Journalisme/censure

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La manif’ de l’opéra vue par la télévision publique hongroise. « Les médias publics sont de plus en plus un outil de propagande au service du pouvoir », a déclaré le journaliste hongrois Attila Mong, ce mercredi dans le journal de 13h de France Inter.

La manif’ de l’opéra vue par la télévision publique hongroise

Effectivement, alors que les chaînes de télévision privées – Hir TV, ATV… – diffusaient en direct lundi soir les images de dizaines de milliers de manifestants massés sur l’avenue Andrassy de Budapest, la télévision publique MTV interviewait son journaliste très en marge du rassemblement, laissant à voir à ses téléspectateurs une avenue quasi-déserte. Voici le montage photo qui circule en ce moment sur la toile et qui met en exergue le contraste entre deux pays : à gauche celui de Viktor Orban où règne l’ordre et la paix sociale tels que le rapportent les médias publics, et à droite celui de ses opposants qui réclament « le retour de la République ».

Presse muselée en Hongrie: le cri d'alarme d'un journaliste. Le premier ministre hongrois Viktor Orban lit un journal à une terrasse de Budapest, le 25 avril 2010 (Barna Burger/Reuters).

Presse muselée en Hongrie: le cri d'alarme d'un journaliste

Le 20 décembre, la Hongrie – qui prend samedi la présidence de l’Europe – a adopté une loi liberticide sur la presse. Elle permettra à un « conseil des médias » pro-gouvernemental de sanctionner les journalistes dépourvus « d’objectivité politique » ! Interview d’un journaliste hongrois contraint de garder l’anonymat, à la fois pour lui-même et son journal. My Europ : Quels sont les points les plus inquiétants de cette loi que l’Organisation pour le sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a condamnée ?

Le journaliste hongrois : Lors du débat autour de cette loi, un élément essentiel a quasiment été passé sous silence. La Hongrie innove en matière de limitation de la liberté de la presse. Annamária Szalai, en charge des médias et proche du nouveau Premier ministre Viktor Orbán, s'occupe de museler les journalistes. En la regardant, on la situerait quelque part entre Catherine II de Russie et Michèle Alliot-Marie.

La Hongrie innove en matière de limitation de la liberté de la presse. Annamária Szalai, en charge des médias et proche du nouveau Premier ministre Viktor Orbán, s'occupe de museler les journalistes.

Un visage carré et des grands airs de tsarine. Annamária Szalai, dont le nom sonne comme celui d’une danseuse de flamenco andalouse, bat du talon plus à l’est, en Hongrie. En Hongrie, le Parlement va durcir la législation sur les médias - Hongrie / Médias. En Hongrie, une nouvelle législation pour les médias devrait être adoptée, ce lundi 20 décembre 2010, par le Parlement.

En Hongrie, le Parlement va durcir la législation sur les médias - Hongrie / Médias

Elle durcirait la législation en la matière, votée en juillet 2010, et déjà très controversée, donnant au parti au pouvoir encore plus de contrôle sur la presse. Et pour se mobiliser contre cette nouvelle loi, l’opposition organise dans la soirée une manifestation de protestation à Budapest. Paris demande "une modification" de la loi hongroise sur les médias - Médias. La France a condamné mardi 4 janvier, par la voix du porte-parole du gouvernement François Baroin (UMP), la nouvelle loi sur les médias en Hongrie.

Paris demande "une modification" de la loi hongroise sur les médias - Médias

"Le dispositif mis en place en Hongrie est très spectaculaire (...), c'est une altération profonde de la liberté de la presse et il est évidemment incontestable que la France, à l'instar des autres pays de l'Union, souhaite une modification de ce texte", a déclaré François Baroin sur France Inter. Cette loi "est incompatible avec l'application d'une certaine idée de la liberté de la presse, validée par tous les traités européens", a-t-il ajouté. "La position française, que j'exprime pour le gouvernement aujourd'hui, la position de tous les Etats membres de l'Union européenne doit être de nature suffisamment forte sur le plan politique et diplomatique pour permettre au gouvernement hongrois d'avoir une présidence plus sereine en mettant entre parenthèses ce texte", a-t-il dit alors que la Hongrie vient de prendre la présidence de l'UE.

