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Développement économique / logement Grand Paris

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Grand Paris : état des lieux de la construction métropolitaine après six mois de guerre de positions. Le 17 décembre 2012, après une dizaine d’années de débats, de conférences métropolitaines, de livres verts et blancs, les élus du syndicat Paris Métropole ne parviennent pas à s’accorder sur un modèle de gouvernance pour leur territoire. À peine élu, le Président de la République leur avait confié le soin de trouver une solution. Ces impasses ont laissé la main aux parlementaires. Pendant le premier semestre 2013, ils se sont distingués lors de deux épisodes aussi inattendus que contradictoires : la défection du Sénat le 6 juin 2013 par l’alliance des communalistes de gauche et de droite. Sortir du chaos de la gouvernance publique en Île-de-France… pour une autre forme de chaos Le premier semestre 2014 était neutralisé par les élections municipales remportées par la droite en mars. Le mode de délibération de la Mission de préfiguration favorise la stratégie des maires opposés à l’institution d’un gouvernement métropolitain intégré.

Une métropole « a minima » A Paris, on invente le Wikibuilding. Un terrain nu coincé le long du périphérique dans la Zac Masséna, à quelques minutes à pied de la Grande Bibliothèque et des futures 1000 startups de la Halle Freyssinet. C'est le lot M5A2 de la zone d'aménagement concerté (ZAC) qu'Anne Hidalgo a mis dans l'appel à projets « Réinventer Paris ». On peut y construire entre 8.000 à 11.000 m2 suivant les options. Et ce lieu un peu improbable, le dernier de Paris avant le périphérique, pourrait être le premier lieu de « Wiki Building ». Comme avec un logiciel en open source, l'architecte et urban designer Alain Renk et le promoteur Paul Jarquin, proposent un bâtiment en open architecture où les futurs occupants, les financeurs, les architectes, les startups vont pouvoir intervenir et adapter l'immeuble aux usages, aux besoins ou, même aux expériences.

Projet totalement innovant rendu possible par le matériau utilisé : le bois. Www.caissedesdepots.fr/fileadmin/PDF/Rapports_et_etudes/numerique/GPnum_Dev-AttractiviteTerritoires_Mars14.pdf. La bataille du Grand Paris. Politique Reportage Municipales 2014 Paris, un oignon ? C’est la vision que nous propose l’éditeur et écrivain Éric Hazan dans L’invention de Paris (1). Derrière cette image, une dynamique multiséculaire : à chaque fois que Paris se sent à l’étroit, la capitale saute par-dessus sa dernière enceinte. Philippe-Auguste, Charles V, Louis XIV, les Fermiers généraux, Thiers, Pompidou et, enfin, le périphérique : six enceintes en sept siècles.

C’est ce rêve que propose Nathalie Kosciusko-Morizet : « D’ici à 2020, sept portions du périphérique peuvent être recouvertes tout en étant autofinancées par la vente du foncier valorisé, assure la candidate UMP, un brin bravache, elle qui s’engage dans le même temps à ne pas augmenter les impôts des Parisiens. Trop cher, rétorque Anne Hidalgo, la candidate socialiste. Et d’apporter une réponse politique en soutenant la vision d’une ville « inclusive » : « Depuis dix ans, nous assistons à l’avènement des grandes métropoles mondiales.

Partage des richesses. Mission de préfiguration : au travail ! Félicitons-nous des dispositions financières complétant l’article 12 de la loi « Maptam ». La métropole du Grand Paris (MGP) adoptera, à la majorité des deux tiers, un pacte financier et fiscal définissant ses relations financières avec les communes. Ce pacte instituera au profit de celles-ci une « dotation territoriale métropolitaine », composée de trois parties : une « attribution de garantie de ressources » assurant aux communes les moyens dont elles disposaient auparavant, notamment le maintien des dotations de solidarité communautaire (DSC) perçues en 2013, ainsi qu’une redistribution du futur dynamisme fiscal ; une « dotation de péréquation », aux critères fixés par le conseil métropolitain, en partie péréquateurs et en partie librement choisis ; une « attribution de coopération » finançant les compétences que les communes se verraient restituées par la MGP.

Une lecture attentive du texte laisse place à la perplexité. Grand Paris : le financement du futur métro menacé. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Béatrice Jérôme Le projet de métro du Grand Paris risque de tomber en panne de financement. Une étude de l'Observatoire régional de l'immobilier d'entreprise en Ile-de-France (ORIE) que le Monde s'est procurée et qui sera rendue publique jeudi 6 février, émet des doutes sur la « crédibilité » des « prévisions de recettes » du gouvernement.

