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Dostoïevski

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Visage d’écrivain : Fedor Dostoïevski par Stefan Zweig. En 1920, Stefan Zweig publie ses Trois maîtres, un ouvrage consacré à Dickens, Balzac et Dostoïevski. Dans le chapitre qu’il dédie à ce dernier, Zweig brosse le portrait du grand écrivain russe. PHILITT a décidé de mettre en ligne ce beau passage. Dostoïevski par Vassili Perov (1872) Son visage fait penser à celui d’un paysan. Les joues creuses, terreuses, presque sales sont plissées, ridées par de longues souffrances. Sa peau est desséchée, fendillée, décolorée, privée de son sang par vingt ans de maladie.

Dostoïevski sur son lit de mort Notre sensibilité nous fait d’abord reculer devant cette face, comme elle nous a fait reculer devant l’œuvre ; mais voici l’admiration qui nous saisit timidement d’abord, bientôt avec passion, avec un enthousiasme croissant. Comments comments. Dostoïevski : La légende du grand inquisiteur dans Les Frères Karamazov. Dostoïevski Les Frères Karamazov, publié en 1880, est le dernier roman de Dostoïevski.

Il est considéré par de nombreux écrivains et spécialistes comme un des ouvrages majeurs de la littérature du XIXe siècle. Comme son nom l’indique les Frères Karamazov raconte, sur une échelle de temps restreinte (six jours) les tribulations de trois frères : Aliocha, le benjamin, et si l’on veut le « héros » du roman qui consacre sa vie à la religion, le cadet Dmitri, incarnation d’un romantisme exalté, et l’ainé Ivan, poète intermittent mais surtout profond nihiliste. C’est d’ailleurs à ce dernier que l’on doit le passage le plus célèbre du roman, à savoir la parabole du Grand Inquisiteur, texte à la densité herméneutique inépuisable. Le personnage du grand inquisiteur est hérité de Don Carlos de Schiller, auteur qui a énormément influencé Dostoïevski : « Le grand inquisiteur, vieillard de quatre-vingt-dix ans, aveugle, s’avance appuyé sur un bâton et conduit par deux dominicains.

Saint Augustin. Crime et Châtiment de Dostoïevski : aux origines du Surhomme. Agir par delà bien et mal, telle est la maxime du Surhomme. Si Nietzsche a rendu célèbre ce concept en particulier dans Humain, trop humain (1878) et dans Ainsi parlait Zarathoustra (1883), Dostoïevski abordait déjà cette question dès 1866 dans Crime et Châtiment. une représentation de Raskolnikov On associe souvent avec trop de hâte la notion de Surhomme à la philosophie nietzschéenne. Or, loin d’en être l’inventeur, Nietzsche est celui qui l’a popularisée. Mais c’est chez Dostoïevski, dont Nietzsche est un lecteur attentif, que l’on trouve thématisée le plus clairement la notion de Surhomme.

C’est le juge d’instruction Porphyre Petrovitch qui décèle cette prétention. Aux yeux de Raskolnikov, il existe déjà une morale des forts et une morale des faibles. Meurtre de la vieille prêteuse sur gage Raskolnikov n’affirme pas seulement que le génie a le droit à la transgression. Les inspirations de Dostoïevski bagne sibérien Comments comments.