International : En Hongrie, Orban resserre le contrôle des médias. De lourdes sanctions financières pourront être imposées au nom de «l'objectivité politique».

International : En Hongrie, Orban resserre le contrôle des médias

À Vienne À dix jours de l'inauguration de la présidence hongroise de l'Union européenne, Budapest a adopté une loi extrêmement controversée renforçant le contrôle institutionnel des médias. Le Parlement, acquis aux deux tiers au gouvernement de centre droit de Viktor Orban, a voté le troisième volet de cette nouvelle législation par 256 voix contre 87, après l'adoption des deux premiers piliers en juillet et en octobre derniers. La réforme a d'abord entraîné le regroupement dans une même entité de la télévision nationale MTV, de la radio nationale MR, de la télévision par satellite Duna TV et de l'agence de presse MTI, puis la création d'une Autorité nationale des médias et des communications (NMHH), un organe de régulation contrôlé majoritairement par le parti Fidesz, au pouvoir.

Le gouvernement met la presse en coupe réglée. Presse censurée en Hongrie : le silence suicidaire de l'Europe | Rue89. Air connu : l’efficacité diplomatique et la fidélité à un certain nombre de principes – quels qu’ils soient, au demeurant – font rarement bon ménage.

Presse censurée en Hongrie : le silence suicidaire de l'Europe | Rue89

La « Realpolitik », ça s’appelle. Ces contradictions récurrentes sont particulièrement saillantes dans le cas des démocraties occidentales, qui se posent comme l’incarnation de principes politiques peu ou prou hérités de la philosophie des Lumières, ne manquent pas de le faire savoir au reste du monde et qui, nonobstant, s’assoient dessus lorsque des intérêts « supérieurs » sont en jeu. Le silence coupable de la France à l’égard de la Tunisie. "Cette nouvelle loi sur les médias va d'abord renforcer l'autocensure" - HONGRIE. Actualités, vue détaillée. Hongrie : les opposants à la loi sur les médias ne désarment pas - Hongrie / médias. Entre 10.000 et 15.000 personnes ont manifesté à Budapest vendredi 14 janvier 2011 au soir, contre la loi sur les médias adoptée le 21 décembre par la droite hongroise.

Hongrie : les opposants à la loi sur les médias ne désarment pas - Hongrie / médias

C’est la première manifestation de cette ampleur organisée, non pas par des partis politiques, mais par des internautes sur Facebook… Des manifestations de solidarité se sont déroulées au même moment à Vienne et à Berlin. Avec notre correspondante à Budapest, Florence La Bruyère. Hongrie - Le Conseil des médias porte sérieusement atteinte au pluralisme du paysage radiophonique. Mercredi 21 Décembre 2011 16:34 Reporters sans frontières dénonce avec la plus grande fermeté la décision prise le 20 décembre 2011 par le Conseil des médias qui privera dans quelques semaines de sa fréquence la seule radio d'opposition active sur le plan national, Klubradio.

Hongrie - Le Conseil des médias porte sérieusement atteinte au pluralisme du paysage radiophonique

Suite à un appel d'offres public dont les modalités sont fortement contestées, la fréquence de cette station suivie depuis dix ans par un demi million d'auditeurs a été attribuée à une radio inconnue nommée Autoradio. Klubradio continuera à émettre jusqu'en mars (...) "La liberté de la presse n'existe plus en Hongrie" - Médias. La Hongrie, qui préside l'Union Européenne depuis le 1er janvier, vient de voter une loi qui lui permet de museler la presse.

"La liberté de la presse n'existe plus en Hongrie" - Médias

Sans précédent dans l'Union européenne, cette nouvelle loi prévoit des amendes pouvant aller jusqu'à 730.000 euros pour des chaînes de radio-télévision en cas "d'atteinte à l'intérêt public, l'ordre public et la morale", ou encore des "informations partiales", sans que pour autant ces concepts soient clairement définis. "Autoritaire" Deux journaux hongrois et un journal allemand se sont indignés lundi 3 janvier en première page revendiquant "la liberté de la presse".