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Presse

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La plus grande menace pour les médias? “Des dirigeants nuls!” "La plus grande menace pour les journaux et les médias, ce n'est pas Internet ou le numérique, mais des patrons de presse nuls, qui attendent juste la retraite et ne prennent pas de risques". (John Paton) J'ai interrogé brièvement (2 mn 40) à Madrid en fin de semaine dernière, John Paton, le PDG du groupe de presse Digital First Media, basé à New York. Rebaptisé ainsi récemment pour montrer sa détermination numérique, ce groupe comprend 75 quotidiens, 292 publications et 341 sites web, propriétés des sociétés Journal Register Company et MediaNews Group. Il réalise 1,4 milliard de dollars de chiffres d'affaires avec un staff de plus de 10.000 personnes qui réalisent plus de 800 produits différents. Jim Brady rédacteur en chef et responsable du numérique du groupe donnera une conférence organisée par le GESTE et l'ONA à France Télévisions le jeudi 31 mai à 18h00 sur le thème : "Digital First pour les éditeurs, ça marche !

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Entretiens 2011 pqr. Médias - Mort accélérée du journal aux États-Unis. La saignée continue. Les journaux ont encore éliminé beaucoup d'emplois cette année aux États-Unis et les salles de rédaction sont particulièrement touchées. Au total, plus de 3775 postes ont disparu en 2011, selon le blogue Paper Cuts. C'est 30 % de plus de perte que l'an dernier alors que les quotidiens américains avaient éliminé plus de 2920 emplois. L'effondrement pourrait s'accentuer dans les prochaines années, jusqu'à la disparition presque totale du journal vers 2017.

Le Center for the Digital Future de la USC Annenberg, une prestigieuse école de communication et de journalisme de Californie, prédit que la grande majorité des journaux américains cesseront d'être imprimés d'ici cinq ans. Dans ce portrait d'une mort accélérée, les très grands médias de référence (comme The New York Times et The Washington Post) et les petites formes exploitant des niches spécialisées seraient les seuls à résister.

L'école Annenberg est rattachée à la University of Southern California (USC). Quelques-chiffres. La-diversification-des-marques-de-presse-pro-2009-SEPREM. Premium2011-Mondadoripubfr. La presse régionale : un enjeu de politique nationale. La question des grands empires médiatiques et de la concentration de la presse n’est pas nouvelle. Patrick Eveno (2008) nous rappelle ainsi qu’à l’époque de la Révolution déjà, Charles-Joseph Panckoucke, éditeur de l’Encyclopédie, possédait , et . Pourtant – de manière paradoxale peut-être dans un monde où, du fait de l’internet, les sources d’information se diversifient –, cette question de la concentration des médias est aujourd’hui plus que jamais d’actualité [ 1 ]. Le journal dressait récemment le portrait de l’un de ces papivores des temps modernes, le moins connu sans doute, Michel Lucas, président du Crédit mutuel, qui a investi dans une dizaine de quotidiens de l’Est de la France.

Mais il y en a évidemment bien d’autres. Or le problème de la concentration des médias va bien au-delà du cas de ces quelques figures médiatiques. Certes, cette question de la concentration ne se limite pas à la presse quotidienne régionale. Le poids de la presse régionale. 1301477075.pdf. La presse quotidienne que l’on dit « gratuite » Dernier épisode du déclin de la presse gratuite d’annonces, la mise en liquidation judiciaire, le 3 novembre 2011, de la Comareg et de son centre d’impression, Hebdoprint.

Cette faillite de filiales du groupe Hersant Média (GHM), de sinistre réputation [1], provoque le licenciement de 1650 salariés : triste record des plans de licenciement de l’année 2011, après celui de 758 salariés en février dernier dans le même groupe. La Comareg éditait Paru Vendu, le numéro 1 de la presse gratuite d’annonces, en France avec 280 éditions locales et 15 millions de lecteurs hebdomadaires. Endettée à hauteur de 250 millions d’euros, la Comareg, et surtout ses salariés, sont victimes de la migration et de la gratuité des petites annonces sur Internet, qu’elle n’a pas su anticiper.

Le « gratuit » se vend bien Une telle progression est unique dans l’histoire de la presse quotidienne. Dans le métro en 20 minutes Au moindre coût Cette politique du coût minimum s’étend à la distribution et à l’impression.