L'ORIE qui réunit à parité des services de l'Etat, des collectivités et des acteurs privés publie des simulations qui montrent l'effet dissuasif de l'actuelle hausse de la fiscalité immobilière sur le programme de bureaux surtout en grande couronne parisienne. Or la construction du futur réseau de transport dépend de cette manne fiscale. Nicolas Sarkozy a mis le projet sur les rails, en 2010. Jean-Marc Ayrault a présenté son plan de financement « sécurisé » en mars 2013, estimé à 22,6 milliards d'euros.

Lire aussi : Le Grand Paris abat ses cartes. Www.driea.ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/FicheIdentite_Metropole_GrdParis_janvier2014_cle56c54f. Conseildedeveloppement.plainecommune.fr/fileadmin/Mediatheque_de_Plaine_Commune/C2D/DOCS/ACTUS/contributions/metropole_du_grand_Paris_avec_annexe_PDG_7oct2013.pdf. « Ce que je veux pour la métropole du Grand Paris » (Claude Bartolone) LA TRIBUNE - Vous vous êtes beaucoup impliqué dans la loi sur la métropole de Paris. Mais celle-ci a été rapidement votée, sans forcément que le projet soit encore très clair. Vous souhaitez présider cette métropole en janvier 2016. Comment la concevez-vous aujourd'hui ? CLAUDE BARTOLONE - D'abord, il ne faut surtout pas faire « Paris en plus grand ». Ce n'est, en tout cas, pas ce que je veux.

Et il faudrait continuer à envoyer des infirmières, des enseignants et des policiers à trente ou quarante kilomètres de Paris ? Cette « main invisible » fait du mal à toute la métropole. Quelle est la bonne méthode pour que cette métropole fonctionne en 2016, ce qui laisse très peu de temps pour un tel chantier ? C'est simple : on définit le projet et après on trouve les outils. C'est pour cela que cette métropole est aussi un projet de société. Et il est urgent, car nous sommes déjà dans une société de ghettos. Bien sûr. . « Kant a les mains pures, mais il n'a pas de mains », a écrit Péguy. Le Grand Paris, une métropole en marche. ▼ Voir le sommaire du dossier ▼ La modification de calendrier du Grand Paris Express a ému les élus de tous les bords politiques et de tous les territoires d’Île-de-France, même ceux qui n’étaient pas traversés par le futur métro. La portée symbolique de ces nouvelles lignes dépasse la simple infrastructure de transport.

Au-delà de l’amélioration du réseau de transport en commun, qui fait débat, ce métro du Grand Paris montre que les élus ont saisi l’urgence d’agir sur le territoire métropolitain pour répondre aux problèmes des Franciliens. La situation actuelle est le fruit d’une lente paralysie de l’Île-de-France, amorcée depuis plus de trente ans. Après les années 1960‑1970, qui avaient vu l’éradication des grands bidonvilles, la construction du périphérique, du RER, de la Défense, de Roissy et l’aménagement des villes nouvelles, la région a vécu sur son élan. Les villes sont restées chacune dans leurs limites. Des mobilisations politiques dont les résultats tardent à se faire sentir. De quoi les Google bus sont-ils le symptôme. Mercredi 22 janvier, les protestations anti-Silicon Valley qui se multiplient depuis le printemps 2013 en Californie ont franchi une nouvelle étape quand plusieurs manifestants s'en sont pris à un salarié de Google, Antholony Levandowski, qui travaille sur le projet de voiture autonome.

Les manifestants ont bloqué son domicile et distribué des tracts le dénonçant à ses voisins. Comme l'explique en détail Jérôme Marin de Silicon 2.0 (@jeromemarinsf), qui témoigne que les opposants ont mené une enquête très fouillée et détaillée sur cet employé, tel un rappel des données que Google accumule sur chacun d'entre nous.

Jusqu'à présent, ces protestations se sont surtout attaquées aux bus Google, des bus privés de luxe qui transportent matins et soirs les travailleurs riches, jeunes et éduqués de San Francisco jusqu'à la Silicon Valley, rapporte le LA Times. Mais pas seulement. De quoi les bus Google sont-ils le symptôme ? Pour Julia Carrie Wong, les bus sont un emblème. Sexiste la Vallée ? La ville mondialisée - Idées. Du destin du monde à travers ses villes qui comptent plusieurs dizaines de millions d’habitants. Celles-ci se démultiplient ; en elles se jouent la mondialisation et tous les problèmes qu’elle engendre. Et les villes d’Islam participent à ce phénomène de diverses manières.

