format long réside donc aussi dans la formation des futurs journalistes. Dans de nombreuses universités américaines, il existe des formations au journalisme narratif et littéraire. Des laboratoires de récits médiatiques existent en Europe et les écoles de journalisme initient à l’écriture narrative et au reportage d’investigation.

Côté français, l’avalanche de « mooks » a surtout commencé avec la revue XXI en 2005. Le numéro 21 de la revue XXI (Hiver 2013) Avec "Snow Fall", le New York Times cristallise les défis de la presse en ligne.