Made in France (4) : A l’usine Fontanille on croit encore au textile français. Ils ne sont plus que quelques-uns autour du bidon en tôle qui, de piquet de grève en occupation de site, est le point de ralliement, ou plutôt le plus petit dénominateur commun, de toutes les luttes sociales françaises. Il est minuit passé, il fait froid et le gros des troupes est parti se coucher pour être en forme à la manifestation du lendemain. Les langues de ceux qui sont restés se délient un peu. Le jour, ils doivent répondre aux journalistes et se donner du courage les uns aux autres. Mais cette nuit, autour de la lumière qui vacille, ils reprennent leur dimension d'hommes et de femmes et avouent avoir l'impression de se battre contre des fantômes sans nom, des ennemis sans visage. L'entreprise Fontanille à Espaly, près du Puy-en-Velay (Haute-Loire). © Antonin Sabot / LeMonde.fr « On ne demande aucune aide », rappellent-ils insatiablement.
A vrai dire, la situation est ubuesque. VIDEO : Visite de l'usine avec Philippe Ribeyre Antonin Sabot Signaler ce contenu comme inapproprié. La finance solidaire prend son envol. LE MONDE ARGENT | • Mis à jour le | Par Jérôme Porier Les troisièmes Grands Prix de la finance solidaire se sont déroulés, lundi 12 novembre, au siège du Monde, à Paris. Cette manifestation, organisée par "Le Monde Argent & patrimoine" et Finansol, récompense des projets à forte utilité sociale ou environnementale, qui ont bénéficié des subsides de la finance solidaire. Grâce au soutien de France active, de la Fondation Crédit coopératif et de la mutuelle Carac, chaque lauréat a reçu une dotation de 5 000 euros.
Cet événement est l'un des points d'orgue de la Semaine de la finance solidaire, qui se déroule jusqu'au 16 novembre. Fin 2011, l'encours des produits financiers solidaires atteignait 3,5 milliards d'euros, en hausse de 15,1 % sur un an, douze fois plus qu'il y a dix ans. En hausse de 17,9 % sur un an, l'épargne salariale solidaire représente désormais la moitié des encours de la finance solidaire. L'ESS est-elle prête à absorber une manne de plusieurs milliards d'euros ? Isomir, le pari de l'industrie en milieu rural. Cellaouate transforme de vieux journaux en isolant. Môm'artre, la mixité par l'éducation artistique. LE MONDE ARGENT | • Mis à jour le | Par F. C. Il est 16 h 45, un jeudi d'octobre dans un local du 18e arrondissement de Paris.
Par petits groupes, les enfants et leur accompagnateur arrivent de trois écoles voisines. Rapidement, ils passent au goûter, puis... aux devoirs. Il y a des bénévoles, comme Jacqueline, retraitée, qui dit profiter de la fraîcheur des enfants ; Marius, 19 ans, en service civique, qui a décidé de se rendre utile en attendant de trouver sa voie. "Sortir de l'isolement" C'est cela Môm'artre : un condensé de solidarité, de mixité sociale et d'insertion, avec en fil rouge la volonté d'initier les enfants à l'art. Preuve du succès de la formule, il existe sept antennes, dont deux en province. Pour le moment, 35 % sont financés par les familles, un quart par la Ville de Paris, le solde par la CAF, des dotations pour les emplois aidés... SNL a créé 900 logements "passerelles" depuis 1988.