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Syrie : "Les soldats du Président tirent sur nous à balles réelles" « Des mafieux, nous ?

Syrie : "Les soldats du Président tirent sur nous à balles réelles"

» A l’autre bout du fil, Khaled s’énerve. « Des bandits ? Des drogués ? Des trafiquants ? C’est tout ce qu’a trouvé le régime de Bachar al-Assad comme arguments pour décrédibiliser notre mouvement démocratique », s’emporte cet étudiant de 18 ans que nous avons pu joindre par téléphone à Daraa, à 100 kilomètres au sud de Damas, où la répression a fait plus de 100 morts ces six derniers jours. « Nous ne sommes pas des voyous, ni des terroristes. La foule crie alors à la garde prétorienne de Bachar, qui encercle depuis vendredi dernier le centre de cette petite ville miséreuse du sud : « Rejoignez la révolution. La réponse ne se fait pas attendre.

Région à majorité druze « Nous craignons le pire. . « La situation est grave. Et ce professeur d’expliquer que c’est l’arrestation de jeunes par les Moukhabarat (services de renseignement ou police secrète) qui a mis le feu aux poudres : « C’était mardi dernier. Daraa totalement isolée. Syrie : "On ne nous laisse pas récupérer les cadavres" Depuis le 15 mars, les autorités syriennes ne parviennent plus à contenir le mouvement de colère parti de la ville de Daraa, dans le sud du pays.

Syrie : "On ne nous laisse pas récupérer les cadavres"

Ces six derniers jours, plus de 100 personnes ont été tuées lors d’affrontements avec la police. Selon un militant des droits de l’homme, cité par l’AFP, tous présentent des traces de balles. Les forces de l’ordre ont ouvert le feu sur des jeunes manifestants. « Les blessés ne sont pas soignés » Un riverain de Rue89 nous a écrit dans la nuit de mardi à mercredi : « Les choses se compliquent à Daraa. Les images de Daraa sont très rares, les téléphones et Internet ont été coupés dans la région, où le mouvement prend de l’ampleur. Plusieurs centaines de personnes ont été arrêtées, dont l’écrivain Louaï Hussein qui, dans un communiqué publié sur Internet, a manifesté sa solidarité avec les protestataires. L’armée encercle actuellement la ville, située à un peu plus de 100 kilomètres de Damas. . « Une direction dangereuse pour le pouvoir » LA SYRIE SUR L’ÉCHIQUIER MOYEN-ORIENTAL.

Facebook et Youtube de nouveau accessibles en Syrie. Les clés de la crise en Syrie. Après la Tunisie, l'Egypte et la Libye, des protestations sans précédent secouent la Syrie, pays gouverné d'une main de fer depuis 40 ans par le régime baasiste où la moindre velléité démocratique est immédiatement réprimée.

Les clés de la crise en Syrie

Si les premiers appels à manifester ont connu peu d'écho début février, l'engrenage protestation-répression semble s'être enclenché dans le sud du pays. Les troubles les plus sérieux se sont cantonnés jusqu'à présent à la ville de Deraa, en lisière de la frontière avec la Jordanie, où 15 personnes ont été tuées ce mercredi. Un régime verrouillé Le régime syrien, installé par Hafez el Assad, le père du chef de l'Etat actuel, arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 1970 repose sur la prééminence du parti Baas.

Celui-ci, au pouvoir depuis bientôt un demi-siècle a perdu l'essentiel de l'idéologie originelle, le panarabisme et le socialisme. Les atteintes aux droits de l'homme L'opposition Les Frères musulmans. Les Kurdes. Facebook. L'économie. Carte de la Syrie. Syrie : chronique d'une impossible révolution Twitter. Une centaine d’opposants blessés, quatre morts, plusieurs douzaines de manifestants arrêtés chaque jour...

Syrie : chronique d'une impossible révolution Twitter

Pourquoi les grands médias boudent-ils la tentative de révolte des Syriens ? Vendredi, des milliers de personnes se sont rassemblées dans la ville de Deraa. Des manifestations ont aussi eu lieu à Homs et à Banias, sur la côte. (Voir la vidéo de la manifestation de Banias) A Damas, la capitale, des manifestants dont on ignore le nombre, ont été dispersés à coups de bâton par des agents de sécurité en civil déployés en masse devant la mosquée des Omeyyades.

Depuis novembre, la Syrie faisait figure de belle endormie au milieu des mouvements de révolte qui secouaient le monde arabe. . « Attaqués par des sbires progouvernementaux » A la différence de la Tunisie, l’immolation du jeune Hasan Ali Akleh, le 26 janvier, pourtant suivie d’un appel à manifester sur Facebook pour un « Jour de rage » le 4 février, n’a pas rencontré d’écho. L’espace virtuel aussi verrouillé que l’espace public.