A l’instar de Singapour, Dubaï se situe à la hauteur des cités-monde qui actualisent au XXIe siècle les capitales-monde (Braudel) du XVIe siècle (Venise, Gênes). L’urbanisation se déclare audacieuse pour être le symbole d’une puissance financière non soutenue par un arrière-pays. Tandis que des villes ancestrales, millénaires, comme Istanbul ou Le Caire (et dans une moindre mesure Téhéran et Delhi), connaissent aussi les avatars des villes de fondation plus récente, telles Sao Paulo ou Mexico. C’est le phénomène migratoire qui bouscule les normes de l’urbanité et de la civilité qui la sous-tend.  L'aire urbaine parisienne dans les réseaux mondiaux des entreprises multinationales.

La participation des territoires français à la fabrique du Monde. L’avènement de cette échelle de référence résulte de la globalisation économique et de la multiplication des échanges internationaux de personnes, de capitaux, de biens et d’informations. Elle ne peut cependant être comprise sans tenir compte de l’urbanisation qui homogénéise les systèmes de valeurs et réorganise l’espace des sociétés en faisant des métropoles, ou grands systèmes urbains, des lieux centraux, à la fois connectés entre eux et porteurs de dynamiques contemporaines structurantes qui ordonnent les espaces de plus en plus vastes placés sous leur influence. En concentrant populations, activités et richesses, les métropoles françaises, au premier rang desquelles Paris, jouent un rôle de premier plan.

Le mythe des « clusters » du Grand Paris. « Quand Christian Blanc nous a annoncé sa volonté de désigner le territoire allant de Villejuif à Évry comme “Vallée des biotech”, on lui a dit que ça posait deux problèmes : premièrement, ce n’est pas une vallée ; deuxièmement, il n’y a pas de biotechnologies ». Énoncée par l’un des principaux artisans du projet de Grand Paris, cette affirmation a de quoi surprendre. Symbole du projet de Grand Paris avec le métro automatique, la carte des six clusters spécialisés serait-elle à ce point en décalage avec la réalité économique du territoire ? Les clusters spécialisés du Grand Paris Source : ACADIE/Abderrahim Nouaiti Importée de la littérature économique américaine (Porter 2000), la notion de clusters est reprise par Christian Blanc pour mettre en avant la vocation économique d’une demi-douzaine de « territoires à potentiel », desservis par le futur métro automatique.

La spécialisation n’est pas une politique de développement économique La spécialisation pour passer à l’échelle métropolitaine. Paris s’endort… On trouve peu d’éléments, dans la presse ou sur la toile, permettant de se faire une idée d’une crise qui se résume pour le moment à une impression diffuse. Il est vrai qu’en ces temps de pré-campagne municipale, la moindre observation, la plus douce critique passe pour un engagement politique pour ou contre la majorité locale. Les quelques analyses émanant des chercheurs, de la Chambre de Commerce de Paris mais aussi des réflexions du Medef ou de l’Institut Gabriel Péri (Fondation du Parti communiste) aboutissent pourtant à des conclusions étonnamment convergentes sur l’atonie générale de la région et la dégradation de ses fondamentaux économiques et sociaux.

Mais ce diagnostic ne donne pas lieu au débat qu’il mériterait. Il faut remercier François Ascher de mettre les pieds dans le plat, quand il lance que « Paris est aujourd’hui ringard », dans une livraison récente de la revue Pouvoirs Locaux. Alors pourquoi s’inquiéter ? Mais depuis 2000, la chute commence... Tableau 1. Tableau 2. Pourquoi s’installer en périurbain. Espaces de promotion pour les « nouvelles couches moyennes salariées » dans les années 1970 (Bidou 1984), les zones périurbaines seraient devenues, à la fin des années 1980, dans un contexte économique et social transformé, un refuge pour les « couches moyennes » menacées de déclassement (Jaillet 2004 ; Donzelot 2004 ; Chauvel 2006 ; Peugny 2009 ; Guilluy 2010). Ce modèle, discutable parce qu’il repose sur une vision unifiante d’un ensemble extrêmement hétérogène (Bosc 2008), a cependant le mérite de rappeler l’enjeu que peut représenter l’espace résidentiel dans les situations d’incertitude sociale (Chamboredon et al. 1984).

Les deux communes de l’étude, par la composition sociale de leur population active, occupent des positions polaires au sein de l’aire urbaine de Grenoble. La première, une petite station de ski de 2 474 habitants [2], a connu une forte croissance démographique à partir des années 1990. Conforter une position sociale « fragile » Bibliographie Bidou, Catherine. 1984.